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    Accueil Sur Nabe Presse 2010 Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010

    Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010

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    Voir le dictionnaire des Provocateurs dans « Ils en parlent »

    Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010

    Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010Tant qu'il y aura des provocateurs - Le Figaro Magazine - 20 novembre 2010

    Tant qu'il y aura des provocateurs

    Quoi de commun entre Gainsbourg, Marylin Monroe, Molière, Tommie Smith, Thierry Meyssan, Mary Quant, Wittgenstein, Dali, Landru, Mel Gibson, Diogène, Roger Nimier, Dieudonné, David Bowie, Colette et Marc-Edouard Nabe ? Artistes, sportifs, écrivains ou philosophes, tous ont, à un moment de leur vie ou de leur carrière, dérangé, choqué, scandalisé. Sans doute, certains mots, livres, pensées, tableaux ou frasques d'hier peuvent-ils paraître sans saveur aujourd'hui, à une époque où la licence est plus encouragée que punie (Mai 68 est passé par là). Sans doute aussi, certains provocateurs contemporains ne sont-ils que le visage faussement rebelle du pouvoir institutionnel - jadis, déjà, les rois avaient leurs bouffons. Il n'y a que Guillon et Porte pour croire qu'injurier le président de la République en étant payé plusieurs milliers d'euros par semaine grâce à l'argent public de la redevance est un geste provocateur...
    A la télévision, Thierry Ardisson a longtemps incarné l'homme par qui le scandale arrivait. C'était généralement le samedi soir, très tard, et un superbe coffret rassemblant les interviews les plus mémorable de l'homme en noir le rappelle opportunément (7DVD, INA, 49.90€). C'est donc en toute légitimité que l'animateur télé publie cet automne, avec Joseph Vebret et notre ami Cyril Drouhet, rédacteur en chef au Figaro Magazine, un très réjouissant mais aussi fort complet Dictionnaire des provocateurs*, dont nous vous proposons les bonnes feuilles. Y voisines alphabétiquement, dans une logique toute ardisonnienne, Jésus et Joey Starr, Léon Daudet et Guy Debord, Pasolini et Louis Pauwels, Sardou et les Sex Pistols, Desproges et Despentes… En le refermant, une réflexion : quel le monde serait triste sans eux !
    J.-CH.B
    *Plon 572 pages, 1950e. Sortie le 25 novembre

    MARC-ÉDOUARD NABE - Polémiste surdoué

    Le 15 février 1985, le jeune écrivain est l'invité de Bernard Pivot sur le plateau d' « Apostrophes ». Nabe y va de sa vibrante diatribe contre les romans contemporains, qu'il juge de médiocre qualité. « Tous les matins, je me shoote avec mon Mont-Blanc rempli de haine », affirme-t-il ensuite, faisant de la « haine totale de l'humanité » le terreau de la littérature. Il s'en prend à Jean-Marc Robert, lui reprochant son obstination à continuer à écrire des livres, avant de lui conseiller de passer à l'écriture de scénarios.
    « Vous ne trouvez pas qu'il est sympathique ? » s'inquiète alors Pivot.
    Nabe répond, un rictus de délectation au coin des lèvres : « Ça n'a rien à voir, Hitler aussi était sympathique dans la vie, il était gentil avec les petits enfants, il les caressait. »
    L'écrivain Morgan Sportès, affligé par tant de « mauvais sentiments », finit par le traiter de « petit con méchant et teigneux ». Le journaliste Georges-Marc Benamou fait alors irruption sur le plateau et lui flanque un coup de poing pour ses propos qu'il juge antisémites. Il convient de préciser que Nabe avait déclaré : « La Licra, vous savez ce que c'est ? Ce sont des gens qui se servent du monceau de cadavres d'Auschwitz comme du fumier pour faire fructifier leur fortune. » L'association visée intente à Nabe, ainsi qu'à son éditeur, un procès pour « diffamation et incitation à la haine raciale ». Elle sera déboutée en 1989, mais la réputation de l'auteur d'Au régal des vermines est faite. Il participe à l'Idiot international, dirigé par le très controversé Jean-Edern Hallier. Il tire sur tout ce qui bouge. En 2003, il part à Bagdad pour protester contre la guerre qui commence. Il crée en 2004 un journal, La Vérité, qui s'arrêtera après quelques numéros, dans lequel il confie une chronique à Carlos, pas le chanteur, l'autre. Il placarde également des tracts dans les rues de Paris.