Le mot de Michel Crépu sur Tohu-Bohu - La Croix - 17 janvier 1994
Le boucan de Nabe
Une habitude. Il n’est pas un livre de Marc-Édouard Nabe qui ne soit aussitôt accueilli aux cris du « nouveau Bloy », ou bien variante : « le nouveau Céline ». L’on ouvre, l’on constate qu’il ne s’agit bien entendu que d’un nouveau Nabe. Ainsi de Tohu-Bohu, sorte de chronique journalière tenue au gré des fantaisies mégalomaniaques de l’auteur, qui sont fort nombreuses.
Un « tempérament » ? Certes. Voire même, çà et là, quelque vue du temps qui frappe ? Certes encore. Et puis quoi ? Tohu-Bohu est un restaurant bondé où l’on passe, comme partout, de la musique du matin au soir. Ce qu’il y a de spécialement ridicule, c’est l’index, à la fin : comme si nous allions le relire, le consulter.
Michel Crépu.
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