Se connecter
Liste des Articles de Blog
  •  

    Le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe

    Accueil Sur Nabe Blogs, Internet,etc.
    Blogs Internet, etc.

    Le blog de So Foot a noté que Racaille Football Club de Daniel Riolo cite Nabe - 13 mai 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    On a lu "Racaille football Club" de Daniel Riolo

    Ce livre va sûrement faire du bruit. Daniel Riolo, chef d’orchestre de l’ « after-Foot » et grand spécialiste du PSG a d’ailleurs choisi le titre parfait, surtout dans le contexte actuel, pour susciter le buzz. Mais au-delà de la volonté de choquer et d’endosser la cape de celui qui ose « briser les tabous », sur le fond, qu’en retenir? De fait, la lecture se termine avec le sentiment d’avoir parcouru un bon numéro de « Marianne », une couve bien racoleuse pour in fine égrainer un contenu mesuré et nuancé. Beaucoup d’anticonformisme pour rien ?

    Pour commencer, il faudrait avertir les fachos 2.0, les fans de Michèle Tabarot, les aficionados de Marine ou les anars de droite qu'ils ne doivent surtout pas acheter ce bouquin. Ils vont être déçus. En effet, si déjà sur les réseaux sociaux, certains se régalent des polémiques à venir, prouvant qu'ils ont « toujours eu raison », le résultat va forcément leur laisser un goût d'inachevé. Alors oui, une bonne moitié du bouquin assène des thématiques très zémouriennes : la menace « racaille », le spectre du communautarisme et le péril islamique. Cela d'autant plus que contrairement au pays dans son ensemble, dans le foot, « ils » y seraient majoritaires.

    Au final, les premiers chapitres traitent en effet peu de football. Il ne s'agit que de parler de « racisme anti-blanc », de musulmans arrogants et dominateurs, et bien sûr de la fin de l'autorité et du « respect ». Daniel Riolo ne se mouille pas trop. Il distribue la parole, assaisonne un peu d'avis contradictoires, pour mettre en scène les évidences, généralement dans les citations des autres, qui selon lui « dérangent ». Des évidences sur une équipe de France gangrenée par la culture de cité, par cette génération qui prie Allah, idolâtre Scarface et ricane de La Marseillaise, tout en persécutant les gentils petits blancs, seuls authentiques victimes de cette triste histoire. En retour, les discriminations dont parlent et se plaignent parfois les premiers incriminés ne constituent qu'un « ressenti ». S'ils aident leur famille, ce n'est pas pour suppléer à des environnements où le taux de chômage monte à 40% chez les moins de 25 ans ou aux retraites maigrichonnes de leurs parents, il s'agit presque d'une logique « mafieuse ». En face, un pays traumatisé par tant d'ingratitude, des supporters désabusés et un Yohann Gourcuff en bolos expiatoire.

    « T'es facho ou quoi ? »

    Pour se prémunir de toute critique trop conformiste, le journaliste entonne à longueur de pages la complainte du « si on dit cela, on est tout de suite accusé de racisme ». Comme si les Bleus et le foot ne se voyaient, depuis 2006, pas reprocher scandales et polémiques et ne faisaient pas le bonheur des chroniqueurs et intellos néo-réacs trop heureux de détruire le mythe de 98. Les affaires de comportement, les escapades nocturnes, les rivalités internes dans le groupe, les déclarations à l'emporte-pièce, accompagnent à longueur de temps les prestations de la sélection nationale. Pourtant, à se poser par anticipation en crucifié du politiquement correct, on en arrive à d'étranges raccourcis. Évoquant l'affaire des quotas, en guise de commentaires à la réaction d'un André Mérelle, DTN et ancien directeur de Clairefontaine, qui trouvait que « ça pue le racisme tout cela », le livre conclut : « Il faut dire que lui peut faire tomber la sentence. Sa femme est noire. Et pour aborder certains sujets, en France, il vaut mieux avoir des alibis en béton. » Que rajouter ?

    En retour évidemment, tenter de contredire son point de vue revient donc à abandonner la France aux djihadistes en crampons. Et au-delà, à une espèce d'empire invisible qui englobe notamment Canal+, le rap, Djamel Debbouze, etc. Omar et Fred et leur SAV sont de la sorte accusés avec leur personnage « François le Français » d'entretenir un mépris mi-bobo mi-banlieusard envers les Dupont Lajoie, en oubliant au passage d'autres protagonistes de l'émission, comme le jeune de cité complètement débile ou les parodies de sorciers africains. On a parfois l'étrange sentiment de se retrouver devant ces nationalistes corses horrifiés par la vision proposée des « leurs » dans le film carcéral Un prophète, sans être dérangés pour un sou par celle des Maghrébins. Certaines caricatures vont de soi, sûrement. 

    Témoins à charge Beaucoup de monde est sollicité, ou appelé à comparaître. De Vikash Dhorasoo à Olivier Cachin ou bien le sociologue François Dubet. Mais les derniers mots échoient naturellement à Christophe Guilluy, le géographe « de gauche » préféré de Patrick Buisson - et qui a l'idée de rapprocher de nouveau le foot des classes moyennes et de la ruralité - voire à Cardet auteur de L'effroyable imposture du rap (après son inoubliable Hooliblack), qui gravite dans l'ombre d'Alain Soral. Nous avons même droit à une citation de Marc-Edouard Nabe, pamphlétaire volontiers provoc' et sujet à de nombreuses controverses ces dernières années, tant pour ses écrits que ses interventions télé. Attention frisson !

    Le jugement de valeur est simple et après tout mérite évidemment débat : ces Bleus-là s'en foutent-ils de la France ? Ils manquent de reconnaissance envers leur pays. Les bons points sont ensuite distribués. Lilian Thuram en héros quand il reste sur la pelouse du stade de France pour alpaguer, à raison, les importuns qui l'ont envahie lors du match contre l'Algérie. Lilian Thuram en insupportable donneur de leçons quand il se permet de rappeler « son pays » à la mémoire de l'esclavage. Le rapport au patriotisme devient le nœud du problème. On va se mettre d'accord, les footeux, et en particulier les Bleus actuels, ne sont pas transis d'amour devant le drapeau. Ils n'ont pas de chance, chez eux, cela se voit. Personne n'exige rien au reste de la société, comme aux gentils petits soldats du Palais Brongniart. Quel genre de patriotisme et d'attachement aux valeurs de la République chez les bons cathos qui manifestent en masse contre le mariage pour tous ? La France laïque menacée ? Les principales fêtes catholiques sont fériées (c'est naturel, c'est l'histoire, qui le conteste ?), mais un joueur qui demande à manger hallal réveillerait le monstre du communautarisme ? Qui interroge sur leur attachement au pays natal un Cahuzac, un Guéant, un Lagardère ou même un Depardieu, cet Obélix qui déteste (en cela un vrai point commun avec Anelka) le totalitarisme fiscal de la France et devient bi-national pour cette noble motivation ? Benzema ne veut pas chanter La Marseillaise, c'est débile certes, mais c'est presque plus honnête que l'entonner pour ensuite placer son fric – ou celui de ses amis – en Suisse. Et puis quel genre de patriotisme amène à écrire, comme c'est le cas ici, qu'en raison de l'existence d'un ministère des Sports chez nous, inauguré sous le Front populaire par Léo Lagrange, « en matière de sport, elle (la France) se rapproche de Cuba et de la Corée du Nord » ?

    Le bon exemple et le mauvais footballeur.

    Le foot a un devoir d'exemplarité supérieur au politique, ce qu'il n'arrive pas à réaliser, car dans l'ensemble de la société les valeurs concernées ont dégringolé. Ajoutez que les membres de cette équipe de France plutôt moyenne ont trop bien compris qu'ils ne gagneraient rien avec (peut-être l'explication première pour laquelle ils se défoncent plus au Bayern ou Real qu'en bleu), et vous obtiendrez la recette du cocktail indigeste du moment.

    Rideau ! Arrive la conclusion, la fin du livre. Et la chute est presque contradictoire, comme si on changeait d'ouvrage et d'auteur dès que débarque la place de l'argent et des agents (et du foot pro dans son ensemble). Daniel Riolo revient à ce qu'il connaît le mieux. Le foot français, ses faiblesses, son manque de professionnalisme, son fossé avec les autres championnats européens, les carences de la formation. Et d'un coup, le problème des joueurs de foot qui partent à l'étranger redevient un choix pro dans un environnement économique. Il s'apparente même davantage aux jeunes diplômés issus de l'immigration, qui, pour la peine, se sont généralement émancipés des « codes racailles » dans une perspective de réussite par les études, et qui se rendent à Londres vérifier si leur patronyme sur le CV y demeure autant un handicap que chez nous.

    Le modèle NBA

    La formation française et son incapacité à s'adapter à ce nouveau public, le retard de la culture foot en France, le tout comprimé par le culte du transfert, la faiblesse endémique des dirigeants du foot français, dessinent alors un nouveau paysage où la crise de confiance autour des Bleus ne se réduit plus au doigt de Nasri sur sa bouche. En quoi d'ailleurs le comportement du pensionnaire de City diffère-t-il d'un John Terry et de ses frasques ? En quoi l'égo insupportablement démesuré d'un Benzema est-il moins sympathique que celui d'Ibra ? Tout cela pour finir par donner raison à Hermann Ebongue de SOS Racisme en appelant à toutes les bonnes volontés pour redécouvrir « le vivre ensemble » avec un peu d'éducation. Et aussi pour vanter la NBA en modèle qui a viré la culture ghetto de ses joueurs noirs en les habillant en costard sur le banc de touche, afin de satisfaire un public majoritairement blanc (cela dit aux États-Unis, il est rare d'être choqué d'une équipe black black black si elle est composée des meilleurs et la réussite d'un pauvre n'est pas perçue comme un manque de bienséance envers l'ordre naturel de la hiérarchie sociale). Suffit donc d'un trois-pièces pour passer de « Racaille Football Club » à « Blazer Football Club » ?

     

    Portrait de Taddéi sur TéléObs - 2 mai 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    "En télé, soit vous inventez, soit vous disparaissez"

    Anticonformiste, inclassable, curieux : qui est Frédéric Taddéï ? Portrait d’un électron libre

    Frédéric Taddéï © JP BALTEL/FTV

    Frédéric Taddéï © JP BALTEL/FTV

    Du Taddeï tout craché. Toujours à rebours. Jamais là où on l'attend. Et encore moins là où on voudrait le trouver. Récemment, l'animateur était l'invité du site « Arrêt sur images » pour y débattre de la place de la culture dans la machinerie télévisuelle. A ses côtés, Ollivier Pourriol, ancien chroniqueur du « Grand Journal », auteur d'« On/Off », récit salué par la presse de ses souffrances de jeune philosophe projeté dans la jungle audiovisuelle. Entre deux-là, on imaginait quelques points de convergence sur le fond. On avait tort. La discussion a tourné à la leçon de darwinisme cathodique de la part du professeur Taddeï : « En tant que chroniqueur, 2 000 types rêvent de votre place, vous faites votre trou tout seul ou vous dégagez, les autres ne sont pas là pour vous coacher ou vous conseiller, et à leur place [les producteurs du «Grand Journal», NDLR], je vous aurais viré avant. »

    Même l'inébranlable Daniel Schneidermann, arbitre du débat, parut déconcerté par l'apprêté du propos : « Comme je critiquais ceux qui présentent des livres à la télévision, il s'est dit : «C'est délirant, il est passé de l'autre côté» », sourit aujourd'hui Taddeï. Et celui-ci de poursuivre : « Le livre de Pourriol, je l'ai trouvé plutôt drôle. Mais d'une manière générale, le discours «on peut rien faire à la télé, on nous en empêche» m'exaspère. Ce n'est pas vrai. A la télévision, il faut faire ce qu'on a envie de faire. Et le faire de telle manière que ça marche, non pas en termes d'audience mais télévisuellement. Soit vous inventez quelque chose, soit vous disparaissez. »

    A cette aune, on en déduit que Frédéric Taddeï a dû inventer quelque chose. Mais quoi ? Peut-être une façon de rester anticonformiste dans un milieu qui ne l'est terriblement pas. De concilier intelligence et petit écran. De faire carrière sans faire trop de compromis. « Si vous laissez les autres vous imposer leur règle, vous êtes mort », aime à répéter l'intéressé. Une règle de mauvaise conduite que l'animateur de « Ce soir (ou jamais !) », désormais installé sur la case mythique de Bernard Pivot le vendredi soir, n'a cessé de suivre.

     

    Renégat ! Pierre Assouline cherche les coups

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans le contexte originel

    Qu'est-il arrivé à Pierre Assouline ? C'est la question que les lecteurs attentifs de Marc-Edouard Nabe se posent, d'autant plus que nous, sur ce site, nous avons de la mémoire : dans les années 1990, Assouline soutenait ostensiblement les livres de Nabe, le recevant à la radio (voir ci-dessous) et l'accueillant dans le magazine qu'il dirigeait à l'époque, Lire, ou bien dans des débats houleux (voir la case suivante).

    Depuis plusieurs années, le nouvel académicien Goncourt multiplie les allusions négatives ou les mises au silence. La dernière en date est peut-être la plus frappante : sur son petit blog, on dirait qu'Assouline fait l'éloge de Léon Bloy uniquement pour dénier sa descendance, pourtant notoire... La fiche Wikipédia du pamphlétaire catholique est sans doute trop à l'avantage de l'auteur d'Au régal des vermines (voir ci-dessous) pour le pauvre romancier raté.
    Toute personne ayant des informations sur le revirement inexpliqué du coupable Assouline sera prié de les faire parvenir au commissaire Maigret !

     

    Léon Bloy, le mendiant ingrat, nous écrit

    LE 3 MAI 2013, par Pierre Assouline

    Leon Bloy

    [...]

    Bloy, grand exalté du symbolisme universel, se reconnaît à la lecture d’une seule de ses lignes, même dans ses lettres. On sait ses excès de langage, son goût de l’hyperbole, ses visions mystiques, son intransigeance religieuse, la puissance de son verbe, son style tellurique, son tempérament apocalyptique, ses injures aux confrères, ses éclats et son sens du comique, ses injonctions et son chantage à la misère (« Toute personne qui possède un franc me doit cinquante centimes »). Mais quel torrent sous la plume de ce visionnaire, que ce soit celle de l’essayiste, du diariste ou de l’épistolier ! Par la qualité de sa violence et la sincérité de son exigence , il parvenait donner ses lettres de noblesse à l’abjection. Qui écrit comme cela de nos jours , Personne. Wikipédia cite Marc-Édouard Nabe… Et pourquoi pas Stalker-le-vivisecteur tant qu’on y est ! Comme s’il suffisait de manier l’injure permanente pour être Bloy, ce qui est aussi primaire que de distinguer Céline pour ses points d’exclamation. Il est d’ailleurs remarquable que le pape François l’ait cité dans sa première homélie (« Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : ‘Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable.’ Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon. » ) sans que cela suscite davantage de commentaire.

    [...]

    Page Wikipédia de Léon Bloy

    Page Wikipedia de Leon Bloy

     

     

     

    Dieudonné (encore) défendu par Taddéi - Pipole.net - 2 mai 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    Dieudonne Et Frederic Taddeï

    Dieudonné (encore) défendu par Frédéric Taddeï

    Un portait de Frédéric Taddeï a été publié par le Nouvel Observateur, où il est notamment question de Dieudonné.

    Il est en effet souvent reproché à l’animateur de « Ce soir ou jamais », d’inviter dans ses rendez-vous sur France 2 des personnalités supposées controversées, citant souvent en exemple Dieudonné, Alain Soral, Tariq Ramadan, Marc-Edouard Nabe.
    L’animateur qui se définit comme un gauchiste de droite, défend sa position, exhortant ses détracteurs à relativiser les critiques.
    « A croire qu’ils ont leur rond de serviette chez nous », répond-t-il. Il faut relativiser : en 660 émissions, Dieudonné a dû être invité à trois reprises, tout comme Soral. Quant à Ramadan et Nabe. ils ont dû venir une dizaine de fois chacun».
    Cette polémique incessante, alimentée il y a peu par Patrick Cohen commence à agacer l’intéressé.
    « Je ne leur ai jamais confié une tribune. En face, il y a toujours des contradicteurs », a rappelé Frédéric Taddéï avant d’ajouter : « Ce qui m’étonne toujours chez ceux – pas si nombreux, heureusement – qui désapprouvent ma façon de faire, c’est qu’ils ne se contentent pas de me critiquer, ils veulent mon interdiction professionnelle. C’est un truc très français de vouloir la tête de ceux avec lesquels on est en désaccord»

     

     

    AgoravoxTv - Le Suppot de l'Empire - Par L'Andalou , 22 avril 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire dans le contexte orginel

    Le suppot de l’Empire

    Sans doute, cette vidéo a déjà été publiée. Seulement, il me semble opportun de la publier pour plusieurs raisons.

    C'est un débat qui date de 1999. Même s'il ne dure que vingt minutes, un certain nombre de problème cruciaux y sont soulevés : la place des artistes, le journalisme, le rôle des humoristes, Le Pen et les anti-lepenistes, l'importance des mots...

    Nabe y développe des points de vue à contre-courant, suscitant l'étonnement et l'effroi des autres intervenants. Dieudonné M'bala M'bala était à ce moment là du côté des fréquentables.

    Certains, ici, m'ont reproché d'apprécier Nabe.

    Je leur rappellerai une chose : la France est un pays de littérature. Que cela leur plaise ou non, Nabe est un grand écrivain.

    Les deux principaux reproches adressés à Nabe :

    - Le fait qu'il rejette la théorie du complot. Son point de vue sur le 11 septembre 2001 en irrite beaucoup. Personnellement, je crois que la version officielle est fausse, mais je m'arrête là. Je ne suis pas un enquêteur et n'ai pas la prétention de l'être.

    - Son opposition au régime de Bashar Al Assad. Désormais, tout opposant au régime d'Al Assad est déclaré suppot de l'Empire. Dans l'esprit de certains, si vous émettez la moindre critique sur Al Assad, vous êtes de facto avec l'Empire. Ca me rappelle la phrase de G.W Bush : "Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous". Je voudrais quand même dire à ceux qui pensent de la sorte que Nabe est un anarchiste, il ne saurait donc apporter son soutien à un débile mental assoiffé de sang qui pratique la politique de la terre brulée pour sauvegarder son funeste pouvoir.

    Mis à part ça, délectez-vous de cette vidéo car ces débats vifs animés se font de plus en plus rares sur votre petit écran.

     

    Le journal intime à l'heure d'Internet - lefigaro.fr - 19 avril 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    Tenir son journal, «une curieuse habitude» à laquelle sacrifia Julien Green (ici vers 1935) sa vie durant.

    Tenir son journal, «une curieuse habitude» à laquelle sacrifia Julien Green (ici vers 1935) sa vie durant. Crédits photo : © Albert Harlingue / Roger-Viollet/© Albert Harlingue / Roger-Viollet

    Les diaristes « à l'ancienne » se font rares. Mais les jeunes écrivains ne renoncent pas à parler d'eux-mêmes.

    Évoquer aujourd'hui le journal intime, c'est remonter une tradition littéraire que l'historiographie fait naître au début du XIXe siècle avec les écrits de Maine de Biran et deBenjamin Constant. C'est également pointer un vaste corpus d'où émergent les grands diaristes tels que Vigny,Stendhal, les Goncourt, Bloy, Gide, Claudel, Léautaud,Morand, Julien Green, Cocteau, Bauchau ou Calaferte(seize volumes de Carnets, entre 1956 et 1994), sans oublier Matthieu Galey, l'excentrique Philippe Jullian, ou la grande réfractaire des Années folles, Mireille Havet, récemment exhumée.

    Cette tradition d'un genre littéraire à part entière, où le diariste est à la fois auteur, narrateur et protagoniste en chef de son œuvre, s'est perpétuée à travers des romanciers, des polémistes et des poètes nés dans les années 1930, et dont la plupart poursuivent aujourd'hui la rédaction et la publication de leurs écrits intimes, qui couvrent plus d'un demi-siècle de vie. C'est le cas de Gabriel Matzneff, qui tient son journal depuis 1953 (son Élie et Phaéton vient d'être réédité), deClaude Michel Cluny, toujours aussi grinçant (voir les dix volumes publiés de son cycle L'Invention du temps, entamé en 1948) ou de Charles Juliet, dont P.O.L vient d'éditer en format de poche sa Traversée de nuit. Ce fut là la dernière grande génération des diaristes. Depuis, le genre semble être tombé en désuétude. À l'exception notable de Renaud Camus (né en 1946, 28 volumes publiés à ce jour) et des journaux posthumes d'Hervé Guibert et du dramaturgeJean-Luc Lagarce (1957-1995), ce genre apparaît bien négligé depuis, même si Marc-Édouard Nabe s'est réservé le baroud d'honneur. Alors, périmé, le journal, ce «baromètre de l'âme», pour reprendre le mot de Pierre ­Pachet? Ringardisé? Il semble que oui, à l'heure où la vie privée a rejoint l'espace public, via les écrans et les blogs. Aujourd'hui, il ne fait plus date. Il y a déjà quelques décennies, il avait suscité le doute, notamment chez Giraudoux, lequel avait lâché: «Moi, j'aime les roses pour elles-mêmes. Tant pis pour le journal.»

    Facebook et les carnets

    La plupart des écrivains français de moins de quarante ans que nous avons interrogés ou rencontrés ont fait une croix sur ce genre qui offre toutes les fantaisies et toutes les libertés. Julien Green avait confié: «C'est une curieuse habitude que celle de tenir un journal où l'on peut se demander à quel besoin elle répond si ce n'est au plus chimérique: celui de fixer le temps.» Cette curieuse habitude ne fait donc plus guère d'adeptes et les temps ont changé.

    Mathieu Simonet (Les Carnets blancs, Seuil) nous a confié: «J'avais le fantasme de ranger mon quotidien sur des feuilles blanches. Dans des carnets, comme le fait Gabriel Matzneff. Sur des carnets noirs. D'écrire comme on rangerait sa chambre. Je n'ai jamais réussi. Mes journaux intimes sont des papiers froissés. Aujourd'hui, je ne tiens plus de blog, mais je suis effectivement actif sur Facebook, qui devient parfois mon journal, même si cela est irrégulier. J'applique les mêmes règles que sur mon défunt blog, ouvert en 2004: écrire comme si c'était un journal papier avec une forme parfois un peu plus floue, en coupant notamment dans le texte ; un peu comme si j'étais au cinéma et que je faisais un montage. On change rapidement de scène, comme dans un rêve.»

    Grande lectrice des journaux de Virginia Woolf, de Joyce Carol Oates et de Charles Juliet,Laurence Tardieu précise: «À partir du moment où je suis passée de l'écriture de mon journal au travail d'écriture littéraire, plongeant tout entière dans l'écriture qui a rempli toute ma vie, et ce au travers de chaque livre que j'ai écrit: le questionnement qui était le mien dans mon journal est devenu celui de mes livres. Pendant dix-sept ans, j'avais fait corps avec mon journal intime. Après 2000, au moment de mon premier roman, j'ai fait corps avec mes livres. Bien sûr, le questionnement du journal est formulé de manière brute et n'a pas vocation à être rendu public.»

    Quant à Philippe Jaenada, il ne tient pas et n'a pas tenu de journal, estimant que «(son) journal intime, en fait, (il) l'(a) plus ou moins tenu dans (ses) sept premiers romans…», avant de préciser: «Je me sers très peu de Facebook, en tout cas dans sa partie “J'expose ma vie”. J'ai mis quelques photos au début, actualisé de temps en temps mon “statut”, mais plus trop maintenant, on se lasse. Ou juste un petit truc pour rigoler de temps en temps.» Même écho du côté de Bernard Quiriny, familier des journaux de Léautaud et de Bloy («pour se payer une bonne tranche de rire»), qui estime «manquer d'allant pour ce genre d'exercice, d'autant que tout le charme d'un journal, c'est de pouvoir taper sur les autres»…

    Idem pour Blandine Le Callet: «Je ne tiens pas de journal intime, en partie par manque de temps, mais surtout parce que je répugne à m'exposer. L'idée que l'on puisse un jour avoir accès à mes pensées les plus intimes me dérange. En revanche, j'ai des carnets où je note mes réflexions, sans qu'elles soient la plupart du temps directement en rapport avec des expériences intimes. Je conserve également tous mes agendas, afin de garder la mémoire des dates, des rencontres, etc. Et j'archive toute ma correspondance, y compris électronique.»

    Agé de vingt-trois ans, Sacha Sperling tranche sur ses aînés: «Je tiens mon journal depuis mes quatorze-quinze ans, dans de grands agendas. J'y mélange tout: le banal, voire le trivial, des rendez-vous, des observations, des réflexions au quotidien. Cette sorte de mémento a un côté rétrospectif que j'aime bien. Je le considère comme une photo de mon état d'esprit à un moment donné. Jamais je n'ai pensé à le publier, même si j'admire Julien Green.» On le voit bien: se regarder vivre, penser, sentir et dater, jouer à l'orchestration de soi, passe aujourd'hui par d'autres chemins que le journal littéraire traditionnel. Philippe Lejeune, spécialiste des écrits intimes, avait bien vu: «Le journal est la mauvaise conscience de la littérature: il lui rappelle que la maîtrise qu'elle affiche est illusoire.»

     

     

    Un grand oui à Dieudonné - Newsring - 19 avril 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    Un grand OUI à Dieudonné.

    Bien évidemment, je suis POUR. Ceux qui sont contre, c'est qu'ils n'ont rien compris.

    Dieudonné est dans l'humour ce que Marc Édouard Nabe est dans la littérature ou Kery James dans la musique. Tous ses sketchs sont génialement écrits et interprétés, car dans tout ce qu'il dit, tout est juste et explicable, prenez-le au mot et vous verrez qu'il n'y a aucune calomnie, tout est juste et extrêmement drôle.

    Chez Marc-Olivier Fogiel, lorsqu'il joue merveilleusement son sketch en direct il y a Jamel Debouzze qui après avoir rigolé explique que Dieudo est le meilleur de tous, puis le lendemain dans une émission de télé il raconte totalement l’inverse "que ce n'était pas drôle".

    La différence entre Dieudonné et tous les autres humoristes, c'est qu'il va jusqu'au bout de ce qu'il croit être juste, quitte à foutre en l'air sa popularité, sa carrière. Il aurait trop pu se faire du fric en racontant ce que les occidentaux veulent entendre, comme J.Debouzze, G.Elmaleh, E.Semoun, F.Dubosc, etc. Il serait excusé, il aurait pu continuer le tournage de films et se ramasser un max de blé comme ceux que je viens de citer, et être tranquille tout une génération, jouer au poker, acheter des villas et se casser à la fin pour exil fiscal.

    Dans 100 ans on parlera encore de Dieudonné comme le meilleur humoriste français, car c'est avec ses spectacles et grâce à son talent humoristique qu'on comprend le monde contemporain et l'histoire.

    C'est un homme qui à sa manière combat pour la paix, la liberté et la justice et pour l'instant, dans l'humour, il n'y en n'a pas deux.

    par Pauvre Prolétaire

     

    Site de Véronique Chemla - Ce soir (ou jamais !), émission de Frédéric Taddeï « la plus transgressive du PAF » ? - 10 avril 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire dans le contexte originel

    MERCREDI 10 AVRIL 2013

    Ce soir (ou jamais !), émission de Frédéric Taddeï « la plus transgressive du PAF » ?

    Ce soir ou jamais
    Frédéric Taddeï anime depuis 2006 l’émission quotidienne sur France 3, puis hebdomadaire sur France 2, Ce soir (ou jamais !), l’actualité vue par la culture(CSOJ). Le 12 mars 2013, Patrick Cohen, journaliste surFrance Inter, lui a reproché d’avoir invité Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et l'écrivain Marc-Edouard Nabe. Réflexions sur une émission télévisuelle controversée, notamment dans son traitement du conflit au Proche-Orient.

    C a vousSur France 5, C à vous est uneémission conviviale et populaire, diffusée à l'heure du diner, et animée par une équipe d'animateurs dirigée par Alessandra Sublet. Parmi cette équipe, Patrick Cohen, journaliste responsable de la matinale sur France Inter.

    Le 12 mars 2013, un clash a opposé lors de C à vous deux journalistes quinquagénaires : Patrick Cohen et Frédéric Taddeï, animateur depuis 2006 de l’émission télévisuelle quotidienne sur France 3 puis hebdomadaire sur France 2 Ce soir (ou jamais !), l’actualité vue par la culture (CSOJ), diffusée en deuxième partie de soirée.
    Pluralisme revendiqué
    MatinalePatrick Cohen a alors reproché à Frédéric Taddeï d’avoir invitéTarik Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe. Quatre personnages controversés.
    Il a insisté sur la responsabilité du journaliste « de ne pas propager les thèses complotistes et de ne pas donner la parole à des cerveaux malades », voire à des personnalités condamnées.
    Pour sa part, Frédéric Taddeï a assuré respecter la pluralité des opinions sur une chaine du service public :
    « Pour moi, il y a pas de liste noire, y’a pas d’invité que je refuse d’inviter par principe parce que je ne l’aime pas. Je me l’interdis. Je suis sur le service public. C’est pas à moi d’inviter les gens en fonction de mes sympathies ou de mes antipathies… Toutes les opinions autorisées par la loi sont défendues par la constitution. Tout ce qui n’est pas défendu est autorisé… Ma responsabilité, en tant qu’animateur d’une émission de débat sur le service public : je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres, et surtout de censurer qui que ce soit sur quelque sujet que ce soit, à partir du moment où il respecte la loi. Jamais il n’y a eu le moindre problème dans « Ce soir ou jamais »… l’émission la plus transgressive du PAF (paysage audiovisuel français, Nda). Il y a des gens que cela choque. Il vaut mieux qu’ils ne la regardent pas… En 657 émissions, il n’y a jamais eu le moindre propos tenu sur ce plateau qui, non seulement ait pu donner l’occasion à des plaintes, mais où moi je sois obligé de dire à quelqu’un « Vous n’avez pas le droit de dire cela. Quittez le plateau ». Ce que j’aurais fait si cela avait été nécessaire ».
    C a vousEt Alessandra Sublet de renchérir : « Je n’ai jamais entendu le CSA taper sur Frédéric Taddeï ». Le CSA est le Conseil supérieur de l’audiovisuel, autorité chargée notamment du « respect de l'expression pluraliste des courants d'opinion » et de « la rigueur dans le traitement de l'information ». Un CSA qui n'a jamais "tapé" sur France 2 à propos du reportage controversé sur les "a(l)-Dura", ni du traitement concernant le terroriste Salah Hamouri...
    Ce clash a créé un buzz sur Internet, et Patrick Cohen a été souvent vertement critiqué.
    Ainsi, le 17 mars 2013, dans Libération, Daniel Schneidermann a stigmatisé cette « liste de Patrick Cohen ». La raison selon ce chroniqueur de leur inscription sur cette « liste noire d’invités sur France Inter » ? « Les quatre proscrits, sous une forme ou une autre, ont dit des choses désagréables sur les juifs, Israël, ou le sionisme. Tout le monde a entendu pointer son nez l’éternelle concurrence victimaire : il est légitime d’être désagréable aux Arabes, mais pas aux juifs ».
    Autres soutiens à Frédéric Taddeï : Philippe Bilger, magistrat honoraire, et le journaliste Eric Zemmour. Ce chroniqueur sur RTL et co-animateur avec Eric Naulleau sur Paris Première d’une émissioncommentant l’actualité, excipe de la liberté d’expression : « Il ne doit pas y avoir de liste noire, c’est un scandale ».
    Le Nouvel Obs du 23 mars 2013 a publié l’article de Bruno Roger-Petit Livre sur DSK : Marcela Iacub face à Frédéric Taddeï, une interview dérangeante : une « conversation entre amis, destinée à poser Marcela Iacub [auteur du controversé Belle et bête, Nda] en victime. La faute à la connivence ? ». Ce journaliste relève que les émissions de Taddeï sont plus « ouvertes aux personnalités plus transgressives et border line, tant sur le plan moral que politique ».
    Par contre, le 25 mars 2013, Anne Sinclair, directrice éditoriale duHuffington Post, a souligné « la responsabilité d'un journaliste auprès de ses lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs, s'exerce jusqu'au choix de la personne à laquelle il tend un micro ».
    Ce soir ou jamaisEn 2012, Frédéric Taddeï s’est félicité des 4 218 invités de CSOJdepuis 2006, dont 2 377 étaient des individus différents, et a insisté sur son souci de renouvellement des invités et de diversité sur son plateau.
    Mais pourquoi Frédéric Taddeï n’a-t-il jamais organisé de débat surl’affaire a(l)-Dura, en invitant les protagonistes dont Philippe Karsenty et Charles Enderlin ? Alors que la Cour d’appel de Paris a délivré, le 21 mai 2008 , « un permis de douter » de l’authenticité du reportage de Charles Enderlin et de Talal Abu Rahma (Pascale Robert-Diard), Frédéric Taddeï n’accorde pas de « permis de débattre » ?! N’y a-t-il pas dans cette affaire matière à une émission sur le fonctionnement de médias dans le conflit au Proche-Orient, sur les narratifs et autresstory-tellings de guerres ?
    On cherche vainement dans un des débats déséquilibrés sur le conflit au Proche-Orient organisés par CSOJ la moindre émission avec des invités parlant de « territoires disputés » ou de « Judée et Samarie » au lieu de « Cisjordanie » ou de « territoires palestiniens occupés », voire invoquant la conférence de San Remo qui fonde juridiquement les implantations dans les « territoires contestés ». Quasiment tous les invités de Frédéric Taddeï s’accordent pour condamner « l’occupation, les colonies ». Et les rares invités (pro-)israéliens sont très minoritaires, maitrisent souvent mal la communication télévisuelle, et parfois peu convaincants. Par contre, ne manquent pas les orateurs diabolisant ou déligitimant l’Etat d’Israël.
    CSOJ, émission transgressive ? Transgresser, ne pas respecter une norme de droit ou un impératif, c’est souvent puéril et vaniteux, parfois artistiquement intéressants... En l’occurrence, CSOJ s’avère une émission dans l’air du temps, « politiquement correcte », aux invités majoritairement anti-libéraux, pro-Obama, pro-palestiniens.
    Rare émission culturelle du PAF, elle perdurera. On peut le regretter.
    « Antisémitisme par procuration »
    Dès 2004, le rapport de Jean-Christophe Rufin intitulé Chantier sur la lutte contre le racisme et l'antisemitisme alertait sur les « facilitateurs, qui par leurs opinions – ou leur silence – légitiment les passages à l’acte [antisémite] – tout en se gardant bien de les commettre euxmêmes » : « l’antisémitisme par procuration ».
    Et le rapport Rufin d’expliquer :
    « Parmi toutes les formes, subtiles, d’antisémitisme par procuration, il en est une qui doit être particulièrement distinguée car elle émerge depuis quelques années comme forme de discours dominant : c’est l’antisionisme radical… Dans cette représentation du monde, Israël, assimilé aux Etats-Unis et à la mondialisation libérale, est présenté comme un Etat colonial et raciste qui opprime sans fondement un peuple innocent du Tiers-monde… En mettant l’accent sur la dénonciation de « la politique de Sharon » et en se recommandant de certaines voix juives dissidentes, il se donne des cautions de respectabilité et entend suggérer qu’il n’est pas assimilable à un antisémitisme. Cependant, dès que l’on entre un peu dans le détail, on découvre facilement que cet antisionisme n’est pas la simple critique conjoncturelle d’une politique mais bien une remise en cause des fondements même de l’Etat d’Israël… En légitimant la lutte armée des Palestiniens quelle qu’en soit la forme, même lorsqu’elle vise des civils innocents, l’antisionisme propose une lecture radicale de l’actualité, propre à légitimer les actions violentes commises en France même… L’intervention de penseurs « islamistes modérés », dont le discours reste ambigu complète cette identification [à la cause palestinienne des jeunes en déshérence] et la prolonge ».
    Cas d’école ? Interviewé en 2012 par Enquête & Débat, Frédéric Taddeï se souvenait que Stéphane Hessel « a quasiment débuté sa carrière » médiatique dans son émission.
    HesselDans l’une d’elles intitulée Gaza, une guerre pour quoi ?, Stéphane Hessel a déclaré devant un Tariq Ramadan ravi :
    « Je veux relayer la pensée forte de mes amis israéliens : Mikado, Michel Warschawski, Amira Haas, Gideon Lévy qui disent « Le gouvernement intérimaire israélien actuel ne veut pas la paix »… S’il voulait la paix il négocierait avec le Hamas … disposé à revenir aux frontières de 1967. Mais les Israéliens n’ont pas d’intérêt réel pour la paix. Ils veulent garder les colonies. Ils veulent garder l’occupation. C’est ça qui est contraire au droit international […] qui est bafoué par Israël au point maintenant, après ce qui se passe à Gaza, de pouvoir être traité par des hauts fonctionnaires internationaux comme criminels de guerre… Il faut arrêter ce massacre ».
    Quels fonctionnaires internationaux ? Frédéric Taddeï n’a pas eu la curiosité de demander lesquels. A-t-il interrogé sur la charte du Hamas? Non. S’est-il enquis des raisons de ce vocable incorrect par un ambassadeur de France : frontières au lieu de lignes d’armistices, etc. ? Non. Que de mensonges non rectifiés !
    Voici quelques années, une télespectatrice française Juive s’est offusquée auprès de Frédéric Taddeï des déclarations antisémites, pardon antisionistes, excusez-moi anti-israéliennes, en fait « hostiles-à-la-politique-israélienne », émises par un des invités de CSOJ. Frédéric Taddeï lui a répondu en faisant allusion à cet invité controversé : « Mais il n’a pas dit « Sale juif ! » ». Incapacité ou refus de détecter « l’antisémitisme par procuration », un antisémitisme qui évite les insultes classiques ?
    Stéphane Hessel n’a pas seulement tenu des propos ternissant l'image d'Israël. Il s’est aussi paré de « qualités » qu’il n’avait pas : faux Juif, faux survivant de la Shoah, faux co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme, « faux grand homme » - « modeste carrière de jeune résistant de bureau, qui a vécu à Londres de mai 1941 à la fin mars 1944 », « courte action dans la Résistance sur le sol français a duré trois mois et neuf jours, du début d’avril 1944 au 9 juillet 1944 » (Pierre-André Taguieff) -, etc.
    GoldnadelDes mensonges révélés par l’historien Pierre-André Taguieff, par Me Gilles-William Goldnadel et quelques autres. Mais occultés par la plupart des médias, même après la mort de Stéphane Hessel le 27 février 2013.
    Le 5 mars 2013, Le Monde a publié la tribune de Claude Moisy L’auteur d’ Indignez-vous » victime d’une fabrication. Cet ancien PDG de l’AFP déplorait :
    « Nous n'avons pas de raison d'être fiers de la façon dont notre profession vient de célébrer la mémoire de Stéphane Hessel. Sa mort a malheureusement été l'occasion d'un nouvel accès de frénésie moutonnière des médias pour graver dans le marbre de l'Histoire une légende sans fondement trop facilement acceptée ».
    Mais, le 13 mars 2013, ce quotidien lançait l’application Hessel, l’éternel indigné
    Frédéric Taddeï va-t-il organiser une émission sur Stéphane Hessel au parcours si troublant et clivant ?
    Ce soir ?
    Ou jamais ?
     

    Samama ment :"Taddeï persiste à inviter tous les salauds de l'Hexagone (Nabe...)" 2 avril 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans le contexte originel

    Centre Communautaire Laïc Juif - 2 avril 2013

    Médiocrité(s) française(s)...

    Laurent-David Samama

    Médiocrités françaises en deux actes, le premier est télévisuel. Sur France 5, les téléspectateurs ont eu droit à une passe d’armes entre Frédéric Taddeï et Patrick Cohen. Tandis que le premier persiste à inviter tous les salauds de l’Hexagone (Nabe, Soral, Ramadan, Dieudonné, Bouteldja, j’en passe et des plus pitoyables), le second anime la matinale de France Inter. Le débat porte sur la responsabilité du journaliste à véhiculer, par une invitation sur un grand média, des théories extrémistes, négationnistes, conspirationnistes. En libertaire zinzin, Taddeï se cacha derrière la liberté d’expression et l’intelligence de son public. En journaliste responsable, Cohen pointa les conséquences ravageuses qu’ont les idées nauséabondes des invités de Taddeï sur l’ensemble national. Contre toute attente, c’est Taddeï qui l’emporta sur les réseaux sociaux. Le pays est pourri. Il préfère (dans l’émission « Ce Soir ou Jamais » présentée par Taddeï) l’opposition brutale des irréconciliables au débat raisonné retranscrivant les problèmes dans toute leur complexité… C’est que le peuple se sentirait brimé. Il voudrait que la parole se libère. Le refrain ressemble à la sempiternelle rengaine du Front National : dire tout haut ce que les Français penseraient tout bas. Ce que Taddeï, en salonnard désuet, ne veut ou ne peut pas dire sur une grande chaîne du service public (France 3 hier, France 2 désormais), il le fait prononcer par ses invités récurrents. Pour quel résultat ? Du clash et du buzz ! Riches vs pauvres. Vieux vs jeunes. Extrême droite vs extrême gauche. Et lorsqu’il est question d’Israël, intoxiqué par le conflit israélo-palestinien, « Ce Soir ou Jamais », oppose l’extrême droite juive aux partisans du Hamas. Finalement, Taddeï donne à la populace ce qu’elle veut voir : un cliché, celui de Juifs et d’Arabes qui s’entretuent… L’époque est à la simplification, au cliché, à la médiocrité. L’époque préfère partager les sketchs de Dieudonné…

    Second épisode : un diner en ville. Sont présents plusieurs éditorialistes qui comptent, une auteure sous le feu des projecteurs, un journaliste du Monde diplomatique et moi-même. Bille en tête, celui qui signe dans le « Diplo » se lance dans une attaque contre tout et tous, dénonce un système qu’il trouve injuste, tacle les intellectuels faussaires qu’il soupçonne de tous les maux (le nom de Bernard-Henri Levy surgit comme un point Godwin moderne…). Vient ensuite le tour des hebdos. Il n’aime pas ceux qui y écrivent. Il n’aime pas ceux qui les dirigent, ni FOG, ni Barbier, ni Joffrin. Il n’aime pas les Etats-Unis. Il n’aime pas les Inrockuptibles ni Technikart. Il n’aime pas Israël, les Femen ni le fromage. Il n’aime rien, mais son contrisme ne semble tout de même pas aller jusqu’à détester l’appartement cossu dans lequel il dîne ainsi que les mets bourgeois qu’il ingurgite… Lorsque l’assistance le pousse dans ses retranchements, il ne voit qu’une pirouette pour se sortir du piège qu’il s’est lui-même tendu : « De toute façon, je ne lis pas les parutions de ceux que je critique ! » C’est cela la médiocrité française : un mélange d’ignorance, de petitesse et de mesquinerie.

    Mardi 2 avril 2013
    Laurent-David Samama
     

    Soral cite Nabe dans une interview à propos de l'affaire Cohen-Taddei - blog Bd Voltaire - 28 mars 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    « Patrick Cohen allie l’inculture à la connerie ! »

    patrick-cohen

    Interview d'Alain Soral par Nicolas Gauthier.

    Une liste noire d’invités à ne pas inviter sur France Inter ? Patrick Cohen, animateur de la matinale de cette radio de service public en convient. Et le revendique, même. Nous avons interrogé les principaux intéressés. La parole est à Alain Soral…

    À en croire Daniel Schneidermann dansLibération du 18 mars dernier, il existerait une « Liste Patrick Cohen ». Soit une « liste noire » d’invités sur France Inter : vous, Tariq Ramadan, Marc-Édouard Nabe et Dieudonné. Votre première réaction, et que pensez-vous de vos trois compagnons d’infortune ?

    La fameuse liste de Cohen ! Qu’on mette Dieudonné et moi dans le même wagon me semble cohérent, puisque nous résistons tous deux frontalement au tout-puissant lobby talmudo-sioniste français, dont ce monsieur Cohen semble être l’un des multiples rouages… En revanche, je ne vois pas le rapport avec Nabe et Ramadan qui, eux, ne sont pas des opposants au système, mais des opposants DU système, ce qui est fort différent. Nabe feint de croire à la version officielle du 11 septembre et à la responsabilité de Ben Laden, c’est donc un anti « complotiste » comme le petit Cohen. Quant à Ramadan, en tant que représentant francophone de l’islamo-mondialisme au service du mondialisme tout court, il est tout aussi Coheno-compatible. Askolovitch l’a d’ailleurs fait remarquer lui-même sur RTL

    Frédéric Taddeï, le seul à vous inviter dans son émission, Ce soir ou jamais sur France 2, serait-il donc l’unique journaliste libre d’esprit sur le service public ?

    Disons qu’il essaie encore de faire aujourd’hui, dans un climat de plus en plus dictatorial et vicié, ce qu’Ardisson faisait il y a dix ans avant d’être viré du service public, à savoir : glisser de temps à autre une petite « quenelle »en invitant UN maudit parmi six lèche-cul. Un maudit… par le tout-puissant lobby talmudo-sioniste, ça va de soi, puisqu’il est le seul à avoir ce pouvoir en France… Une petite insoumission taquine qui n’a pas échappé à Cohen, Hanouna, Haziza, Askolovitch, etc.

    Il ne faut pourtant pas trop jeter la pierre à Taddeï. Il ne m’a plus invité depuis deux ans, et je suis bel et bien, contrairement à ce qu’il prétend pour faire libre et couillu, sur la liste noire de son émission. Plus de deux ans d’absence en attestent…

    Patrick Cohen a été de ceux qui reprochaient au défunt président Hugo Chávez de ne pas respecter la pluralité des médias au Venezuela… L’arroseur arrosé ?

    Ce Cohen, que je ne connaissais pas avant sa sortie – je ne consomme plus les médias d’occupation, surtout le matin – allie visiblement l’inculture à la connerie, comme la plupart des journalistes en cour aujourd’hui. Un, il y a bien plus de pluralité des médias au Venezuela qu’en France, tous les observateurs internationaux le constatent pour le déplorer. Deux, s’il y a si peu de diversité de contenus dans les médias français aujourd’hui, les petits Cohen – qu’on retrouve bien plus dans ce secteur que chez les hommes de troupe qui meurent en ce moment au Mali – y sont pour beaucoup. Ça ne leur suffit pas visiblement, ils veulent du 100 % !

    Toujours selon Daniel Schneidermann, « chacun entend bien le point commun : les quatre proscrits, sous une forme ou une autre, ont dit des choses désagréables sur les juifs, Israël, ou le sionisme. » Pensez-vous que ce soit la cause ou, au moins, l’une des causes de votre mise à l’écart ?

    Schneidermann, que je ne classe pas dans la catégorie des Patrick Cohen et autres Hanouna, malgré son patronyme, a dit là la vérité toute crue. Cette vérité, tout le monde la voit, elle crève les yeux. Il faut juste avoir le courage de la dire, comme Dieudonné et moi… ou alors s’appeler Schneidermann ! Quand c’est Schneidermann qui dit, ça passe mieux… Encore une histoire de patronyme, on n’en sort pas !

    À ce sujet, on n’entend plus guère deux autres dissidents du showbiz, Mathieu Kassovitz et Jean-Marie Bigard, qui émettaient quelques doutes sur la thèse officielle des attentats du 11 septembre 2001. Vous avez de leurs nouvelles ?

    Aucune. Mais moi qui ai eu le loisir de discuter avec eux de ce sujet, et de quelques autres auxquels ils sont systématiquement associés, je peux vous dire qu’ils manquaient terriblement de culture historique pour faire des critiques sérieux ! De culture et d’un peu de courage aussi : difficile d’attaquer un système qui vous nourrit, même si on sait qu’il nous domine par l’intimidation et le mensonge…

     

    Cohen-Taddeï : La déchéance d’un Deschiens - Zorba sur agoravox.tv - 28 mars 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    Cohen-Taddeï : La déchéance d’un Deschiens

    Chacun se souvient de la liste noire dressée par Patrick Cohen face à Frédéric Taddeï, lorsqu'il lui reprochait d'avoir invité (parfois) Marc-Edouard Nabe et Tariq Ramadan, ou encore (rarement) Dieudonné et Alain Soral. Eh bien, François Morel s'est senti obligé de venir à la rescousse de son collègue sur France Inter, dans un numéro stupéfiant de fayotage en direct. Attention, tous les amalgames y passent ! La machine à clichés est lancée !

     

    Il fut un temps pourtant où François Morel était marrant... il y a une éternité. Mais rester drôle dans l’antre du politiquement correct, entre de joyeux drilles comme Pascale Clark et Patrick Cohen, ça relèverait de l’exploit.

     

     

    Non, le livre de Marcela Iacub n’est pas antisémite ! - Samama sur LRDJ - 28 mars 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    Non, le livre de Marcela Iacub n’est pas antisémite !

    Réponse à l’article de François Margolin, publié sur le site de La Règle du jeu hier et disponible : ici

    Marcela Iacub

    Marcela Iacub

    Je ne partage (presque) rien des idées de Marcela Iacub. Je trouve même que Libération lui fait trop d’honneur en la laissant chroniquer librement, sur plusieurs feuillets, au gré de l’actualité culturelle et des développements politiques de notre pays. J’ai lu son livre. Je ne l’ai pas aimé. Je l’ai même trouvé bidon. Inutile. Je me suis demandé pourquoi Stock qui publiait jusque-là de l’intime un peu plus solide avait permis que Belle et Bête soit édité dans la belle collection bleu marine. L’appât du buzz sûrement. Une erreur, comme ce fut le cas pour la une du Nouvel Obs’… Puis, j’ai lu avec intérêt le texte de François Margolin dans lequel ce dernier se demande si, en plus d’être belle et bête, Marcela Iacub ne serait pas antisémite. Si la démonstration est étayée, je dois dire qu’elle ne me convient pas. Non ! Marcela Iacub n’a pas écrit un livre antisémite quand elle parle de sa relation avec l’ancien Président du FMI. Voilà pourquoi, en trois points.

    1 / Cher François Margolin, vous faîtes d’abord reposer l’essentiel de votre démonstration sur le fait que l’auteure lie DSK au cochon, « animal que les juifs sont censés abhorrer ». Puis vous dites : « Pourquoi cette obsession à traiter les Juifs de porc ? (…) Je n’y vois qu’une explication : un antisémitisme qui n’ose pas dire son nom, qui passe, depuis des mois, pour un pseudo-féminisme (…) » Vous vous trompez ! Il n’y a justement rien de plus juif que de traiter quelqu’un de cochon puisque dans la tête de celui qui accuse, il y a cette idée d’interdit de consommation du porc qui a été intériorisé. Pour un catholique ignorant logiquement tout de cette interdiction, il n’y a pas de mal à manger de porc donc aucun intérêt à traiter son adversaire de cochon. C’est d’une logique implacable… Il faut être juif pour traiter quelqu’un de cochon… Juif ou bien féministe. Lorsque les féministes le font, elles ne versent certainement pas dans l’antisémitisme. Sinon, il faudrait classer toutes ces femmes et leurs associations aux cotés d’un Marc-Edouard Nabe, d’un Alain Soral, de ces détraqués qui mélangent tout, écrivent des saloperies misogynes en ponctuant tout cela de refrains aux relents antisémites. Vous voyez, ça ne tient pas !
    Pour avoir lu le livre de Iacub, je crois, cher François Margolin que vous sur-interprétez la volonté et les capacités de son auteur. Belle et Bête a été écrit à la va-vite ; dans ce livre, Marcela Iacub ne prend pas le temps de défendre une autre thèse que celle de son personnage habituel de princesse intelligente mais superficielle. Iacub s’y prend tantôt pour Voltaire, tantôt pour une secrétaire. Double fantasme. Mais rien qui n’aille au-delà de la mauvaise littérature (ce qui, soi-dit en passant, est déjà un crime !).

    2 / Vous parlez ensuite du concept de haine-de-soi, mettant Marcela Iacub dans le même sac que de féroces self-hating jews dont Rony Brauman ou Shlomo Sand. Cela ne fonctionne pas non plus. Lisant régulièrement Iacub, je n’ai pas le souvenir d’un papier où la chroniqueuse de Libération faisait état de son appartenance religieuse. Les self-hating-jews utilisent au contraire leur identité juive pour la retourner contre leurs adversaires. A ma connaissance, Iacub n’utilise pas cette arme. Rien à voir avec, par exemple, l’Union Juive Pour la Paix (UJFP) où, pour le coup, on trouve un bon paquet de self-hating jews. Le grand-père de Marcela Iacub était peut-être rabbin. Vous pensez bien qu’elle aurait utilisé ce détail si elle avait eu de quelconques visées antisémites… L’argument aurait été puissant : les gens adorent lire la prose de ces juifs qui n’aiment pas leurs coreligionnaires.

    3/ Vous finissez en taclant le cinéma israélien et tout ceux qui ne peuvent s’empêcher de parler d’Israël que sous le prisme unique du conflit israélo-palestinien. Vous avez raison. C’est parfois fatiguant. Indépendamment du conflit, israéliens et palestiniens ont des vies. Ils naissent, travaillent et aiment indépendamment du Hamas et de Tsahal. Mais en l’occurrence, vous sortez du sujet. La question avec Marcela Iacub est plutôt de savoir pour quelles raisons cette dernière prend systématiquement le contre-pied de tout. La réponse, au fond, vous la connaissez cher François Margolin. Parce qu’elle est juive ! Je dirais même : il n’y a pas plus juif que ça. C’est énervant, mais les juifs qui pensent coupent les cheveux en quatre, poussent la réflexion très loin, s’écartent des hypothèses de départ, s’évertuent parfois à choquer voire à emmerder leur monde. C’est ce que fait Iacub quitte à émailler ses papiers de punchlines conduisant par exemple le féminisme vers une impasse.

    La somme de ces éléments dédouane Belle et Bête, le livre de Iacub, de l’accusation d’antisémitisme. Les antisémites, les vrais, sont ailleurs. Ils n’écrivent que très rarement dans Libération et nous les dénonçons régulièrement, tous ensemble, dans les colonnes de La Règle du Jeu et ailleurs.

    LAURENT DAVID SAMAMA

     

    Tout le monde peut aller se nabiller - blog ecrans.fr - 25 mars 2013

    Envoyer Imprimer PDF

    Lire l'article dans son contexte originel

    Tout le monde peut aller se nabiller

    Tout le monde peut aller se nabiller - blog ecrans.fr - 25 mars 2013

    Les oiseuses blanches de la nouvelle émission de NT1. Photo Alex Kweskin

    Allô, nan mais allô quoi, t’es une fi... Oh oui, mais que voulez-vous, on n’y arrive pas. Nous n’avons plus goût à rien d’autre qu’elle. Nabilla et son soutien-gorge de chez Airbus ; Nabilla qui survole l’existence à l’altitude de ses talons surcompensés ; Nabilla dissimulant le mystère de sa création derrière des Ray-Ban Aviator qui lui mangent la moitié du visage ; Nabilla, notre petite mousmée des Anges de la télé-réalité.

    Pourtant, on a essayé de la noyer dans le flot tumultueux de l’actualité, mais impossible, elle remonte toujours à la surface. La manif contre le mariage pour tous ? Oui mais allô, et Nabilla qui va se marier à Las Vegas dansles Anges de la télé-réalité ? Le nouveau pape qui décline la cape en hermine et les mules rouges (ce gougnafier) ? Oui mais allô, et la vidéo où, dans une étonnante mise en abyme, un artiste peint sur le corps nu de Nabilla le mini-short qui lui sert de bleu de travail ? La démission de Cahuzac ? Oui mais allô, et l’annonce cette semaine que la rencontre entre Nabilla et son modèle américain Kim Kardashian ferait l’objet d’un prime-time spécial sur NRJ12 ?

    Et c’est ainsi que vos serviteurs, nabillés pour l’hiver et le printemps, se retrouvent à poil de sujet, rien ne pouvant dignement succéder à leur nouvelle égérie. La preuve.

    « Les Vraies Housewives »

    Juré, on a essayé. Si, si, lundi, par exemple, on était rivés à NT1, prêts à subir les derniers outrages des Vraies Housewives. « C’est quoi, encore, cette connerie ? » dites-vous in petto. Mais voyons, c’est formidable ! Une télé-réalité déclinée de la série Desperate Housewives, mais avec de vraies pouffes dedans ! Et mieux encore, de vraies pouffes françaises de Los Angeles ! Pensez, du nanan pour le Dr, ça. N’est-elle pas merveilleuse, cette Natalie tout droit sortie de la cuisse des Feux de l’amour, recarrossée de partout telle l’auto tunée d’un client de Confessions intimes ? Et cette Karine, alias « la reine de la lipo », 39 ans, clame-t-elle sans rire parce que ça fait péter les coutures ; cette Karine adepte du petit déjeuner des champions : « un petit peu d’eau fraîche sur le visage, un petit coup de Botton à droite à gauche. » Bon, eh bien même cette Karine-là n’a pas réussi à nous dérider, nous, les Botton du rire. Même quand cette inutile a dit : « J’aime tout ce qui est possession. » Même quand elle a essayé de nous persuader qu’elle n’était pas une supersalope avec Natalie : « J’ai été gentille : elle avait du rouge à lèvres sur les dents, je lui ai dit. »Normalement, avec une réplique comme celle-là, on tombe 14 000 feuillets comme qui rigole. Là, rien. Et quand une Christine aux pommettes bogdanoffiennes a sorti la meilleure de la soirée — « Croyez-le ou pas, j’ai 55 ans » —, croyez-le ou pas, on a bâillé.

    La polémique Cohen-Taddeï

    Ah ça, c’est bon. Une polémique. Deux animateurs du service public de la radiotélédiffusion française, Patrick Cohen et Frédéric Taddeï, qui s’empoignent en direct au point que l’un devient tout rouge (ah pardon, c’est juste que Patrick Cohen revient de décrocher son premier flocon au ski), là, y a du matos. Car, pour résumer l’importante affaire, Cohen a apostrophé Taddeï l’accusant d’inviter « des cerveaux malades » dans Ce soir (ou jamais !). A savoir des Marc-Edouard Nabe, des Tariq Ramadan, des Dieudonné, des Alain Soral. Là-dessus, voilà que Daniel Schneidermann,lundi dans Libération, a mis de la harissa sur la plaie ouverte, évoquant la« liste » établie par Cohen. Cohen, Taddeï, Schneidermann... Et le Dr Garriberts, on le bâillonne ? On lui refuse sa liberté d’expression ? En somme, on le censure ? On en était là, tout vibrants d’indignation, prêts à cracher notre crucial avis à la face du monde, hurler que oui certes Patrick Cohen, mais que bon Frédéric Taddeï quand même, et que je vous ai laissé parler et que mais monsieur je ne vous ai pas interrompu et puis soudain : pff.

     


    Page 1 sur 67