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    Accueil Sur Nabe Blogs, Internet,etc. 20 nabiennes foutent le feu au salon du livre ! - Bibliobs - 26 mars 2010

    20 nabiennes foutent le feu au salon du livre ! - Bibliobs - 26 mars 2010

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    Qui sont ces jeunes lectrices venues habillées d'un t-shirt L'Homme qui arrêta d'écrire à l'inauguration du salon du livre ? En tout cas, il semble qu'elles furent les seules gouttes de fraicheur au milieu d'une fête bien sinistre, ce que n'a pas manqué de remarquer David Caviglioli dans son article sur bibliobs. Un peu de vie dans la tourmente, on ne pouvait pas rêver meilleure mise en abyme du livre au sein même de la réalité ! Nous n'étions pas au courant, mais nous avons réussi à trouver ces deux photos sur Facebook. Affaire à suivre !

    Edit : D'autres photos disponibles ici !


    Lire l'article dans son contexte originel
    Voir également:
    Les nabiennes sauvent le monde

    Les nabiennes sur minutebuzz.com

    Inauguration en petite pompe

    Salon du livre: la fête à qui ?

    Par David Caviglioli

    Faire la fête en temps de crise est un exercice risqué. Ca se tire dans les pattes, ça se jette des regards en coin, ça se fait des reproches de boutiquiers. L'inauguration du Salon du livre, soirée traditionnellement si courue et si conviviale, a-t-elle échappé à la règle ?

    salon_1_0
    Anne-Sophie Delseries

    Il est encore trop tôt pour connaître le nombre de participants à ce petit raout. On se souvient pourtant que l'an dernier, année faste pour le Salon, l'entrée du Parc des Expositions était totalement embouteillée dès le début de la soirée, ce qui avait poussé un poète de circonstance à déclamer : « Il est 19h, et la nuit est déjà noire de monde... » Hier soir, nous n'avons pas croisé ce poète. Même si la circulation n'était pas commode dans tous les couloirs, on a le sentiment que des gens ont boudé la fête.

    Frédéric Mitterrand était là, lui. Dans son allocution, il a bien fait comprendre que les récalcitrants faisaient fausse route. « Bien sûr que le Salon sert à quelque chose. Je n'ai pas assez de mots pour expliquer à quel point c'est important de voir toute la chaîne du livre, de toucher les livres. »

    Benaroch/Sipa
    Frédéric Mitterrand

    On pensait qu'il s'adressait aux fêtards absentéistes. La remarque était surtout destinée à Hachette, jugé responsable de la mauvaise ambiance et dont l'espace, réduit, était réservé à sa branche internationale : « Quand certains éditeurs remplacent leur stand par un guichet de la sécurité sociale, c'est regrettable ; un stand sans livres, c'est comme un guichet. » Arnaud Nourry, le P.-D.G. du groupe, pensait s'en tirer à bon compte avec cette allusion sibylline, mais le ministre de la Culture s'est ensuite adressé directement à lui : «  Un stand sans livres, c'est peut-être bien pour vous mais pas pour vos maisons d'édition. ». Hier soir, c'était la fête. La fête à Hachette.

    Anne-Sophie Delseries

    Après ce petit discours, la soirée a suivi son cours, qui est à la baisse : Enrique Vila-Matas et Antonio Lobo Antunes, assis sur des chaises pliantes, n'ont reçu la visite de personne, si bien que l'auteur portugais de « Dormir accompagné » s'est rapidement éclipsé. Il s'est pourtant passé des choses amusantes : des musiciens et des danseuses congolaises ont tenté de mettre un peu d'ambiance ; deux bimbos envoyées par Marc-Edouard Nabe se promenaient devant les beaux stands des grosses maisons, avec des tee-shirts blancs annonçant « l'Homme qui arrêta d'écrire » devant, et « marcedouardnabe.com » derrière. Sur les buffets, le vin blanc avait tendance à remplacer le champagne et les pique-assiettes étaient regardés d'un sale œil. Rendons de ce point de vue hommage à l'espace Glénat, où le champagne, on vous le servait bien avant qu'on en redemande.

    D.C