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    Accueil Sur Nabe Presse 1998 Droit de réponse de Gilles Tordjman – Marianne - 22 au 28 juin 1998

    Droit de réponse de Gilles Tordjman – Marianne - 22 au 28 juin 1998

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    Droit de réponse de Gilles Tordjman – Marianne - 22 au 28 juin 1998

    Droit de réponse de Gilles Tordjman – Marianne - 22 au 28 juin 1998

    Marianne a publié, dans son n°45, un article intitulé « Mais où sont passées les grandes gueules d'antan? » dans lequel votre journaliste a réitéré une insulte à mon égard, proférée dans le mensuel l'Eternité de février 1997. Pour avoir rendue publique cette injure lors d'une émission télévisée, deux journalistes, Jérôme Bonaldi et Frédéric Taddéï, ont été condamnés, par jugement du 12 décembre 1997 rendu par la 17° chambre du TGI de Paris, à une peine d'amende et au versement de dommages et intérêts. Dans ses conclusions, le tribunal note : « S'il est établi que les deux prévenus ne sont pas les auteurs initiaux de cette injure, qu'ils ont empruntée à la plume d'un tiers, et reproduite, oralement et à l'image, dans le cadre de leur émission, ils ne sauraient pour autant s'exonérer de toute responsabilité en soutenant qu'ils n'ont fait qu'informer le public d'un événement, particulièrement spectaculaire, et adapté à un effet visuel constitué par la publication insolite d'une pareille invective dans un nouveau journal : tout d'abord, les prévenus ont fait le choix de divulguer, à un large public, une attaque odieuse contre la partie civile, qui n'aurait reçu qu'une diffusion confidentielle si elle était demeurée cantonnée aux lecteurs d'une revue encore inconnue de tous. [...] En agissant ainsi, les prévenus se sont rendus personnellement coupables, comme auteurs principaux, du délit d'injure envers M. Tordjman. »
    Il ne m'appartient pas de réagir aux opinions de M. Nabe, qui ne relèvent ni du journalisme ni de la littérature. En revanche, lorsque votre journaliste note que l'auteur de l'injure « s'était, sur trois pages et en caractères énormes, offert le luxe » de m'injurier, il prend la responsabilité de redonner vie à l'outrage en le présentant sous un jour favorable.