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Les épées (1948) de Roger Nimier (Gallimard. L’imaginaire. 2003)
Nous évoquions dans notre dernière note le Oui de Marc-Edouard Nabe. Il nous faudra aujourd’hui, en introduction, évoquer aussi son Non puisque c’est dans ce recueil que l’on peut trouver un texte assez vachard et lucide sur les « hussards ». Pour l’auteur du Régal des vermines, il y a d’un côté les hussards et leurs petites insolences calculées, leur ironie facile et ceux qu’il définit comme les « grands d’Espagne ». Et « Nimier savait, en bon hussard qui n’a pas su devenir grand d’Espagne, reconnaître les grands d’Espagne : Bernanos, Péguy, Céline… »
Malgré cela, Nabe reconnaît également que les épées reste son meilleur roman et, de fait, je confirme l’intérêt que l’on peut prendre à ce court récit fragmentaire où Nimier suit les pas d’un jeune homme suicidaire de 1937 à 1946 (en gros).
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