Lire dans le contexte originel
« Jésus est antisémite, au sens célinien du terme »
par Laurent James.
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Que l’on me permette de rappeler que dans son avant-dernier roman « L’Homme qui arrêta d’écrire », Marc-Edouard Nabe plaçait les cinq dernières fosses du cercle des Trompeurs à l’intérieur même de ce Théâtre du Rond-Point, laissant à Jean-Michel Ribes le soin d’endosser la défroque de Caïphe, le prêtre juif collaborateur du pouvoir romain et persécuteur des apôtres !
« Je l’ai connu dans ma jeunesse, il faisait des pièces pas mal. Il a tourné directeur de théâtre gauchiste. Un militant en quelque sorte. Il accueille des manifestations qui sont bien dans l’axe. L’axe du bien-pensant, celui de la morale, des droits de l’homme, de la liberté d’expression et de la démocratie, tous ces mots qui bientôt ne voudront absolument plus rien dire. » (« L’Homme », p. 224)
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(A propos de Nabe, je suggère fortement d’écouter en intégralité l’entretien sur Louis-Ferdinand Céline qu’il a accordé à Arte en avril 2011. Tout est dit sur le Cuirassier Destouches : son byzantinisme, sa cohérence, son langage, … et surtout sa biblicité, thème jamais soulevé par aucun célinien, et qui permet à Nabe d’émettre des aphorismes renversants - tel que celui servant de titre à ce texte).
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