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11 janvier 2010
Marc Edouard Nabe: il n'y a pas de petits profits!
Toute la blogosphère littéraire semble enivrée par le dernier coup de Marc-Edouard Nabe: mettre son nouveau roman en vente sur son site
, sans passer par un éditeur. A priori, l’initiative est bonne: qui a envie de s’encombrer d’une maison d’édition, à l’heure d’internet? Pourquoi se contenter de 5 ou 6% de droits d’auteur?Comme le dit Nabe
: “Au lieu de toucher mes misérables 10 % de droits d’auteur, désormais, je serai à 70 %.”Noble initiative: déplumer les méchants éditeurs, et s’en mettre plein les poches. Sauf que Nabe va trop loin dans le genre je suis là pour la tune, la tune, et encore la tune.“L’homme qui arrêta d’écrire” est facturé 28 euros pour 695 pages. A cela s’ajoutent la TVA (1,46 euros) et les frais de livraison, facturés au kilo (cependant, le poids du roman n’est précisé nulle part: ça pèse combien, 695 pages?)A titre de comparaison, Les Bienveillantes
est vendu neuf à 25 euros (23,76 euros, après réduction de 5%). Et chacun sait que le roman de Jonathan Littell est un véritable pavé: 903 pages dans l’édition Gallimard – La Blanche.Bref, Marc Edouard Nabe est très loin de pouvoir concurrencer les éditeurs implantés. Il faudrait qu’il propose une couverture moins moche et une politique de prix plus alléchante (et transparente).Pour l’instant, Nabe en est réduit à rappeler ses grandes heures de hype. Sa rubrique “Sur l’auteur” commence ainsi par une citation de Frédéric Mitterrand qui aurait dit (en 1989), “Il est fou!”Tout cela sent un peu le moisi. Citer Mitterrand en 2010, il faut être désespéré. Quant à se vanter de vendre des tableaux à Jean-Luc Delarue et Patrick Le Lay… Nabe a beau prétendre cracher sur le “milieu”, il est pieds et poings liés par le marché de la hype.Son opération d’autoédition n’est pas le geste d’un auteur désespéré, mais celui d’un professionnel-du-milieu prêt à tout pour s’en mettre plein les poches…
COMMENTAIRES :
Rédigé par: Chabossot | 11 janvier 2010 à 10:10
"L'Homme qui arrêta d'écrire", a été tiré à 1000 exemplaires.
Le prix de vente unitaire a certainement été calculé à partir de cette donnée qui tient elle-même compte du marché des livres de Nabe (via les libraires jusqu'en 2004 environ, vis e-bay et PriceMinister ensuite...).
Sur le site des lecteurs de MEN, un nabien a calculé le "business plan" de "L'Homme" sur 1 an en faisant l'hypothèse de la vente des 1000 exemplaires sans retirage avant 12 mois. Résultat ne tenant compte d'aucune imposition : 50 euros par jour. Pas le Pérou... même si Nabe compte sans doute aussi sur d'autres revenus : peintures, anciens livres invendus, jazz.
ps - avec les frais d'envoi par la poste, la facture atteint le sommet vertigineux de 31,58 euros
pps - je suis d'accord pour vous prêter mon exemplaire après lecture
Rédigé par: tilly | 11 janvier 2010 à 12:16
@chabossot: Point de vue contre point de vue, pour moi cette tentative d'anti-édition est très sincèrement motivée par l'ESPOIR de Nabe.
L'espoir que ses démolisseurs depuis 20 ans, soient aujourd'hui peu à peu mais définitivement décomposés par de jeunes vermines de 20 ans qui vont pouvoir en le lisant (la plupart le découvre seulement) se faire leur propre jugement sur une oeuvre.
Rédigé par: tilly | 11 janvier 2010 à 13:20
Breaking news: Frédéric Mitterrand, Jean-Luc Delarue et Patrick Le Lay n'ont rien, mais rien du tout, de hype.
Rédigé par: Grosse Fatigue | 11 janvier 2010 à 19:01
cette empoignade sur la politique de prix pratiquée par Nabe est ridicule, d'abord je ne suis même pas sûr qu'il arrivera à écouler sa première tournée de 1000 exemplaires (c'est 2 fois plus que le nombre de ses assidus), et en plus il faut bien voir la portée révolutionnaire de cet acte...
moi je n'ai pas hésité à commander un exemplaire et j'estime que tous ceux qui sont vraiment anti-système éditorial devraient être prêt à supporter le coût. Une trentaine d'euros n'est jamais prohibitif pour un livre de 700 pages.
Rédigé par: sam | 11 janvier 2010 à 20:18
il faut soutenir la démarche de nabe par principe.
Rédigé par: mano | 11 janvier 2010 à 21:43
@mano
Exactement, je léve la main !
@sam
Bravo, que dire de plus.
Rédigé par: novi | 11 janvier 2010 à 22:36
Premièrement, 28 Euros c'est le prix TTC et non le prix Hors-taxe comme l'affirme l'auteur de cet article!
Deuxièmement, Nabe participe aux frais de port à la hauteur de 4 euros... Ca , il faut le savoir!
Quant à dire que les livres de Nabe ne se vendent pas, c'est une belle connerie, car si c'était le cas, jamais on les vendrait sur e-bay à 200 euros pièce!
Bande de jaloux va!
Puis, c'est vrai, ce n'est qu'une trentaine d'euros, comme dit Sam, franchement, c'est moins cher qu'un rouge à lèvres, qu'un pantalon, qu'un billet de train, c'est le prix d'un bon repas dans un restaurant à Paris!
Incroyable n'est-ce pas?
Rédigé par: canaille | 11 janvier 2010 à 22:53
@canaille, sam, novi & mano : arrêtez, vous allez donner des idées à LMJ et après, on sera tous obligés d'acheter ses romans "par principe" !...
Rédigé par: warren | 12 janvier 2010 à 01:37
Je ne la comprendrai jamais, Wrath. Il ne faut pas passer à la télé pour vendre ses livres. Il ne faut pas copiner pour se faire éditer. Et il ne faut pas non plus se débrouiller tout seul ? (En gros, je crois qu'il ne faut pas être publié, de quelque manière que ce soit, pour ne pas s'attirer ses foudres.)
Rédigé par: PhJ | 12 janvier 2010 à 05:13
@PhJ: arrêtez de jouer au naïf, très cher. Vous savez très bien comment Nabe a obtenu son carnet d'adresses rebondi, ce qui lui vaut aujourd'hui des articles dans l'Express et autres.
On est loin du wannabe qui se débrouille tout seul dans son coin, hors du marché de la hype et autres soirées littéraires.
Rédigé par: wrath | 12 janvier 2010 à 07:08
PhJ,
Et apparemment il ne faut pas non plus avoir de relations.
Rédigé par: roungalashinga | 12 janvier 2010 à 08:36
Si je comprends bien, le chemin du succès ( parmi d’autres) peut se dessiner comme ça, se débrouiller d'apparaître au moins une fois à la télé, ou dans le journal ; dire quelque chose de terrible qui va scandaliser toute la France,vous voila connu grâce à une connerie, et ensuite toutes les maisons d'édition vont se bousculer pour vous éditer,continuer à dire des choses choquantes, ben oui, à défaut de faire une crime pour se faire connaître on peut dire des bêtises qui va scandaliser le monde littéraire, les bien pensants, les "sages" quoi...une fois que tout ce monde a votre nom sur les lèvres, vous laissez faire,les journalistes vont débarquer pour vous interroger, la télé se déplacera chez vous pour un reportage extra, etc, etc.
...le mieux c'est de créer une polémique, ah, ça,c'est de l'art. La qualité de vos livres passera en 2e plan, c'est la polémique qui vous agrandira !
J'ai lu en effet le parcours de Nabe, et je compte m'inspirer. Bon, je m'en vais réfléchir à la connerie à dire, quelque chose qui permettra aux philosophes de s'indigner ( à la télé bien sur), de râler sur toutes les radios contre ma bêtise,ça va durer ce que ça va durer...
Allez, je blague, mais il y a une pointe de vérité tout de même !
Rédigé par: valy christine océany | 12 janvier 2010 à 08:48
> Allez, je blague, mais il y a une pointe de vérité tout de même !
Dommage que vous ne vous arrêtiez pas à la première partie de votre proposition. Tout était dit et bien dit.
Par contre rien n'est vrai dans ce que vous présentez hypocritement (sous couvert d'exagération burlesque) comme la stratégie du succès de Nabe :
- le scandale
- les éditeurs qui se bousculent
- la presse qui débarque
Si Nabe vous lit, il doit bien rigoler. Pour d'autres auteurs que Nabe, il y a en effet une chance que ça marche, on doit pouvoir trouver des exemples !
Lisez donc le journal intime des années 80-90, il y a là matière à inspirer les jeunes auteurs : écriture, écriture, écriture... et beaucoup beaucoup donner pour la littérature.
Plutôt que crier au coup médiatique (!) il faut saluer le fait que l'initiative de Nabe va enfin permettre aux jeunes lecteurs qui sont nés dans ces années-là (pas mon cas... mais j'en connais pas mal) de se faire leur propre jugement sur l'oeuvre de Nabe.
Trop cher... ? J'espère que toutes les mises au point ci-dessus (tilly, sam, mano, canaille, etc.) sont maintenant bien comprises.
A ceux qui s'expriment au nom des jeunes sans moyens, ce qui est tout à fait justifié, je n'ai pas honte à suggérer des trucs de vieille... comme l'achat collectif, la formation de petits groupes de lecteurs pour faire circuler un bouquin, etc.
Les jeunes ont de l'imagination, non ? Nabe écrit pour eux, ils le méritent.
Rédigé par: tilly | 12 janvier 2010 à 10:07
@tilly
Je ne connais pas Nabe ni ses livres.
Ce que m'a frappé dans son parcours, si j'ai tout bien saisi c'est que c'était la galère pas mal d'années ( cinq) pour lui pour se faire publier, ensuite dès qu'il a "froissé" (émission Pivot) ses livres ont été publié dare-dare (Denoël, dilettante, Gallimard). Là, peut-être qu'il y a quelque chose qui m'échappe, pourquoi il n'a pas été publié avant mais après ce scandale provoqué ?( j’ignore si c’était volontaire ou pas, ce n’est pas ça la question)
Quelqu'un peut me répondre ? Vous ?
Rédigé par: valy christine océany | 12 janvier 2010 à 11:08
@valy
Effectivement, vous mélangez un peu (!) la chronologie de l'affaire, et faites un téléscopage sur cinq années d'un quart de siècle de vie de l'écrivain ;)
Il faut reconnaître que l'histoire n'est pas banale !
Je dirais donc que la galère de l'édition a commencé pour Nabe il y a vingt-cinq ans, avec de trop brèves éclaircies, et un long tunnel depuis 2000.
Lire Nabe's dream (1984-1985), Tohu-Bohu (1985-1986) - j'en suis là- est tout à fait éclairant et passionnant. Bien trop complexe à décrire en quelques lignes... et sans le talent de Nabe ;)
Vous pourriez commencer par Le Vingt-Septième Livre (disponible aux éditions Le Dilettante, 96 pages, 10 euros.
Nabe y décrit et explique sa situation d'écrivain "worst-seller" au début des années 2000 :
http://www.ledilettante.com/fiche-livre.asp?Clef=1057
Mais ensuite il vous faudra VRAIMENT plonger dans le journal et le roman Alain Zannini !
Rédigé par: tilly | 12 janvier 2010 à 11:45
@tilly
Vous pensez qu'il est le seul écrivain à passer inaperçu ? À avoir des livres publiés invisibles au lecteur ?
Certes je n'ai pas des exemples sous la main à part le mien qui n'est pas si significatif, vu que je ne publie ( je dis bien publier et non pas écrire )que depuis 2007. Mais j'ai trois livres publiés invisibles aux lecteurs. Invisibles aux lecteurs et ignorés par la presse. Je ne suis pas assez "scandaleuse" pour présenter un certain intérêt, faire de l'audience, faire vendre les journaux, etc.
Je devrais peut-être me promener à poil (plusieurs jours, je pense qu'une journée ne peut pas faire l'affaire)ou faire la grève de la faim ( bon, ça c'est aussi rodé, il faut au moins un an pour qu'un journaliste s'intéresse aux raisons de ma grève de la faim) essayer peut-être de me jeter du 30e étage, juste pour l'alerte ( j'ai trois livres messieurs mesdames, voulez vous jeter un coup d'œil avant que je ne me jette dans le vide ?)
Bon, humour à part, merci pour vos explications. Suis entrain de lire Murakami, Winckler attend sur ma table de chevet, donc, Nabo viendra après. Je veux bien le découvrir en tant qu’écrivain ( ceci dit s’il cause tout le temps de Houellebecq, je vais vite laisser tomber ses livres)
Rédigé par: valy christine océany | 12 janvier 2010 à 13:12
@valy
Non.
ps - J'ai répondu à vos deux questions au titre de lectrice de Nabe, mais pas en tant que coach pour jeune écrivain en quête de lectorat. Je n'ai rien à dire (ni à entendre) sur ce sujet certainement brûlant pour vous, sinon vous souhaiter bonne chance.
Rédigé par: tilly | 12 janvier 2010 à 14:43
Nabe peut être un sacré connard quand il veut, mais c'est quand même un écrivain vraiment hors-pair. Il n'y en a pas beaucoup qui lui arrivent au mollet. Et quand je dis pas beaucoup, je suis gentil.
@Wrath : bon, d'accord, je ne fais pas le naïf, mais alors en échange, ne faites pas la fourbe. Vous savez très bien, du moins je suppose, qu'après des débuts certes habiles, Nabe s'est coupé peu à peu de tous ses amis, même ceux qui le soutenaient avec le plus d'ardeur, et qu'à part quelques ultra-fidèles qui le soutiennent encore, dans le milieu, il est mis à l'écart par tout le monde. Donc non, ce n'est pas un "simple wannabe", mais c'est pire. Le wannabe n'a personne avec lui, Nabe a la plupart des gens "utiles" contre lui. En ce sens, il y a une certaine ressemblance entre vous, vous devriez vous montrer plus indulgente.
Rédigé par: PhJ | 12 janvier 2010 à 15:12
@Ph.J
"En ce sens, il y a une certaine ressemblance entre vous;" Rires...Vous êtes un rien peste quand vous vous y mettez;)
Que conseilleriez-vous à un néophyte en matière nabienne; enfin pas complètement néophyte car j'avais lu récemment "Le bonheur" qui m'a peu convaincue: du brio, certes,beaucoup de références, mais lassant, beaucoup plus lassant que du Houellebecq dont Nabe dit qu'il est le seul à lui arriver au mollet. Faut-il lire un tome de son journal ?
Rédigé par: Nicole | 12 janvier 2010 à 15:57
S'il n'y avait qu'un tome à lire" Inch' allah"
Rédigé par: modibyck | 12 janvier 2010 à 16:40
Sympa le Nabe...ouvert, humaniste, pas raciste pour un sou le mec !Bon, d'accord, il n'aime pas trop les noirs (mais il dit qu'ils finiront par enc..les blancs), les juifs (il dit youtres) et les homos (il a une foule de termes pour "ces gens là"...)...Mais tout le monde peut-il être parfait? Surtout lorsqu'on maîtrise aussi bien la langue (je parle du verbe car pour le reste, comme disait Devos en parlant de Houellbecq, "il a vraiment une tête à payer"...)Sur mon remarquable site où je raconte nombre d'imbécilités, j'avais fait un billet, il y a quelques semaines où je disais que Barbery avec sa "Gourmandise" (Vous discutiez avant-hier de la version américaine je crois)apportait la preuve que l'on peut avoir un avis et écrire magnifiquement sur un sujet sans intêrét. Nabe est la preuve que l'on peut écrire médiocrement des choses insupportables. Et que l'on ne me parle pas de Céline ou du second degré de l'auteur...Faut pas nous prendre pour des ânes! La vidéo du passage chez Ruquier où il a quitté l'émission se trouve sur nombre de sites "fachos" (comme on disait lorsque j'étais à la fac)Et puis moi, vous savez, un mec qui a un nom de clown (François Zannini) et qui le change en Marc-Edouard...(plus Neuilly Passy...)je crois que c'est un mec qui se regarde écrire.
Rédigé par: Marc ARCHIPPE | 12 janvier 2010 à 19:56
Ce qu'on oublie de dire, c'est que Nabe est un "fils de".
Un des derniers à le soutenir dans le milieu des médias, c'est Taddeï, qui lui offre régulièrement une tribune dans son émission. Les deux sont amis dans la vie depuis des années, ça sent un peu le copinage aussi tout ça quand même.
Rédigé par: Flem | 12 janvier 2010 à 23:06
(ironique) Et encore , ça lui suffit même pas, à cet ingrat qui écrit :
"Mon rêve : être le fils unique de Bloy et de Simone Weil."
Rédigé par: tilly | 13 janvier 2010 à 12:40
(Je ne connaissais pas la phrase de Devos sur Houellebecq (c'est vrai ?), j'adore.)
Nabe n'aime personne, Marc. Ça ne me semble pas être un gros défaut...
Rédigé par: PhJ | 13 janvier 2010 à 14:49
Vous auriez préféré j'en suis sûr un livre à 99 francs ?
Ma viande chez le boucher est d'une tout autre qualité, mon vin est souvent plus fin chez le caviste, mon fromage plus onctueux chez le fromager et pour finir mon repas, un livre direct chez l'Auteur Nabe à chaque fois plus jouissif que nombre de contemporains.
Dans ces conditions il est vrai que je ne peux manger tous les jours à mon goût. Alors j'économise pour la grande dégustation et croyez-moi, sa saveur dure trés longtemps au corps !
S'il vous plait ne parlez plus de fric quand on parle Littérature, lisez-la et faite-la vivre. Que cela vous plaise ou non, merci.
Rédigé par: Pace | 13 janvier 2010 à 14:51
Pace : 1 - Les (nous) autres : 0
Rédigé par: Warren | 13 janvier 2010 à 16:14
J'ai commande le Nabe depuis Londres ou je vis. Vu la valeur de l'Euro par rapport a la livre sterling, j'en ai pour 34.67 livres (port compris) soit quasiment 39 euro... C'est cher mais pour Nabe, je suis pret a mettre ce prix... Acheter du Nabe est un acte de resistance en quelques sortes...! Si les editeurs sont trop faineants, frileux ou incompetents pour l'editer, c'est bien qu'il le fasse lui meme... Dans la musique, l'auto-edition existe depuis bien longtemps et est un outil pour promouvoir les artistes sur scene... En litterature, il n'y a que le livre a vendre...!
Rédigé par: Antoine | 14 janvier 2010 à 15:00
L'intelligence n'as pas de prix, mais bêtise ambiante lui coute cher....
Rédigé par: Tomahawk | 15 janvier 2010 à 17:02
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Sur Nabe 



La vérité est que plus aucun éditeur ne veut publier Nabe, d'abord parce beaucoup de ses écrits recèlent des déclarations "limites", qui lui ont valu un réputation de Céline aux petits pieds avec laquelle il cherche désespérément à se faire mousser depuis 20 ans (stratégie marketing improbable puisque plus personne n'en veut). Et ensuite (et surtout) parce que ça ne se vend absolument pas.
Cette tentative d'auto-édition est donc réellement motivée par le désespoir.