
C’est dans le dernier quart d’heure que Taddéï qui, apparamment le découvrait avec les auditeurs, a appris de la bouche-même de l’écrivain que Le Rocher et son directeur Jean-Paul Bertrand s’étaient fait rachetés par un pharmacien toulousain qui vient de revendre à son tour une part importante de la maison d’édition à Gallimard. A ce moment-là, il y avait deux solutions : ou bien Gallimard, ravi de récupérer Nabe et ses 15 titres publiés en toute liberté par Bertrand, lui ouvrait enfin sa porte en grand, ou bien la plus riche institution éditoriale française en profitait pour se débarasser de lui... C’est la seconde solution qui fut choisie, et Nabe se retrouve donc sans éditeur et sans moyens d’écrire, sa mensualité légendaire lui ayant été supprimée du jour au lendemain (ainsi que sa ligne de téléphone payée par Bertrand!)... Cette révélation, présentée par Nabe à Taddéï comme un « scoop », a un peu assombri la fin de cette émission dense et enflammée. D’un autre côté, elle fait réfléchir... Oui, il est temps que les « nabiens » se réveillent et sortent de leur admiration passive pour combattre avec lui concrètement les forces du mal contemporain qui désormais, c’est clair, cherchent à tout prix à le faire taire.
| < Précédent | Suivant > |
|---|



