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    Accueil Sur Nabe Presse 2000 Patrick Besson compare le profil de Ruth Elkrief à celui d'Alexandre Zannini - Le Point - 2000

    Patrick Besson compare le profil de Ruth Elkrief à celui d'Alexandre Zannini - Le Point - 2000

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    Patrick Besson compare le profil de Ruth Elkrief à celui d'Alexandre Zannini - Le Point - 2000

    Patrick Besson compare le profil de Ruth Elkrief à celui d'Alexandre Zannini - Le Point - 2000
    Le plateau télé de Patrick Besson

    Ruth Elkrief : pas de tolérance pour l'intolérance à la radio et à la TV
    Docteur Ruth


    Dernière apparition de Ruth Elkrief sur LCI, à l'occasion de la parution du livre de Catherine Millet (La vie sexuelle de Catherine M., au Seuil), par ailleurs directrice d'Art Press et compagne de l'écrivain Jacques Henric. Autres invités : Michel Onfray, Arnaud Viviant, Christine Orban, Monique Pantel.
    De profil, Christine est le sosie d'Alexandre Nabe, dix ans : nez droit, dents irrégulière, regard perdu. Dans ce débat autour du sexe de la femme, tout en mélangeant Catherine Millet ("J'ai beaucoup aimé votre livre"), elle se situait à l'opposé des positions, si j'ose dire, de celle-ci : fantasme, rêverie, attente. En gros : sentiments. Du coup, les autres la regardent un peu bizarrement. Qu’est-ce qu'elle, celle-là ? Qu’est-ce qui lui prend ?
    À l'abri de son sourire vide dont nous sommes désormais heureusement débarrassés, Ruth Elkrief laisse dire. La grande affaire de Ruth, ce sont les ligues de vertu, celles qui ont interdit Baise-moi de Virginie Despentes. Tous ces réacs, là, qui monopolisent la parole. C’est vrai qu'il n'y en a jamais à la télévision et à la radio et rarement dans les journaux, mais ça ne les empêche pas de rôder, d'agir dans l'ombre; de pense. De se parler au téléphone. Et même quand ils ne se disent rien et ne font rien, sont totalement bâillonnés, ils gênent Ruth, ils la dérangent, ils l'étouffent. C’est la droite, quoi. Cette sale droite qu'elle continuera de combattre avec une efficacité redoutable sur RTL.
    Arnaud Viviant, lui, s'interroge : "Où se trouve ma liberté par rapport à la liberté de Catherine Millet ? " C'est une question typiquement Viviant : elle ne veut rien dire et on ne peut rien y répondre. Notre inrockuptible joufflu et grisonnant ne s'en tient pas là. Il annonce, avec une solennité molle, la disparition de l'érotisme. Merde, ça c'est con.
    Qu’est-ce que c'est l'érotisme pour Viviant, à propos ? "Les porte-jarretelles et les escarpins." Pauvre Bataille. On sait donc que Mme Viviant porte des collants et des bottes. Arnaud, à un autre moment : "La monstration du désir". Je crois que ça a été mon passage préféré !
    Michel Onfray, il faisait un peu la tête. Normal, on ne parlait pas de lui. D’habitude, sur un plateau, il est monsieur Désir, gentleman Hédonisme, capitaine festif. Là, avec Catherine Millet, il n'était pas à la fête. Car il a beaucoup de qualités médiatiques, Michel Onfray, mais il n'a jamais eu la bonne idée de se faire sodomiser par dix hommes sur le capot d'une voiture. On ne saurait penser à tout. En plus, il ne pouvait trop rien dire, parce qu'il aime bien ça, Michel Onfray, avoir des articles dans Art Press. Du coup, il s'est vengé sur Houellebecq, et "sa haine du corps, sa haine de la femme, sa haine du sexe." Avant de conclure, les lèvres pincées : "Au fond, c'est très chrétien." Oublié de préciser que l'émission était diffusée le vendredi saint.
    Monique Pantel, l'égérie de Laurent Ruquier, a pris la parole pour dire que Belle de jour et le Dernier Tango à Paris l'avaient " fait bander ". Ça tombe bien : moi aussi !