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    Accueil Sur Nabe Presse 2010 Ariel Wizman 2010 : Police et Talmud - Transfuge - juin 2010

    Ariel Wizman 2010 : Police et Talmud - Transfuge - juin 2010

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    Dieu qu'il a changé le pauvre Ariel Wizman ! Lui, le si déconneur sans tabous dans les années 90 qui se range maintenant aux cotés de Beigbeder le politiquement correct ! Qu'elle est loin l'époque où il interviewait Nabe sur Lucette, celle  où il déclarait "aimer beaucoup ses livres" qu'il trouve maintenant "sans intérêt" au point de ne pas les lire même quand ils parlent de lui.

    Nous lui dédions donc cet extrait de L'Homme qui arrêta d'écrire qu'il pourra désormais lire et relire sans bourse délier :

    Tout à coup, on entend un rire sonore, quelque chose comme l'exclamation mêlée de fausse joie et de terreur d'une tantouze préhistorique face à un mammouth...C'est Ariel Wisman qui vient de voir que Pat est là. Wisman, le chroniqueur, journaliste, animateur, ambianceur, on ne sait plus ce qu'il ne fait pas dans cette époque où il est si bien. Quand Pat voit Ariel, il se lève et lui tombe dans les bras. Ils s'embrassent sur les joues et même aussi un peu dans le cou.
    - Toi, là, toi là.
    - Toi là, matelas ! Rigole Ariel d'un rire grave et gras.   
    Wisman a toujours été habillé comme un dandy décalé au bord du pédé, mais là il s'est lâché encore plus qu'à la télé où quotidiennement il propage sa propagande de branchitude orientée, déversant sous couvert d'ironie chic la sempiternelle culture « postmoderne » d'un très haut niveau de mauvais goût et d'escroquerie assumée...Un petit chapeau en cuir sur le crâne et un gilet en laine à rayures et à carreaux mélangés rose sans manche sur une chemise mauve et bleue à pois je crois. Et bien sûr une petite cravate zébrée nouée de façon vulgairement classe, je dirais. Le voilà fin prêt pour ambiancer. Il est trop content de voir son ami Pat. Il lui chatouille la bourse à frange de devant.
    - Tu fais encore le dj ? Lui demande celui-ci.
    - Ouais, de temps en temps, quand mes cours m'en laissent le temps.
    - Toujours tes leçons de Talmud ?
    - Non, maintenant je fais du krav maga, quatre fois par semaine.
    Wisman est un ascète de la perversion. Séducteur d'abrutis en mal de fausse fantaisie, il ne pense qu'à injecter le mal tant qu'il peut dans les esprits faibles qui se laissent charmer par son allure de quadragénaire faussement cool, soi-disant au parfum de tout ce qui est nouveau ou original, alors que c'est tout ce qui pue le toc, la vieillerie yankee année 50 rafistolée et le mainstream occidentaliste...Si encore il séduisait pour son propre compte, pour baiser des filles ou prendre son pied personnel, mais non, il se croit investi d'une mission : servir par tout les moyens le Grand Spectacle décadent et décomplexé.
    - Ariel, Ariel!
    C'est Yann Cé qui l'appelle, Wisman s'en va.

     

    Jaury fait dire du mal de Nabe à Wizman - Transfuge - juin 2010

    Avez-vous pris connaissance des lignes acerbes qui vous sont consacrées dans le dernier livre de Marc-Édouard Nabe ?
    Non, et je pense que Nabe est un non-évènement. Un écrivain sans intérêt, enfermé dans une posture d'adolescent rebelle. Ce qui me dérange le plus, c'est l'engouement qu'a suscité la sortie de son dernier roman, notamment la couverture du magazine Chronic'art, figurant Nabe en train de brûler un livre de Sollers. Vraiment, ça craint ! D'ailleurs, ils ont l'air assez incultes dans ce magazine. Je pense que les échanges intellectuels doivent-être imprégnés de courtoisie. C'est une règle créative indispensable, qui doit dépasser la colère brute et la décompensation. Le principe de politiquement correct est une contrainte qui doit être respectée.

    En parlant de Nabe, vous avez connu Alain Soral ?
    Oui, il y a très longtemps, quand il était branché, il nous suivait dans nos fêtes, mais très vite on s'est détaché de lui : il était hypermacho avec les femmes, ce n'est pas quelqu'un de très raffiné. Après, comme on le sait, il a viré à l'extrême droite.

    propos recueillis par un enculé