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    Accueil Sur Nabe Presse 2011 Nabe cité dans un article sur les "antiracistes radicaux" - Le courrier de l'atlas - octobre 2011

    Nabe cité dans un article sur les "antiracistes radicaux" - Le courrier de l'atlas - octobre 2011

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    Hanane Harrath

    Nabe cité dans un article sur les "antiracistes radicaux"  - Le courrier de l'atlas - octobre 2011Nabe cité dans un article sur les "antiracistes radicaux" - Le courrier de l'atlas - octobre 2011

    Un bruit médiatique assuré

    BUZZ
    Les antiracistes radicaux savent se faire entendre. Sur Internet, bien sûr, mais aussi dans certains médias de la presse écrite et audiovisuelle, toujours friands de propos provocateurs.

    Par Hanane Harrath

    Les portes de la plupart des médias traditionnels leur sont fermées ? Qu'à cela ne tienne : les mouvements et discours antiracistes les plus radicaux ont trouvé leurs propres voies d'expression pour relayer leurs positions. Sites Internet, magazines, et même certains plateaux qui en font leurs vedettes : les moyens ne manquent pas pour diffuser les idées polémiques, voire dangereuses.

    Houria Bouteldja et ses "souchiens"
    Certains animateurs, comme Frédéric Taddéï, ont même fait de ces invités sulfureux leur marque de fabrique, un peu comme s'ils les avaient spécialement castés pour faire augmenter l'audimat avec leurs provocations. Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République, a ainsi été invitée près de vingt fois dans l'émission Ce soir (ou jamais !) présentée par Frédéric Taddéï. C'est d'ailleurs sur ce plateau qu'elle avait eu cette malheureuse formule de "souchiens" pour qualifier "les Blancs". Une formule qui lui a valu la célébrité... et quelques plaintes. Depuis, elle est revenue débattre avec Eric Besson ou Alain Finkielkraut, sur des sujets allant de l'immigration à la burqa en passant par la question palestinienne.
    Mais Houria Bouteldja n'incarne pas le seul discours radical présent chez Taddéï : ce dernier invite également des gens comme Marc-Edouard Nabe, écrivain à la réputation sulfureuse, qui avait notamment écrit au lendemain du 11 septembre un livre intitulé Une lueur d'espoir, avant de défendre chez Taddéï l'idéologie de Ben Laden qui, selon lui, ne fait que défendre légitimement ses frères musulmans opprimés. Alain Soral, qui est passé de la gauche au Front national, se présentant même aux élections européennes de 2009 sous l'étiquette de l'extrême droite, avant de rejoindre finalement Dieudonné sur une liste "antisioniste", est aussi un invité régulier de l'émission.
    Autre support des idées les plus radicales : les sites Internet. Celui de l'association La Banlieue s'exprime, présidée par Ahmed Moualek, en est un des exemples les plus parlants. Sous couvert de fustiger les associations antiracistes, considérées comme des "officines racistes au service du totalitarisme sioniste", le site semble n'avoir qu'une seul obsession : l'influence du "Juif", taxé de tous les maux et responsable de tous les problèmes. Moualek faisait d'ailleurs partie de la liste "antisioniste" de Dieudonné aux élections européennes de 2009. Le site des Ogres (qui signifie Ouverture géographique, religieuse, ethnique, sociale) ou celui de Riposte laïque, sous couvert, pour l'un, d'offrir un canal d'expression aux "intégristes contre l'intégrisme", pour l'autre, de défendre une certaine idée de la laïcité, tombent aussi dans des dérives radicales, à la limite du racisme pur et simple.

    Robert Ménard aux côtés des ostracisés
    Enfin, du côté de la presse écrite, c'est la revue Médias, dirigée par Robert Ménard, qui se donne pour mission d'offrir une tribune à tous ceux dont la parole est muselée. On connaît les positions de l'ancien patron de Reporters sans frontières sur la liberté d'expression : pour lui, elle est absolue. Donner donc la parole dans un long entretien à Konk, ancien dessinateur du Monde, ostracisé pour son négationnisme et qui a fini sa carrière dans la presse d'extrême droite, c'est tout à fait normal. Robert Ménard prend ainsi régulièrement la défense de tous ceux qui ont été écartés pour leurs opinions extrémistes. Tout en se défendant de les partager.