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    Accueil Sur Nabe Presse 1990 Bernard Pivot évoque l'affaire Bénamou pour ses quinze ans d'Apostrophes - Lire - juin 1990

    Bernard Pivot évoque l'affaire Bénamou pour ses quinze ans d'Apostrophes - Lire - juin 1990

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    Bernard Pivot évoque l'affaire Bénamou pour ses quinze ans d'Apostrophes - Lire - juin 1990

    Bernard Pivot évoque l'affaire Bénamou pour ses quinze ans d'Apostrophes - Lire - juin 1990

    I comme incident
    En dehors des facéties bukowskiennes - racontée plus haut -, il n'y eut qu'un seul gros incident, les coups de poing, hors antenne, de Georges-Marc Benamou dans les lunettes de Marc-Edouard Nabe. L'émission (15 février 1985) avait pour thème "les mauvais sentiments" ! Auteur sulfureux d'Au régal des vermines, le jeune Nabe - qui se dit lui-même "ambassadeur des écrivains maudits", " Buster Keaton de l'Apocalypse" - se lança, excité par les questions justes et virulentes de Morgan Sportès, dans une violente diatribe contre la démocratie, les Juifs, les Noirs, les Blancs, etc. Parmi les téléspectateurs indignés, Georges-Marc Benamou, futur directeur de Globe, alors journaliste au Quotidien de Paris. Il sauta dans sa voiture, la rangea à côté de l'avenue Montaigne, franchit aisément le sas de sécurité d'Antenne 2 avec sa carte de presse, fit irruption sur le plateau où, l'émission terminée, dans une atmosphère tendue, les invités se désaltéraient, et se précipita sur Marc-Edouard Nabe... Deux amis de celui-ci ayant riposté, il fallut séparer les belligérants qui s'invectivaient dans un bruit de chaises renversées et de verres (de lunettes et à boire) brisés.
    Georges-Marc Benamou : "J'aurais volontiers, il y a quarante ou cinquante ans, cassé la figure au Céline de Bagatelles pour un massacre, au Rebatet des Décombres, à Brasillach... En aurait-on fait un drame ? S'en serait-on scandalisé comme on a pu, çà et là, se scandaliser de mon geste ?"
    Marc-Edouard Nabe : "Lorsque j'ai dit : "Parlons enfin littérature...", c'était de la provocation, je vis tant pour cela... Je voulais vivre un instant littéraire."
    Dix ans auparavant, dans une émission consacrée aux journalistes, Jean-François Chauvel, du Figaro, avait voulu se lever, pendant l'émission, pour envoyer une gifle à Jean-François Josselin, du Nouvel Observateur. Mais son micro-cravate, faisant office de lasso, l'en avait empêché...