Attention ! Un Perrin peut en cacher un autre, et dans le même journal... Celui dont il va être question ici n’est pas l’imbécile repoussant Jean-Pierre Perrin, reporter de guerre et « spécialiste » du Moyen-Orient, vieux soixante-huitard qui avait pondu en 2003 un livre stupide Les Rolling Stones à Bagdad où il expliquait que la victoire de la « démocratie », c’était de pouvoir écouter les Stones dans son 4X4 dans les rues de Bagdad « libéré » ! Dans son bouquin, il en avait également profité pour nuire à Nabe qu’il avait croisé en Irak, le traitant en gros de facho germanopratin soudoyé par Saddam Hussein genre Gérard de Villiers ! ! ! Perrin avait même poussé la haine antinabienne jusqu’à faire du pur délit de faciès, se moquant du long nez de MEN exactement comme dans les caricatures de la presse antijuive de l’Occup’... Louche ! Pour être si zélé, il ne serait pas étonnant que Perrin soit un de ces « bons goys » issus de familles pas nettes-nettes entre 40 et 44, et qui se déculpabilisent sur de jeunes innocents soixante-ans plus tard (les milieux gauchistes et trotskystes en sont plein)... Bref, il ne sera pas du tout question ici de ce Perrin-là, mais de Ludovic Perrin. On respire tout de suite ! Redoutable chroniqueur musical (Renaud en a fait les frais), le bon Perrin sévit régulièrement dans les colonnes de Libé pour donner son avis sur les disques reçus. On savait qu’il avait déjà mis le dernier « Zanini » sur la Playlist de Libération, mais ce lundi 11 mai, il vient d’écrire au sujet du dernier album des Primitifs du futur que leur boss Dominique Cravic « est capable aussi bien d’accueillir Pierre Barouh que l’écrivain provocateur Marc-Edouard Nabe (il faut relire le Billie Holiday du fils de Zanini, également guitariste) ». On peut difficilement faire mieux ! Quand on prend conscience du support dans lequel Ludovic Perrin glisse ces infos et le nom maudit à Libération depuis 30 ans, on ne peut que le féliciter : profiter d’une chronique de disques pour faire passer à la fois que Nabe est guitariste, fils de son père, auteur d’un livre sur Billie Holiday qu’il faut non lire mais relire, et pilier d’un orchestre culte, tout en reprenant l’expression de Cravic lui-même sur ses notices « écrivain provocateur » faite pour désamorcer toute critique malvenue, c’est fort. Du coup, la seule info objective n’est pas passée : que dans cet album, pour une fois, ce n’est pas à sa guitare, mais à un de ses textes sur Django Reinhardt repris par Barouh que Nabe doit sa présence !
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