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    Accueil Sur Nabe Blogs, Internet,etc. Le "no-mén !" de la littérature. Blog de Serge Uleski. 8 décembre 2009

    Le "no-mén !" de la littérature. Blog de Serge Uleski. 8 décembre 2009

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    Serge Uleski est un scribouilleur qui se fantasme grand des Lettres. Chacune de ses tentatives, péniblement jetée au petit bonheur la chance partout où il le peut sur Internet, révèle son insuffisance d'expression pour laquelle il se renouvelle tous les matins par un rituel de masochisme consacré à son impuissance. Si sa dernière bafouille sur Nabe a été envoyée partout, sauf chez nous, c'est bien parce qu'il savait, pour une fois, qu'il serait repéré et publié (ces deux mots sont religieux chez le blogueur parasite) sans avoir à mendier quoi que ce soit : la place publique a desormais compris que notre très généreux site reproduit toutes les merdes, pour peu qu'elles parlent de l'auteur. Laissons-le donc exprimer les clichés creux reproduits ci-dessous et qui ne s'adressent qu'à lui-même. Si cela peut rappeler à d'autres qu'être "écrivain" n'est pas une pose où la science s'infuse toute seule, mais qu'au contraire c'est un artisanat au travail chirurgical titanesque de longue haleine, alors peut-être l'abruti branleur Uleski n'aura pas été qu'inutile.

    Pour plus d'informations sur le degré d'ineptie du personnage, voir le fil consacré à alainzannini.com sur le blog de Léo Scheer, ainsi que sa discussion avec le cher Florent Georgesco sur le blog de la Revue Littéraire.

     

    Lire l'article dans le contexte originel

    Serge Uleski

    08.12.2009

    Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature

    S'il est parfois, sinon souvent, difficile de trouver chez Nabe une pensée un tant soit peu cohérente, mais bien plutôt des humeurs (souvent "mauvaises") - déception et colère jusqu'au ressentiment -, ainsi que la tentation toujours renouvelée de se saborder...
    En revanche, il y a chez lui des moments de lucidité bien trop rares dans le monde littéraire ; lucidité sur son Art qu'est l'écriture et sur ceux qui en ont fait leur métier : les éditeurs et les critiques -, sans oublier les lecteurs :"Ce devrait être une vocation de la littérature, une vocation d’ordre apostolique et évangélique, d’être un don de sa parole à des gens qui ont besoin d’elle pour en être soulagés (....). Le don de son verbe qui échappe à tout contrôle et qui est du côté de la liberté la plus totale (...). Parler pour les autres - y compris de soi, pourquoi pas."

    Ou bien encore : "Il y a un écart énorme entre le livre et la littérature dont les écrivains ne sont pas conscients ou ne veulent pas être conscients."
    On trouvera aussi chez Nabe un fond imaginaire d'une grande richesse (Florent Georgesco) :

    "... ce monde littéraire qui décidément aura toujours été un obstacle entre la littérature et son lecteur. Certains sont résolus à faire sauter les intermédiaires. Plus de journal, plus de livre. L’idéal pour un écrivain aujourd’hui serait un texte immanent, suspendu dans l’atmosphère, un texte qu’un avion écrirait dans le ciel avec la fumée de ses réacteurs !"

    Et La suite...

    A découvrir dans cette interview de Marc-Edouard Nabe du Printemps 2007 conduite par Florent Georgesco des Editions Léo Scheer : http://www.leoscheer.com/la-revue-litteraire/nabe-et-l-ed...

    ____________________

    Nabe semble tout sacrifier au style, le sens passant à la trappe.

    Or, en littérature, tous les grands stylistes ont aussi une tête bien faite.Certes, il est dit qu’en littérature, ce qui importe ce n’est pas ce qui est écrit mais bien…  comment c’est écrit…Mais lorsque Nabe abandonne ce comment, très vite on se rend compte que le fond de sa « pensée » reste très peu structurée, et relève plus de l’humeur que d’une opinion avisée et informée, fruit d’un vrai travail de réflexion..
    Il suffit simplement de revoir sa prestation de 1985 à l'émission de Bernard Pivot, Apostrophe,   pour s'en convaincre ; Nabe était venu présenter son premier ouvrage publié «Au Régal des vermines » …Nonobstant la suffisante ou le manque d’ambition littéraire de ceux qui l’entouraient ce soir-là car, c’est bien de Nabe qu’il s’agit, dans cette émission, MEN n’a que l’excuse de son jeune âge et le talent de sa plume.

    Pour le reste…
    Vingt cinq ans plus tard, on retrouve cette même lacune quant à la cohérence et le sérieux de ses analyses et de ses diagnostics même si Marc-Edouard nabe semble encore capable, le temps d'un tract, d'ouvrir en deux, tel un éclair, le ciel d'une pensée médiatique qui ne s'autorise plus rien, avec un texte comme "Enfin nègre !" qui a pour sujet : l'élection d'Obama.

    ***
    Sans doute Nabe a-t-il grandi trop vite, ce qui revient à dire qu’il n’a pas eu le temps de grandir et ce faisant, de mûrir, emporté, très tôt par le tourbillon de la certitude de son talent...
    Oublieux du fait que.. même en littérature, on ne peut décidément pas faire l’économie d’une démarche et d'une dynamique qui soient porteuses de sens ; et plus encore quand on a l'ambition de déchiffrer la réalité.