Se connecter
Liste des Articles de Presse
  • 2013 (5)

  • 2012 (27)

  • 2011 (59)

  • 2010 (73)

  • 2009 (21)

  • 2008 (3)

  • 2007 (13)

  • 2006 (7)

  • 2005 (8)

  • 2004 (11)

  • 2003 (16)

  • 2002 (15)

  • 2001 (15)

  • 2000 (63)

  • 1999 (18)

  • 1998 (17)

  • 1997 (13)

  • 1996 (16)

  • 1995 (21)

  • 1994 (16)

  • 1993 (24)

  • 1992 (26)

  • 1991 (34)

  • 1990 (20)

  • 1989 (4)

  • 1988 (9)

  • 1986 (2)

  • 1985 (4)

  • 1983 (1)

  • 1977 (1)

  • 1971 (2)

  • 1970 (3)

  •  

    Le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe

    Accueil Sur Nabe Presse 2000 Michel Polac tire un trait sur l'affaire Ripostes - Paris-Match - 20 juillet 2000

    Michel Polac tire un trait sur l'affaire Ripostes - Paris-Match - 20 juillet 2000

    Envoyer Imprimer PDF

    Michel Polac tire un trait sur l'affaire Ripostes - Paris-Match - 20 juillet 2000

    Pour en finir avec Camus... et Polac

    Réplique du tremblement de terre Renaud Camus, Polac et Nabe se sont affrontés dans une émission (« Ripostes ») jamais diffusée et dans la presse. L’affaire se termine. L’ex-animateur télé y met aussi un point final.

    L’émission sur la Cinquième n’a pas été diffusée, non à cause d’une censure de ma part – ragot repris par Claude Durand – mais, de celle de la chaîne, qui a trouvé « indécente » ma citation de Nabe. Indécente ? Non, antisémite, mais ce mot brûle les lèvres de certains qui préfèrent la périphrase ou l’euphémisme, par exemple « des horreurs politiquement très incorrectes ». « Pourquoi ce silence radio autour de l’antisémitisme déclaré de Nabe ? » s’étonne Durand : là, il a raison. Ce qui m’indigne n’est pas qu’on publie des textes scandaleux, c’est que les médias interviewent leurs auteurs en escamotant l’idéologie qu’ils professent : « Le fascisme de Drieu a toute ma sympathie », écrit Nabe. Et Nabe a celle de Camus (qui le cite dix fois) « parce qu’il ose tout dire ». Camus, lui, craint « d’être lynché si je dis tout ce que je pense ». Mais Camus dandy académique est raciste « soft » dans la tradition de Morand, Chardonne ; Nabe, lui, est raciste « hard » pour imiter les pamphlets de Céline. Encore que... Camus, dans son « Journal » de 1992, évoque un manuscrit refusé par tous les éditeurs car bien trop antisémite, et Emmanuel Carrère lui écrit de se méfier « des clones indignés d’Elisabeth Badinter » (!). Camus, esthète un peu ranci, croyait choquer avec ses écrits de drague dans les saunas et ses désirs de « poilus », mais ce sont ses provocations racistes qui lui ont permis de sortir de l’anonymat après 40 publications.
    Qu’il retrouve ses 1 000 lecteurs – comme Nabe – et qu’on n’en parle plus. C’est tout le mal que je leur souhaite.


    Michel Polac.