Dans Le Figaro du 14 février, en dernière page, on peut lire un long portrait illustré du répugnant courtisan professionnel Georges-Marc Benamou « Libéral-libertaire » par Anne Fulda. Approximatif et diffamatoire à l’encontre de Nabe, ce papier n’en est pas moins intéressant sur ce qu’il révèle des trois protagonistes en jeu plus madame Fulda elle-même qui, comme on le sait, n’est pas neutre dans sa vision de Nicolas Sarkozy, ayant été une de ses femmes, « coincée » entre Cécilia et Carla. Fulda raconte d’abord la vie et l’ « œuvre » de Benamou allant jusqu’à dire de cet employeur de nègres sous-doué que « c’est surtout un écrivain digne de figurer aux côtés de ses héros de plume Modiano, Cohen, Gary ». En effet ! Remettre ces trois faux grands écrivains au niveau d’un faiseur comme Benamou pourrait faire preuve d’une belle compétence en matière de vraie littérature, hélas dans l’esprit de Fulda il est fort probable que ce soit un compliment... Mais le pire est pour la fin de l’énorme page apologétique : « En 1985, il [Benamou] débarque sur la plateau d’ Apostrophes, une fois le générique de fin passé, outré par les propos racistes et antisémites de l’écrivain Marc-Edouard Nabe. Il le gifle. Et explique le lendemain son geste : “J’aurais volontiers, il y a 40 ou 50 ans de cela, cassé la figure au Céline de Bagatelles pour un massacre, au Rebatet des Décombres, à Brasillach aussi.” Vingt ans après, Benamou travaille pour un président dont l’auteur favori est Céline. » Passons sur les « propos » nabiens qualifés avec certitude par une Fulda qui, à l’évidence, n’a pas vu l’émission et qui fait mal son boulot de journaliste, et aussi sur les coups de poing transformés en une seule « gifle ». L’important est que pour elle, il y ait contradiction à avoir jadis frappé Nabe alors qu’on travaille désormais pour Sarkozy. Pourquoi ? Parce qu’ils placent tous deux au-dessus de tout Louis-Ferdinand Céline... Bénamou n’est donc pas cohérent : ou bien, du temps où il léchait les bottes de Mitterrand (amateur de Chardonne !), il aurait dû s’abstenir de « punir » Nabe, ou bien c’est Sarkozy aujourd’hui qu’il devrait aller « gifler » pour son célinisme aigü.
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