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Le top et bilan livres 2010 de Culture Café
Dire que 2010 aura été une année littéraire riche relèverait de l’euphémisme le plus puéril. Beaucoup (trop ?) de livres, de grands auteurs et de découvertes auront été au rendez-vous. Beaucoup de déceptions, aussi, avec des textes attendus ne se révélant pas à la hauteur des attentes qu’ils avaient suscité. Mais avant tout, 2010 a été l’année de la fiction, la vraie, de l’imagination retrouvée d’auteurs qui auront choisi pour les meilleurs de ne pas se complaire dans une auto-fiction végétative, forcément dommageable au bilan général de l’année. Établir un top 10 dans ces conditions relève du vrai cauchemar. Notre première liste, celle des livres évidents, comportait pas moins de dix-neuf titres… C’est pourquoi, outre des choix draconiens (et forcément douloureux), nous avons attribué pour la première fois deux mentions spéciales, à des œuvres qui n’ont pas trouvé leur place dans la liste finale, mais qui reste néanmoins importantes à nos yeux.
Mentions spéciales
Zanzibar quarterly #1
Revue littéraire des éditions Zanzibar. Paru le 8 avril.
Une revue dans un top livres ? Le choix en surprendra certains, ceux qui n’ont sûrement pas eu la chance de tenir l’objet entre leurs mains. Car le titre emblématique et inaugural des nouvelles éditions Zanzibar, jumeau français de la revue McSweeney’s, fait figure de pavé dans la marre, au sens propre comme au figuré. Un objet sublime, dont la qualité de la forme le dispute à celle du fond, kaléidoscope jouissif de ce qui se fait de mieux en littérature. On attend avec impatience le deuxième numéro, annoncé pour la fin janvier 2011.
L’homme qui arrêta d’écrire
Roman de Marc-Edouard Nabe. Ed. Marcedouardnabe.com.
Paru le 20 janvier.
Oublions la bruyante et peu passionnante polémique autour de “l’anti-édition” pour revenir au livre. Avec ses 695 pages, L’homme qui arrêta d’écrire pêche sûrement pas une ambition trop grande (100 pages de moins n’auraient nui en rien à l’ampleur du projet), mais le livre reste avant tout une formidable photographie de l’époque, ses travers et ses obsessions. Et l’on y trouve les satires les plus drôles du petit milieu culturel parisien que l’on ait pu lire depuis bien longtemps.
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