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Le dernier Nabe : L'ENCULE...
Écrit a la première personne, ce roman narre les mésaventures juridico-sexuelles d’un Directeur du FMI porté sur la gaudriole et atteint de priapisme dont la détestation de sa femme (Anne) et de ses coreligionnaires n’a d’égal que sa fascination pour le monde simiesque : « Brusquement, j’ai ouvert la porte… et ruisselais de partout. King Kong sortant des eaux. Elle était là ; elle était noire ! » ou encore « C’était la poursuite de deux singes : une babouine et un orang-outang ».Le ton est bien posé hilarant, flirtant sans cesse avec le papier bleu et la citation à comparaître. Un héros a front renversé « j’allais enfin annoncer ma candidature à l’élection présidentielle de 2012… moi ça me fatiguait avant même d’y aller toute cette mascarade ». « J’imagine la scène chez Bruel avec ses potes, les Boujenah, les Chouraqui, les Arcady, les Elbé et autres ignobles connards de gauche ». Ce récit calqué sur le scandale estival du « French Perv' » est à lire de toute urgence, petite merveille politiquement incorrecte ou tout establishment en prend pour son grade. Le cynisme accru de « L’Enculé » dépeint un bûcher des vanités à la hauteur du monde, celui du fric, qu’il incarne : minable et lâche. Marc-Édouard Nabe pratique l’anti-édition, vous ne trouverez donc pas son livre en librairie mais dans des points de vente baroques : bistro, boulangerie, teinturerie, liste disponible sur le site internet de l’auteur (cliquez ici).
Alors un petit noir et un « Enculé », ça vous tenterait ?
Gilles Malpertuis
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