Viviane Forrester vient de mourir à l'âge de 88 ans. Il semblait qu'elle avait toujours été vieille. C'est l'image qu'elle a donnée, particulièrement un jour de 1996 au Mans, dans un débat organisé par Pierre Assouline (le revoilà). Ce dernier, à l'époque nabien convaincu, avait dû essuyer, comme tout le monde dans le public, le numéro de la Forrester refusant théâtralement de débattre avec le "fasciste" Nabe.
A lire ou à relire, la retranscription ci-dessous (Coups d'épées dans l'eau, Tome I ). Devant tant de mauvaise foi, d'hypocrisie et de mensonge de la part de Viviane Forester, Assouline n'avait pas été le seul à défendre Nabe. Eric Holder l'avait secondé, ce qui lui coûta son prix Femina à la consternation de son éditeur Raphaël Sorin présent aussi. A noter également que dans la salle se trouvait Mehdi Belaj-Kacem qui n'a rien dit, mais qui n'en pensait pas moins, mais surtout Maurice G. Dantec qui a pris la parole (son discours est aussi retranscrit) : on constatera que c'est ce jour-là sans doute qu'il a décidé de passer du roman policier au pamphlet politique, comprenant devant la haine de Forester à l'encontre Nabe qu'il y avait une place de crucifié à prendre...
Mercredi, 10 Avril 2013 14:09
FRED EST MORT : Zanini, Nabe et Fred, 6 mars 2011
Mercredi, 10 Avril 2013 14:07
FRED EST MORT : Clip de la galerie Martel pour l'exposition 2011
Nabe "explique" Le Corbac aux baskets à son père dans les dernières images
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Mercredi, 10 Avril 2013 14:04
FRED EST MORT : Alain Zannini pp. 262-263 ( 2002 )
Mercredi, 10 Avril 2013 14:03
FRED EST MORT : Couverture de Loin des Fleurs ( 1999 )
Mercredi, 10 Avril 2013 14:03
FRED EST MORT
INEDIT ! Extrait d'une rencontre Fred/Nabe, reprise dans Coups d' épée dans l'eau 2 ( à paraître )
Marc-Édouard Nabe : Heureusement pour Fred, il n’a pas illustré mon Journal, parce que là ce serait vraiment… Il ne pourrait plus faire que ça pendant encore deux cents ans et ce serait très difficile ! Fred : J’aimerais bien, moi, passer deux cents ans encore à illustrer des choses. Marc-Édouard Nabe : Ah oui, ce serait bien comme marché faustien. " Vous vivez deux cents ans si vous illustrez le Journalde Nabe. " Mais enfin, là j’ai été évidemment très ravi et très touché pour mille raisons affectives, enfantines et immortelles… François Angelier : Vous connaissez Fred depuis combien de temps ? Marc-Édouard Nabe : Depuis que j’ai douze ans… François Angelier : Et vous le lisez depuis le même moment. Marc-Édouard Nabe : J’ai d’abord lu Fred avant de lire tous les écrivains qui sont dans Fred. Je crois que la bande dessinée a été inventée pour Fred, pour qu’il y ait ce dessinateur-là qui la porte à cette apogée, puisqu’il suffit, voilà. C’est-à-dire qu’il suffit de lire Fred et on a tout ce qu’on espérait peut-être trouver dans la bande dessinée, y compris une certaine et une grande littérature. Même si Fred ne les a pas lus, on retrouve à l’intérieur de ses albums, je les ai découverts après parce que je lisais d’abord Fred et ensuite la littérature, tout un tas de livres essentiels de L’Odyssée à Moby Dick en passant par Don Quichotte, Robinson Crusoé, Les voyages de Gulliver, tout ça c’est dans les albums de Fred. François Angelier: C’est fredien. Marc-Édouard Nabe : C’est déjà fredien. François Angelier: Alors Fred figure dans un poème qui s’appelle " Panthéon monosyllabique " :c’est donc la liste de tous les écrivains, musiciens, peintres, cinéastes que vous aimez mais dont le nom ne comporte qu’une syllabe à la prononciation. Alors, Proust, Grosz, Kloots, Bloy, Bud, Bird, Miles, Monk, et à un moment, qu’est-ce qui se passe ? Eh bien, on trouve Getz, Duke, Kraus, Swift, Fred, Milt, Bosc, Brown, bon ça continue… Donc vous êtes dans le " Panthéon monosyllabique " de Marc-Édouard Nabe. Fred: Eh oui… François Angelier: Quelques mots sur la couverture. Là effectivement, c’est un recueil de poèmes qui malmènent un peu la poésie, en tout cas la convention poétique. Alors, vous avez représenté quoi, là sur la couverture de Loin des fleurs ? Fred: Ah mais c’est plutôt pour ne pas tomber dans les clichés de la poésie parce qu’on tombe facilement dans la grandiloquence, et moi j’ai une peur bleue de la grandiloquence. Là, ce sont des anges qui envoient un pot de fleurs sur un autre ange qui, avec une lyre, déclame des poèmes ou je ne sais quoi. François Angelier. : Il y a quand même un canon qui tire des pots de fleurs ! Fred: Oui, justement. Mais c’est la dérision quoi, la dérision de la poésie. En fait, j’aime bien la poésie mais je suis pas un fanatique de la poésie.
16 octobre 1999, France Culture, « Mauvais genres »
Mercredi, 10 Avril 2013 14:01
FRED EST MORT : Journal Nabe's Dream pp-796-797 ( 1985 )