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    Le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe

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    Ulf Andersen & Pierre Jourde - 40 ans de rentrée littéraire - 2010


    Voilà un bien bel ouvrage qu'édite Anabet ! Florilège de splendides photographies d'Ulf Andersen accompagnées de notices critiques de Pierre Jourde, le ton est donné par la couverture et la quatrième, dont la comparaison entre Françoise Sagan et Michel Houellebecq ne pouvait leur échapper ! Quelques choix étranges tout de même, les photos d'Hallier et Blondin, par exemple, qui sont privées de fiches alors qu'Angot et Dantec ont les leurs... Mais on peut constater aussi que les auteurs ont jugé inutile de mettre Jean-Jacques Schuhl ou Patrick Besson ! Dans tous les cas, le texte accompagnant la superbe photo de Nabe est parfait ! Serait-il de Pierre Jourde ? Si c'est le cas, bravo M. Jourde !

    Ulf Andersen & Pierre Jourde - 40 ans de rentrée littéraire - 2010 Ulf Andersen & Pierre Jourde - 40 ans de rentrée littéraire - 2010 Ulf Andersen & Pierre Jourde - 40 ans de rentrée littéraire - 2010

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    MARC-ÉDOUARD NABE

    Lucette, Gallimard, coll « Blanche »

    En 2010, Marc-Édouard Nabe décide de se passer d'éditeur et de vendre lui-même ses livres. L'Homme qui arrêta d'écrire est commercialisé sur Internet. Alors que certains réclament en France, au nom des intérêts de l'auteur, un recours plus important aux agents, courants dans le monde littéraire anglo-saxon, c'est-à-dire un intermédiaire qui vient s'ajouter au libraire, au distributeur et à l'éditeur, Nabe court-circuite tous les intermédiaires. Le geste est symbolique d'une ère où Internet permet le lien direct de l'auteur et du lecteur. Alain Zannini, alias Nabe, est-il un libérateur ou un écrivain en quête de publicité personnelle ? Il flirte avec l'antisémitisme, manifeste sa compréhension d'Oussama Ben Laden, se jetterait volontiers en avion sur des tours jumelles pour la cause de la littérature, colle des textes dans Paris, annonce régulièrement qu'il va cesser d'écrire et en fait des livres. Dans cette perpétuelle agitation, il a toujours l'air de ne pas se suffire de sa peau d'auteur. On dirait qu'il lui faut exacerber jusqu'à la caricature le malaise de l'écrivain qui voudrait ne pas être un simple littérateur, qui écrirait sans écrire et aspire à ce que tous ses textes soient des actes.