Frédéric Taddéï - Je ne me conduis jamais en procureur
(...)
Quelles sont les séquences qui vous ont le plus marqué ?
Il y en a eu tellement ! A brûle-pourpoint, je me souviens surtout de moments particuliers. Je revois Alain Delon parlant de la guerre d'Indochine, des gangsters, de l'affaire Markovic et de M.Klein ; Catherine Deneuve sur le Liban et une autre fois où elle était venue avec Miguel Barcello, un de mes peintres préférés ; Gérard Depardieu racontant qu'il s'était converti à l'Islam ; Jeanne Moreau parlant du terrorisme ; Johnny Hallyday se décrivant en train de jouer à la roulette russe ; la denière interview d'Alain Robbe-Grillet avant sa mort ; Denis Hopper qui allait mourir lui aussi quelques mois plus tard ; Benoît Poelvoorde, dont on disait qu'il était complètement fou et qui s'est montré tel qu'il est en réalité, un artiste d'une finesse exceptionnelle, en particulier dans un superbe numéro de duettistes avec Marc-Edouard Nabe. Et il y en aura d'autres. La 593e, c'est en septembre !
(...)
Propos recueillis par Macha Séry
| < Précédent | Suivant > |
|---|

Sur Nabe 


