 
Enc... toi-même
Politiquement incorrect, dans ses sujets, leur traitement et jusqu'à la diffusion de ses livres via sa plateforme, Nabe se met dans la peau de DSK dans L'Enculé. Scandaleux mais exempt de procès, ce livre reste un roman, irrésistiblement drôle à condition d'aimer rire de tout. De quoi assurer la polémique dès l'apéritif.
Nabe, L'Enculé Prix : 24€ sur marcedouardnabe.com
 
POLÉMIQUE
NABE EST-IL DEVENU FOU ?
Dans son dernier livre, L'Enculé, où il se glisse dans la peau d'un DSK au bout du rouleau, l'écrivain semble atteint de troubles neurologiques avancés. Nos experts se risquent à quelques explications.
HYPOTHÈSE 1 Maladie de Gilles de la Tourette Egalement appelée coprolalie, ce trouble se caractérise par la production irrépressible de tics verbaux, insultes et mots obscènes (« pute, pute, pute », « enculé, culé »). Dès les premières lignes du roman, le toc semble avéré : « Je suis un enculé : c'est souvent ceux qui enculent les autres qu'on traite d'enculés (...) Je vais raconter ici comment un enculeur s'est fait enculer ». Les causes sont inconnues et, dans la plupart des cas, les médecins inutiles.
HYPOTHÈSE 2 Erotomanie dirigée sur Anne Sinclair Cette psychose est construite autour de la conviction délirante d'être aimé par une personnalité en vue (laquelle ignore généralement votre existence). Après une phase d'espoir, le malade entre dans une phase de dépit (pouvant le mener au meurtre). Anne Sinclair étant un objet de ressentiment obsessionnel dans l'ouvrage, on peut supposer que l'écrivain est tombé, comme beaucoup de Français, dingue de l'animatrice télé quand elle recevait le petit monde de la politique dans l'ambiance feutrée de son talk-show : « Voilà la bouche sur laquelle des millions de Français fantasment, à cause de la pulpe de ses lèvres bien sûr, mais aussi de la fameuse intelligence médiatico-politique qui s'exprimait par là comme les eaux sales sortent d'un égoût (...) ».
HYPOTHÈSE 3 Passion amoureuse pour Patrick Besson L'édito que le fameux chroniqueur a consacré récemment dans Le Point au livre de Marc-Edouard ne laisse planer aucun doute. Il y est décrit comme « La synthèse la plus pertinente » faite de l'affaire DSK. Et Patrick d'évoquer avec lyrisme « l'être universel qui habite toutes les grandes oeuvres d'art ». Le romancier, mu par une passion virile, cherche à démontrer à son mentor son audace, comme en témoigne cet extrait à la tendre rudesse : « C'est comme si, en me faisant sucer, je lui avais fait ravaler son caviar de merde ». Le refoulé homo est ici manifesté par les figures classiques du déplacement (identification à DSK), et de l'agressivité contre la mère aimée/haïe (Anne Sinclair).
HYPOTHÈSE 4 Simulation Quelques experts penchent enfin pour l'hypothèse de la perversité et de la simulation : Marc-Edouard utiliserait le subterfuge du récit à clés, pour commettre cet écrit anal qui lance une petite bombe puante, aux effluves antisémites, dans un monde des Lettres empesé et ronronnant.
L'ENCULÉ de Marc-Édouard Nabe. 50p. (sic !) 24€ sur www.marcedouardnabe.com
Par Audrey Simonin
  
 
Lire sur le site de L'Express
Limonov: "C'est agréable d'être héros de roman populaire!"
Par Axel Gyldén et Alla Chevelkina (L'Express), publié le 30/11/2011 à 08:00, mis à jour à 10:13
Limonov a vécu à Paris dans les années 1980. Il réside aujourd'hui en Russie et part en guerre contre le "néotsarisme" de Vladimir Poutine.
F. Savintsev pour L'Express
Le héros du livre d'Emmanuel Carrère, prix Renaudot 2011, ne se repose pas sur ses lauriers: Limonov a décidé d'être candidat à la présidence de la Russie. Rencontre à Moscou avec ce provocateur-né.
Chez Edouard Limonov, au cinquième étage d'un immeuble moscovite sans âme situé dans un quartier de la classe moyenne, c'est un garde du corps qui vous ouvre la porte. Juste derrière, tout de noir vêtu, se tient, en chair et en os, le sulfureux personnage du roman d'Emmanuel Carrère - Limonov (P.O.L),prix Renaudot et best-seller (plus de 120 000 exemplaires, selon Edistat). Edouard Veniaminovitch Savenko, alias Limonov (68 ans), est un chat à neuf vies: voyou en Ukraine, dandy underground à Moscou, poète, valet de chambre à Manhattan, écrivain à Paris (1980-1989), soldat dans les Balkans, chef du Parti des "natsbols" (national bolchevique) - interdit -, prisonnier politique. Avenue Lénine, dans le sud-ouest de la capitale, son appartement spartiate de 100 mètres carrés est aussi chaleureux qu'une cellule de prison. Quelques chaises, des tables, un lit, un bureau et, au mur, des photos. Autobiographiques, comme ses livres. Une image, prise de Notre-Dame, embrasse Paris, où il n'a pas remis les pieds depuis vingt ans. Sur le mur d'en face, un cliché de 2002 le présente menotté et la crinière avantageuse. "Derrière les barreaux, conserver ses cheveux relève de l'acte de résistance", précise le coriace agitateur. Actuellement, il codirige Stratégie-31, un mouvement antisystème qui se réunit tous les 31 sur la place Triumfalnaya, à Moscou, pour réclamer le droit à la liberté de réunion garanti par l'article 31 de la Constitution. Ces sorties lui ont valu une vingtaine d'arrestations, de quelques heures ou de quelques jours. L'Express a rencontré Limonov une dizaine de jours avant l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle en Russie, qui aura lieu en mars 2012, et de l'abandon de la nationalité française, acquise dans les années 1980, par "devoir envers le peuple russe".
Le livre d'Emmanuel Carrère a fait de vous un personnage central de la rentrée littéraire en France. Cela vous amuse?
C'est une posture très agréable que celle de héros d'un roman populaire! J'espère pour Emmanuel Carrère qu'avec le prix Renaudot les ventes vont s'envoler. Et j'espère pour moi que ce succès va relancer l'intérêt pour mes livres, Le Petit Salaud, Autoportrait d'un bandit dans son adolescence, Journal d'un raté, réédités par Albin Michel.
Le Limonov du roman est-il conforme à l'original?
Lorsque l'auteur m'a posé cette question, j'ai refusé de lui répondre. Un jour, peut-être, je dirai ce que j'en pense. Emmanuel Carrère ne m'a jamais sollicité ni soumis la moindre page pour relecture. Mais il a lu tous mes livres, tous mes articles: c'est du bon boulot. Un écrivain russe aurait probablement tiré un livre et un portrait différents.
 
Kiosque
Le nouveau roman sulfureux de Marc-Edouard Nabe (exclusivement en vente sur Internet), L'Enculé, qui retrace les frasques sexuelles de Dominique Strauss-Kahn, suscite de vives réactions dans les médias. Encensé par Patrick Besson dans Le Point, par l'éditeur Léo Scheer ou par Elisabeth Lévy (www.causeur.fr), l'ouvrage a été descendu en flammes, pour antisémitisme aggravé, dans Le Monde par Marc Weitzmann. Il faut dire que le romancier, qui a toujours adoré les provocations, ne fait pas dans la dentelle. On y découvre DSK se « torchant » avec des pages de La Nuit d'Elie Wiesel ou se faisant sucer les pieds par une étudiante juive excitée par des chants nazis... Pour le moment, ni DSK ni Anne Sinclair, assimilée à une grande bourgeoise juive masochiste, véritablement trainée dans la boue, n'ont porté plainte. Du très grand Nabe, un vrai délire.
 
Correspondance
Une Lettre de Léo Scheer
Après la publication, dans « Le Monde des Livres » du 18 novembre, d'une tribune titrée « Les Bienveillants », sur le livre L'Enculé, de Marc-Edouard Nabe, nous avons reçu de l'éditeur Léo Scheer, qui a publié dans le passé des textes de M. Nabe, la lettre suivante : « Dans cette tribune, je suis accusé de soutenir, par amitié, des propos antisémites et même de négationnisme pour avoir nié qu'ils le sont. (...) Je tiens à souligner que (...), s'il y avait chez l'auteur dont j'ai publié et je publierai les textes une quelconque incitation à l'antisémitisme ou au négationnisme, je ne les éditerais pas et ils auraient été condamnés depuis longtemps par la justice française, très ferme sur ces sujets. Ce n'est pas le cas. Dans L'Enculé, le procédé utilisé, en l'occurrence, par Nabe, consistant à se mettre dans la tête de la caricature d'un personnage célèbre, l'a été maintes fois dans des livres comme Une journée dans la vie de Lionel Jospin, de Marcela Iacub, chez Fayard en 2006, ou bien, chaque jour, dans les "Guignols de l'info" sur Canal+ »
VOICI CI-DESSOUS LE DROIT DE REPONSE INTEGRAL DE LEO SCHEER ENVOYE A JEAN BIRNBAUM ET PUBLIE SUR SON BLOG :
78. Le vendredi 2 décembre 2011 par leo
Mais non, cher Mirliton, vous n’êtes pas hors sujet. Permettez moi cependant de revenir à mon actualité personnelle sur le sujet. Vous avez pu lire, dans le billet ci dessous du 18 novembre 2011 la "Tribune" publiée par Le Monde des Livres : Les Bienveillants. Contatant que mon nom y était cité trois fois et que le terme « négationniste » utilisé par l’auteur pour qualifier les « Bienveillants », fut-il littéraire, était infamant, j’envoyais une demande de publication d’un droit de réponse (comme l’exige la loi sur la presse) au directeur de la publication. La rédaction préféra passer outre et publia une « Lettre de Léo Scheer » à la rubrique « Courrier » dans laquelle n’étaient reprises que quelques lignes du droit de réponse en question. On m'expliqua que c'était déjà un privilège très rare dans ce journal. Comme vous vous en doutez, je n’allais pas me lancer dans une bataille juridique avec Le Monde des Livres qui pouvait constituer un préjudice pour les auteurs de la maison d’édition. Je pense cependant que cette « affaire » s’inscrit parfaitement dans le fil de notre réflexion et je verse donc au dossier le texte du droit de réponse que j’avais envoyé. Tout ceci montre l’importance croissante de l’Internet dans ces vieux débats car ce que me reprochait l’auteur de la « Tribune » n’était, finalement, qu’un commentaire mis en ligne sur ce blog. Le seul fait que ce petit commentaire se retrouve avoir les honneurs d’une pleine page dans le très sérieux Monde des Livres, était déjà, en soi, une curiosité. C'est d'ailleur ce qui me donna envie de renouer avec nos discussions à bâtons rompus. Voici donc le texte que j’avais envoyé :
"Vous faites paraître, à propos du dernier livre de M.E. Nabe qui n’est ni chroniqué, ni analysé, ni critiqué, dans le supplément que vous dirigez, (Le Monde des livres, en principe consacré aux comptes rendus et à la critique des livres), une « Tribune » (dont le statut est ambiguë) et dont le titre est Les bienveillants. Elle dénonce la complaisance d’un certain nombre de personnes à l’égard de M. E. Nabe. Dans cette Tribune, je suis accusé de soutenir, par amitié, des propos antisémites et même de négationnisme pour avoir nié qu’ils le sont.
L’auteur de l’article me reproche d’avoir annoncé la sortie du livre de Nabe, l’Enculé, sur le site de ma maison d’édition. Afin de soutenir son argumentation fallacieuse, il voit dans cette annonce la marque d’une amitié qu’il juge dangereuse puisqu’elle me conduit à ce dont je suis accusé : de soutenir une œuvre destinée à promouvoir l’antisémitisme et d’être, pour cette raison, négationniste.
Je tiens à rappeler ici que j’ai publié en 2006 Morceaux choisis de M.E. Nabe, recueil des extraits de l’ensemble de ses livres, classés par ordre thématique et alphabétique. Préparant, depuis, l’édition augmentée à partir des textes sortis depuis 2006, j’annonce régulièrement ses nouveaux ouvrages, comme je le fais pour tous les auteurs de la maison d’édition. Il n’y a là aucune « bienveillance » particulière.
D’autre part, je tiens à souligner que, contrairement à ce qu’affirme votre tribune, s’il y avait chez l’auteur dont j’ai publié et je publierai les textes une quelconque incitation à l’antisémitisme ou au négationnisme, je ne les éditerais pas et ils auraient été condamnés depuis longtemps par la justice française, très ferme sur ces sujets. Ce n’est pas le cas. Dans L’Enculé, le procédé utilisé, en l’occurrence, par Nabe, consistant à se mettre dans la tête de la caricature d’un personnage célèbre, l’a été maintes fois dans des livres comme Une journée dans la vie de Lionel Jospin de Marcela Iacub chez Fayard en 2006 ou bien, chaque jour, dans les guignols de l’info sur Canal+.
J’ajoute qu’il n’est pas acceptable d’être accusé de négationnisme dans les pages d’un journal comme Le Monde. Je mesure d’autant plus la gravité de telles accusations, étant l’unique survivant d’une famille juive de Cracovie, victime de l’extermination nazie.
Contrairement à ce qu’affirme l’auteur de votre Tribune, les mots ont un sens, et celui de « négationniste » en a un, très précis. Il désigne ceux qui nient l’existence de cette extermination. Le fait d’ajouter le qualificatif de « littéraire » au mot de négationnisme, n’enlève rien à son caractère infâmant dans la mesure où il ne change pas sa signification. La littérature n’est là qu’un des instruments du négationnisme comme peuvent l’être l’histoire ou la politique.
Je tiens enfin à souligner les méthodes étranges utilisées par l’auteur à qui vous avez confié cette tâche, qui a pris contact avec moi sans me prévenir qu’il préparait un article, évoquant un manuscrit qu’il avait commencé à écrire sur un sujet qui ressemblait à l’affaire DSK et qu’il avait dû abandonner.
Je demande donc que cette lettre soit publiée dans votre supplément en tant que droit de réponse et, compte tenu de la gravité des accusations dont je suis l’objet à propos de ce livre, qu’un article soit publié par le Monde des Livres en faisant une analyse critique sérieuse afin de prouver que les accusations de négationnisme sont fondées ou si cette « tribune » ne relève tout simplement de la diffamation destinée à susciter une polémique dont l’ « écrivain » qui la signe est le spécialiste récidiviste bien connu depuis l’affaire Renaud Camus, il y a déjà plus de 10 ans."
  
Parlons peu, parlons de moi
par Jackie Berroyer
Je suis livre de bonheur
[...] Allez-vous lire L'Enculé ? On se demande comment va résonner l'incroyable vingt-neuvième livre de Nabe, que j'ai eu un peu tard pour vous en parler plus longuement. Comment vont réagir ceux qui se sentent concernés ou pas devant ce nouveau torrent ? On imagine la critique : « On voit ressurgir l'antisémitisme qu'il croit mettre commodément dans la bouche de DSK... » On sait que c'est son lot depuis longtemps. On devrait aussi savoir que la commodité n'est pas son genre. Il balance drôlement, comme disait Hortefeux. Dominique Strauss-Kahn est le héros de ce premier roman issu de l'affaire, mais son nom n'apparaît pas, alors que ceux de tous les autres personnages y sont. Martine Aubry en chienne bouledogue de compagnie et Elkabbach en cow-boy. Certains diront : « Un livre pareil, c'est pas possible ». Il prouve que ça l'est, par la liberté qu'il a su garder. Personne n'a pu l'empêcher de faire exister ce livre. Depuis un certain temps, Nabe n'est plus dans le monde de l'édition. Après la période des affiches, L'Homme qui arrêta d'écrire est sorti par le biais d'Internet, vente en ligne et forte exigence de pourcentage pour les librairies qui voudraient bien le vendre. Lorsqu'on vend environ dix mille livres presque sans intermédiaires, c'est un pactole pour l'auteur. Mille commandes par jour de L'Enculé la semaine de sa sortie. Peut-être que tout s'arrêtera aux 7000 fidèles, mais l'affaire est déjà pliée, les frais sont couverts et la fortune n'est pas son but. Les indignés d'un autre genre vont-ils opter pour les procès ou pour le silence ? A Delfeil de Ton qui lui rapportait que certains voyaient ça comme une grosse farce, un peu comme pour lui enlever de l'abjection, Nabe a répondu que l'abject n'est pas où l'on croit. On en saura déjà plus à l'heure où vous me lirez.
  
Dans l'ombre de Limonov
[...] On pourrait diviser ces écrivains en deux catégories presque aussi anciennes que la littérature elle-même. D'un côté, les auteurs seulement préoccupés par le style, héritiers de l'art pour l'art ; de l'autre, les écrivains engagés, qui se font l'écho de la rumeur du monde. Edouard Limonov, lui, est plutôt du genre à conchier l'engagement, comme ses petits camarades de L'Idiot International, Nabe, Besson et consorts, dont le crédo était : "Nous sommes des écrivains, pas des journalistes (...) Le style contre les idées..." [...]
Elisabeth Philippe
  
Interview par Vincent Jaury
[...] Vous aimez mentir, alors ? Pas vraiment. Pour moi, le mensonge est lié à la nuit. La nuit a été un terrain de jeu dont la mythomanie a été l'une des attractions. Il m'est arrivé de m'inventer, pas forcément sous un angle flatteur, narcissique, plutôt de façon provocatrice. il m'est arrivé de séduire des femmes comme ça. Ce n'est pas de la vraie mythomanie, au sens clinique. Il y a de vrais mythomanes, Jean-Edern Hallier, par exemple.
Justement, il faisait partie des mythomanes qui poursuivaient Bernard Frank ! Je ne partage pas l'enthousiasme de notre ami Frédéric Beigbeder à l'égard d'Hallier. C'est vrai qu'il y a des passages bien torchés qui m'amusent. Mais cette mythomanie-là, elle est quand même toujours extrêmement vaniteuse, c'est un prétexte pour dire moi, moi, moi. Ca me saoule très vite. Le personnage de Jean-Edern, outre le fait qu'il avait une haine viscérale envers mon géniteur (peu importe d'ailleurs, j'aime des gens qui détestent mon père, sinon je serais mal barré vu le nombre d'amitiés que j'ai à droite, notamment dans le milieu littéraire), je le trouvais un peu dégoûtant.
Dégoûtant ? C'est ce qui me sépare de la provoc d'Hallier, ou de Marc-Édouard Nabe avec qui je me suis embrouillé l'autre soir. C'est le côté crade que je crois ne pas avoir.
Crade, c'est « antisémite », par exemple ? Par exemple. J'aurais pas envie de passer la nuit à bavarder avec lui, j'aurais pas envie de déconner avec ces gens-là. J'ai envie de déconner avec Blondin, avec Besson, avec Muray. J'ai envie de déconner avec des gens méchants, très à droite, tout ce que tu veux. Même pourquoi pas quelqu'un qui serait très trouble sur le plan idéologique : Luchini, on s'est côtoyé. Peut-être qu'il y a quelque chose de pathétique, d'un peu médiocre chez Hallier qui me gêne. Il est lourd. [...]
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