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Interviews Presse
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Interview : Mes disques à moi, par Philippe Manoeuvre

Rock'n Folk - Mai 2010


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Interview Mes disques à moi par Philippe Manoeuvre

Interview Mes disques à moi par Philippe Manoeuvre

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Interview Mes disques à moi par Philippe Manoeuvre

 

Chronic'art - avril 2010

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Dossier - Marc-Édouard Nabe : Le vrai voyou de la littérature

Chronic'art - Avril 2010


Bravo à Chronic'art d'avoir osé jouer avec le feu ! Le tout premier magazine à avoir jamais mis Nabe en couverture balance dans les kiosques l'une des images les plus scandaleusement subversives qui puisse se concevoir d'un écrivain. Cette photo de Nabe mettant le feu au dernier Sollers (Gallimard) contient une concentration de symboles d'une force inouïe. Voilà un acte de terrorisme littéraire, une leçon d'art contemporain. La couverture de Chronic'art circulait déjà sur l'Internet et surtout sous forme d'affiches distribuées au salon du livre et que le milieu s'est bien gardé de mentionner. Et encore, cette couverture incendiaire n'est que la première des secousses telluriques que renferme ce numéro. Le dossier de 12 pages représente un travail remarquable en tous points où le magazine prend date autour de la démarche anti-éditoriale de Nabe : un entretien préparé et intelligent, des analyses pertinentes, de superbes photos pleine page, des encadrés informatifs... Quand la presse fait son boulot de la sorte il convient aussi de le saluer.

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Marc-Édouard nabe : Le vrai voyou de la littérature

Marc-Édouard nabe : Le vrai voyou de la  littérature

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Marc-Edouard Nabe : « Lanzmann a raison » - Le Point - 25 mars 2010

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Marc-Edouard Nabe : « Lanzmann a raison »

Le Point , 25 mars 2010


En prenant le parti, que seuls les idéologues trouveront surprenant, de Claude Lanzmann contre Yannick Haenel, Nabe remet le débat à sa juste place : c'est-à-dire sur le plan littéraire. Yannick Haenel dans cette affaire a tenté de confisquer la littérature de la même manière que Claude Lanzmann confisque la Shoah. Il ne sert à rien de se mettre à l'abri derrière la fiction si on est un faux écrivain. Nabe dans l'Homme qui arrêta d'écrire,  met précisément le doigt sur tout ce qu'il peut y avoir de faux dans l'époque,  dont  Yannick Haenel mis en scène dans un passage cruel pages 273, 274, 275, écrites bien avant l'affaire. Nabe ne pouvait qu'approuver Lanzmann quand il parle de "faux roman". Un vrai roman ne ment pas.

Le Point - 25 mars 2010Le point - 25 mars 2010 -2

Affaire Karski. L'écrivain sulfureux, qui édite lui-même son nouveau roman prend position contre Haenel.

Propos recueillis par Agathe Fourgnaud

Après six ans d'absence, Marc-Édouard Nabe est de retour. Le fils du jazzman Marcel Zanini s'est fait connaitre en 1985 avec un premier livre qui fit scandale, un pamphlet intitulé "Au Régal des Vermines". Invité sur le plateau de Bernard Pivot, le jeune dandy, fan de Céline, s'était montré si violent que Georges-Marc Benamou avait fini par lui décocher un coup de poing. Cet épisode ne devait pas empêcher le protégé de Jean-Edern Hallier et de Philippe Sollers d'entamer une carrière d'écrivain prolixe en publiant 27 livres en vingt ans.
Viré des éditions du Rocher en 2005. Nabe le sulfureux s'est mis, après son épopée irakienne (il s'était rendu à Bagdad pour protester contre la guerre), à éditer des tracts pour continuer à dire avec l'humour limite qui est le sien ce qu'il pense à propos de tout et de tous. Titré "Et Littel niqua Angot", l'un des dazibaos nabiens représentatit un char d'assaut canon dressé vers les fesses d'une femme agenouillée.
Considéré tour à tour comme un écrivain d'extrême-droite puis d'extrême-gauche, Nabe est en réalité un anarchiste qui ne roule que pour lui. Après avoir fait croire qu'il tirait sa révérence au monde des lettres pour se consacrer à sa peinture et à sa musique, le voici qui à 51 ans, revient avec un roman de près de 700 pages, «L'Homme qui arrêta d'écrire», qu'il publie et édite lui-même et qu'on ne peut commander que sur son site marcedouarnabe.com. L'éternel révolté explique: «Ce n'est pas de l'autoédition, mais de l'antiédition, un acte politique révolutionnaire.» Sur l'affaire Karski, il avait forcément son mot à dire.

Le Point: Dans l'affaire Karski, pourquoi soutenez-vous Claude Lanzmann ?
Marc-Edouard Nabe :Claude Lanzmann est mon ennemi idéologique. Il est sioniste alors que je suis antisioniste, il est antipathique et dogmatique. Il a fait de la Shoah sa chose. Si on m'avait dit qu'un jour je le soutiendrais, je ne l'aurais jamais cru ! Et pourtant, concernant l'affaire Karski, Lanzmann a raison. En affirmant que le livre de Yannick Haenel est un "faux roman", le vieux Lanzmann a révélé la supercherie et mis le doigt sur le vrai problème de fond. A travers la question de la falsification historique se pose celle du rapport à la vérité dans la littérature. Jan Karski lui même m'intéresse assez peu, mais je pense, comme Claude Lanzmann, que c'est un peu gros, comme le laisse entendre Haenel, de faire passer les Américains pour les complices de l'extermination des juifs. La vérité, c'est qu'ils s'en foutaient ou qu'ils n'y croyaient pas. Il y a suffisamment de raisons de haïr les Américains pour ne pas en rajouter.

Le Point : Dans un entretien accordé au Point, Jorge Semprun disait que les jeunes romanciers doivent pouvoir s'emparer librement de la mémoire. Qu'en pensez-vous ?
Marc-Edouard Nabe :Semprun a raison: les écrivains ont tous les droits, encore faut-il qu'ils soient de vrais écrivains. Ce n'est pas le cas de Haenel, qui est bidon. Lanzmann a été ulcéré parce que le Karski qui parle dans le livre de Haenel n'est pas crédible. Un bon écrivain a le droit de se tromper et même de commettre des erreurs historiques. Mais pas un mauvais. Yannick Haenel fait partie de ces goys zélés qui veulent en faire plus que les juifs et les historiens pour se voir attribuer des bons points. Il n'est pas un romancier : il tourne autour de la littérature. Il appartient à cette génération de pseudo-écrivains de 30, 40 ans qui n'a rien vécu et confond fiction et mensonge. Ils aiment la littérature, mais ils ne savent pas en faire. Alors ils truquent, ils plagient. Et ils vont jusqu'à ériger le plagiat et la falsification en nouvelles règles de l'art romanesque. Tous ces petits profs dans l'âme incapables de construire un roman se sont mis derrière haenel pour condamner les propos de Lanzmann en disant qu'un faux roman n'existait pas puisque, par essence, un roman était toujours faux. C'est faux ! Dans un vrai roman tout est faux, mais ça devient la vérité. Chaque fois qu'ils sont attaqués, Haenel et sa bande ne savent que citer Lautréamont, Debord ou Nietzche. Une façon de masquer  leur manque de talent. Et si, dans cette affaire, Sollers soutient son poulain aussi mollement, c'est parce qu'il sait au fond de lui que Haenel ne comprend rien à la littérature. Sur le même sujet, dans  Les Bienveillantes, Jonathan Littell a fait un vrai travail de romancier en donnant à voir une réalité crédible. On n'est ni dans le collage ni dans le truquage, mais dans la transposition fantastique de la réalité. Ce que se doit d'être un vrai roman.

 
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PAUVRES CHÉRIS ! : Interview sur l'anti-édition dans La Revue Littéraire (+édito)

mars 2010

Lire également la chronique de L'Homme qui arrêta d'écrire dans le même numéro.

Télécharger le dossier dans son intégralité : icon La revue littéraire - n44 - mars 2010 (7.18 MB)

10032010-larevuelitteraire-n44-01

Sommaire

Edito

Edito

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Pauvres Chéris !

Éditorial de Léo Scheer et Florent Georgesco

Anti-édition & rétropublication

Les nouvelles pratiques rendues possibles par l’Internet ont commencé à modifier en profondeur la chaîne des métiers du livre mais aussi les relations entre les écrivains et le système dans lequel ils travaillent. Si la tendance globale est au rapprochement entre lecteurs et auteurs, les voies qui mènent au court-circuit progressif des divers intermédiaires sont multiples. Deux expérimentations qui se présentent de façon symétrique, l’anti-édition d’une part et la rétropublication d’autre part, illustrent cette variété.
L’anti-édition est une notion et une pratique qui viennent d’être inventées par Marc-Édouard Nabe, premier auteur ayant décidé de se passer de l’ensemble du système pour mettre lui-même ses propres livres à la disposition des lecteurs. Dans l’anti-édition, l’auteur d’un livre le fait imprimer lui-même, gère son stock directement, vend directement à partir d’une plateforme Internet spécifique. Il n’a recours à aucun des mécanismes devenus traditionnels depuis un siècle : la distribution, la diffusion, la librairie.
La rétropublication est un principe mis en œuvre par les Édition Léo Scheer depuis deux ans. Elle permet à des auteurs de mettre en ligne leurs manuscrits bruts sur une plateforme où ils peuvent être téléchargés gratuitement par des lecteurs qui ont ainsi la possibilité de les lire, de les commenter, de les évaluer et, au-delà, de découvrir les diverses nouvelles formes d’écriture apparues dans l’Internet. Ces lecteurs sont aussi bien des professionnels qui décident parfois de les publier dans le circuit traditionnel du livre, de les rétropublier.
Ces deux approches sont symétriques et a priori opposées dans la mesure où la première rompt avec le système de la librairie alors que la seconde fait revenir vers la librairier des textes qui vivent en dehors d’elle. Elles ont en commun un rapprochement entre auteur et lecteur qui permet l’apparition de nouvelles communautés autour du livre, lesquelles peuvent devenir le support de son avenir.

Ce numéro les réunit, en donnant la parole à Marc-Édouard Nabe, qui explique en détail les raisons et les conditions de la rupture fondatrice à l’origine de l’auto-édition de son nouveau roman, L’Homme qui arrêta d’écrire, et en rétropubliant un choix de certains des textes apparus sur la plateforme M@nuscrits, comme La Revue littéraire l’avait fait il y’a un an, au moment où naissait la collection « M@nuscrits », qui compte désormais huit titres.

 


Entretien avec Léo Scheer et Florent Georgesco

(propos recueillis le 10 février 2010)

Léo Scheer : Cher Marc-Édouard Nabe, comment en êtes-vous arrivé à inventer le concept d’anti-édition ?
Marc-Édouard Nabe : D’abord, je suis étonné de voir à quel point le message a été très bien compris. Tout de suite, immédiatement. Sortir de l’édition et non créer une nouvelle maison d’édition. J’aurais pu fonder les Éditions de la Vermine, Zannini et Cie ou bien La M-É-N, mais je ne veux pas tomber dans une imitation d’édition traditionnelle et encore moins avec un côté artisanal, ou bibliophile. On m’a demandé par exemple pourquoi les exemplaires ne sont pas numérotés, pourquoi il n’y a pas de grands papiers – toutes choses que j’adore chez les autres, mais pas là. Moi je voulais cet aspect manufacturé, radical et sans éditeur. Et pourtant ce livre est publié, diffusé et distribué par son auteur : moi.

Florent Georgesco : Vous ne vous substituez pas à l’éditeur, vous l’évacuez, purement et simplement.
M.-É. N. : C’est ça. Je le nie.

L. S. : Il serait intéressant de définir ce nouvel espace en disant tout ce qu’il n’est pas.
M.-É. N. : Oui, il suffit d’entendre les premiers reproches qu’on m’a faits, avant même d’avoir le livre. « Nous aussi on a fait de l’auto-édition. Ce n’est pas le premier à faire de l’auto-édition » et puis « Quel manque de générosité ! Pourquoi il ne publie pas les autres ? ». Des conneries comme ça. Il est évidemment hors de question de publier quiconque d’autre. Je ne suis pas un éditeur. À la rigueur on pourrait dire que je suis un « m’éditeur »…

L. S. : Ni de s’adresser à une maison qui fait de l’auto-édition. Par exemple des maisons comme L’Harmattan…
M.-É. N. : C’est encore autre chose. Ça, ce serait du compte d’auteur. J’ai beaucoup étudié le problème. De Proust jusqu’à ceux qui sortent chez L’Harmattan, il s’agit plutôt d’un autofinancement d’édition pour qu’ils se rassurent sur leur existence d’écrivains.

L. S. : Ce que Proust a proposé à Grasset, à Gallimard aussi, c’était de payer pour qu’ils publient son premier livre.
M.-É. N. : Proust avait compris que l’éditeur ne comprenait rien à la littérature, c’est pour ça qu’il préférait le payer pour qu’il n’intervienne pas et qu’il publie son œuvre. Déjà il ne voulait pas d’obstacle entre lui et le lecteur. Si Grasset lui avait fait plus de problèmes, Proust était prêt à aller voir directement un imprimeur. Il le dit dans une lettre.

 
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Je me fous de ma réputation ! : Interview dans Médias n°22

Automne 2009


Medias n°22 - Couverture

Medias n°22 - Edito

Medias n°22 - Sommaire

Medias n°22 - Sommaire

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Interview dans Prestige pour l'exposition Les Orients de Nabe

Mai 2009


Interview dans Prestige pour l'exposition Les Orients de Nabe - Mai 2009Interview dans Prestige pour l'exposition Les Orients de Nabe - Mai 2009


Né en 1958, Marc-Edouard Nabe est un écrivain français d'origine italo-gréco-turque. La littérature et la musique, tout comme l'art, sont omniprésents dans sa vie. Marc-Edouard Nabe est aussi guitariste de jazz et peintre. Artiste révolté, c'est à l'Office du Tourisme du Liban à Paris qu'il a choisi de présenter sa toute nouvelle exposition qu'il a intitulée Les Orients de Nabe, un Orient omniprésent dans ses écrits et au cœur de son art. Un art profondément humain qui dénonce l'inhumain, c'est-à-dire, le massacre des innocents, la férocité, la barbarie, l'atrocité et surtout la monstruosité du feu de la guerre, de toute guerre, et particulièrement cette guerre qui a meurtri son Orient à lui, cet orient qu'il aime tant et continuera d'aimer par dessus tout. Beyrouth, Gaza, Bagdad, Sud Liban, Cana 1996, Cana 2006 font partie des œuvres phares de l'exposition. Des œuvres qui ne peuvent qu'interpeller tant les Orientaux que les Occidentaux. Au vernissage, 300 personnes étaient présentes dont nombreuses personnalités de la télévision française comme les présentateurs vedettes Jean-Luc Delarue, Frédéric Taddéi, Guillaume Durand ou encore les humoristes Louis Rego, Berroyer et Zanini. Rencontre avec une personnalité artistique talentueuse et insoumise. Marc-Edouard Nabe, cet être aux multiples facettes ne cessera jamais de fasciner et d'émouvoir.
 
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C'est le milieu des lettres qui hait les écrivains : Interview de Nabe dans Le Figaro

22 janvier 2009


nabe_figaro2009

L'auteur d'«Au régal des vermines», lancé au milieu des années 1980 par Jean-Edern Hallier, est un polémiste sans garde-fou… Selon lui, la haine des artistes n'est pas dirigée contre leurs semblables mais contre ceux qui veulent assassiner la littérature.

LE FIGARO. - Vous êtes en train de doubler l'enregistrement de cet entretien avec votre propre magnétophone. Le climat de guerre civile régnant au sein de la république des lettres a fini par vous rendre paranoïaque ?
Marc-Édouard Nabe.- J'ai toujours été parano. Étant donné les raisons que j'ai de l'être, sortir un magnétophone lorsqu'on m'interviewe est un minimum. Car je constate aujourd'hui que vous ne pouvez pas parler de mes dernières productions autrement qu'en les raccrochant à l'actualité d'un autre livre - dont je n'ai rien à faire et vous non plus d'ailleurs - ou d'un autre sujet qui vaguement peut se rapprocher de mes travaux. Il ne viendrait pas à l'idée de la presse traditionnelle de traiter l'un de mes livres ­comme le livre d'un autre, même s'il y est question de jazz et d'Albert Ayler. Dantec vient de ressortir la nouvelle qu'il avait donnée à un recueil collectif sur Albert Ayler, vieux de quinze ans, évidemment inepte, fait par des gens incompétents sur la question précise. Je ne l'ai pas lue, mais j'imagine ce que ça peut être. Eh bien, dans Le Figaro vous allez parler de ce livre.

 


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