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    Accueil Sur Nabe Presse 2010 Carles et Martin parlent de Nabe dans une interview de Kamikaze sur Choron Dernière - Janvier-Février 2010

    Carles et Martin parlent de Nabe dans une interview de Kamikaze sur Choron Dernière - Janvier-Février 2010

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    Carles et Martin parlent de Nabe dans une interview de Kamikaze sur Choron Dernière - Janvier-Février 2010Carles et Martin parlent de Nabe dans une interview de Kamikaze sur Choron Dernière - Janvier-Février 2010Carles et Martin parlent de Nabe dans une interview de Kamikaze sur Choron Dernière - Janvier-Février 2010Carles et Martin parlent de Nabe dans une interview de Kamikaze sur Choron Dernière - Janvier-Février 2010

    Entretien raté - Pierre Carles et Martin

    (...)
    Kamikaze (en parlant de Choron) : On le fait presque passer pour un imposteur en quelque sorte...
    Carles : Oui. Marc-Edouard Nabe, qui témoigne dans le film, l'explique très bien. Comme Choron ne signait pas forcément tout ce qu'il produisait et qu'il avait plus un rôle d'animateur qui stimulait et boostait l'équipe, certains ont, par la suite, tenté de le gommer de l'histoire du journal.
    (...)
    Kamikaze : L'un des témoignages le plus émouvant, avec celui de Cavanna, est celui de Nabe. Quelles relations avait-il avec le professeur Choron ?
    Carles : Si on a choisi de l'interviewer, c'est qu'il nous paraissait tout à fait légitime d'avoir son point de vue, dans la mesure où à l'âge de quinze ans il allait traîner dans les réunions de rédaction de Charlie Hebdo pour essayer de caser quelques dessins. Mais surtout, il a tenu dans les années quatre-vingt, une sorte de Verbatim où il retranscrivait tout ce qu'il entendant au cours de ces soirées souvent très arrosées. Il a fait des retranscriptions très fidèles des tirades de Choron, qu'il recopiait le soir en rentrant chez lui et qu'il a publiées dans son Journal Intime. C'est grâce à Nabe si on a encore aujourd'hui des traces de certaines envolées du prof, qui peuvent être carrément géniales ou parfois pathétiques.
    (...)
    Kamikaze : Et Siné Hebdo ?
    Carles : Siné Hebdo est très différent des journaux fabriqués par Choron et Cavanna. Ca reste très sage quand même. La plupart des amuseurs qui signent des articles dans le journal et qui sont par ailleurs, omniprésents à la télévision et dans les médias, n'auraient pas eu leur place dans les anciennes versions de Charlie Hebdo et Hara Kiri. Les signatures qu'on y croisait à l'époque, on ne les voyait nulle part ailleurs. Aujourd'hui on est plus dans le multimédia. On fait une chronique par-ci, une émission de télé par-là, comme Alévêque ou Didier Porte, qui sont très bien par ailleurs mais qui feraient mieux de laisser leur place à de nouvelles plumes ou à des gens qui ne se fixent pas de limites. Je trouve incroyable qu'un écrivain comme Marc-Edouard Nabe ne soit pas publié dans Siné Hebdo. On peut ne pas être d'accord avec ses textes parfois excessifs, mais il nous choque, il nous déroute et il nous amène à nous poser des questions. C'est ce qu'on attend d'un journal. Pas qu'il nous brosse dans le sens du poil.
    Martin : En même temps, je ne vois aucun hebdomadaire, autre que Siné Hebdo, publier les dessins qu'on balance avec Vuillemin en quatrième de couv'. Même à Charlie, ils n'oseraient pas. Parfois, ça tousse un peu auprès des lecteurs, mais Siné s'en fout. Il nous laisse faire nos conneries. Et puis Siné Hebdo vend maintenant plus que Charlie Hebdo. Et rien que ça, ça me ravit.
    (...)

    Entretien réalisé par Gaël