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CLAUDE LOUIS-COMBET : "LE LIVRE DU FILS"

Je ne suis pas critique, je suis écrivain. Je place le critique très haut, vraiment. Mais ce critique-là, je pressens qu'il n'a pas à s'encombrer de littérature, pour aller vers son art à lui : la faire découvrir et en rendre compte (à la limite, un critique n'a même pas à rendre compte des mauvais livres... car c'est encore en parler).
Or, quand ça ne reste pas au ras du sol, ça plonge et se perd et se ridiculise dans la recherche de LA phrase, un critique. Je ne connais pas de bons critiques littéraires. Je connais, par contre, de bons critiques cinématographiques (voir la revue Positif).
Je ne suis pas un critique. Comment, alors, parler d'un livre formidable ? Et, surtout, de cet ouvrage-là : Le Livre du fils ?
Parler du livre de Nabe, sans du tout renier ce que j'en ai dit dans un article récent de ce blog, n'est pas si compliqué : Nabe s'entoure de beaucoup de jeux, de futilités - pas déplaisants en soi à lire, d'ailleurs - mais tout de même, il "s'embarrasse" de cirque et de représentations. Donc c'est facile, de parler de tout cela. L'intérêt de Nabe est à déceler au milieu de tout ce fatras : sa sensibilité, à mes yeux.
Mais, avec Le Livre du fils, nous sommes dans une toute autre catégorie. Bien plus profonde. Abyssale. Ténébreuse. Qui ne s'encombre, qui s'est détachée, d'aucun superflu. Qui se situe au coeur.
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