
En effet, depuis son intervention sur Artaud en 1993, MEN n’avait pas eu l’honneur de passer sur la chaîne « culturelle ». Ç’a été fait le 15 décembre à 20H, dans le cadre minuscule d’un sujet sur la rétrospective Douglas Sirk pour laquelle il a écrit un texte. Tourné à la cinémathèque de Bercy par Olivier Lemaire, Nabe est apparu cravaté, assis sur un pouf et devant une tenture rouge. Il a prononcé quelques phrases sur fond d’extraits de films de Sirk, qualifiant son cinéma d’ « abracadabrant et scabreux ». « Et plus c’est abracadabrant, plus c’est crédible, c’est un des grands mystères de son art. » Et aussi : « Ce n’est pas parce qu’il y a des miroirs et des fenêtres partout que c’est lisse. » Il a fini en évoquant les titres des films sirkiens qui sont des « définitions parfaites de ce qu’est le cinéma » (Ecrit sur du vent, Imtitation de la vie), et de la vie elle-même: « La vie, c’est ça, c’est Le temps d’aimer et de mourir... » Une minute tout au plus sur le quart d’heure enregistré pour l’occasion, et dont l’intégralité se retrouvera sans doute dans Coups d’épée dans l’eau III.
| < Précédent | Suivant > |
|---|



