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Liste des articles "Ils en parlent"
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    Le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe

    Ils en parlent
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    Laïbi / Rodriguez :  Un gros connard à la rescousse d'un autre.


    Entre deux pleurnichages contre le cohérent Crédit Agricole qui n'a pas envie de travailler avec ce toquard ennemi des " banksters ", le désormais unijambiste Laïbi fourgue comme il peut les petits exemplaires de son "livre" La faillite du monde moderne où cet ancien idolâtre de Nabe montre une fois de plus sa stupidité doublée d'une absence totale et risible d'humour.

    Salim Laibi - La Faillite du monde moderneSalim Laibi - La Faillite du monde moderneSalim Laibi - La Faillite du monde moderne

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    Je me souviens encore d'un moment de ce genre, assez ubuesque, avec l'écrivain Marc-Édouard Nabe. Je lui parlais, entre autres, du témoignage important de William Rodriguez, survivant de l'effondrement et héros national vu le nombre de personnes qu'il a sauvées à ce jour. Rodriguez a réalisé des conférences dans le monde entier dans lesquelles il parlait de son vécu dans les sous-sols de la tour nord. Sans entrer dans le détail, il parle d'explosions très fortes dans les sous-sols bien avant l'impact des avions 5témoignages concordant avec tant d'autres et disponibles sur le net). Monsieur Nabe n'aura d'autre argument à opposer à ce précieux témoin oculaire que de le traiter de gros connard ! Argument léger, outrageant, hors-jeu mais hélas proféré. C'est à se couper une jambe d'ineptie et d'arrogance !

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    David Alliot - Madame Céline - 2012


    David Alliot - Madame Céline - 2012David Alliot - Madame Céline - 2012

    François Gibault

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    Marc-Édouard Nabe et Marcel Zanini lui ont donné quelques fois des petits concerts de Jazz.
    (...)

     
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    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - Tombeau de l'humour et de la guerre - 2012


    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

    Pacôme Thiellement - Tous les chevaliers sauvages - 2012

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    C'est au printemps 1959 que Louis Pauwels interviewe Louis-Ferdinand Céline pour la télévision française. Dans les bruits de chiens et d'oiseaux, sous les pas des danseuses qui répètent au premier étage, le journaliste pose à l'écrivain la question « impossible » par excellence :
    – Louis-Ferdinand Céline, croyez-vous à l'amour ?
    – Si on prend la vie comme une chose très amusante, répond Céline, eh bien, évidemment, en avant pour l'amour, alors ! Avec toute sa vulgarité. Mais par exemple, je n'aime pas ce qui est commun, n'est-ce pas, ce qui est vulgaire. Je veux dire qu'une prison est une chose distinguée parce que l'homme y souffre, n'est-ce pas, tandis que la fête à Neuilly est une chose très vulgaire parce que l'homme s'y réjouit. C'est ainsi, la condition humaine.
    En Indochine, Georges Bernier ne fait pas que manger des morceaux d'homme. Chose très amusante, il vit également sa première histoire d'« amour » avec une paysanne nommée N'Guyen-Ty. Concentrant la violence au point d'apparaître comme un élixir d'acidité, Hara-Kiri sera jaune comme le Japon dont il tira son nom et son image, le petit Nippon se faisant seppuku, mais il sera également jaune comme celle que Choron appellera l'« amour de sa vie » : la Vietnamienne N'Guyen-Ty. Marc-Edouard Nabe retranscrit un long et bouleversant monologue choronien sur N'Guyen-Ty dans le premier tome de son journal intime, Nabe's Dream :

     
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    Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l'apocalypse - 2011


    Frédéric Beigbeder vient de sortir son Premier bilan apres l’apocalypse. Ce n’est pas un recueil de textes sur ses auteurs préférés, ni sur les livres préférés de ces auteurs comme il le présente partout. Première escroquerie : ce livre est un recueil d'articles déjà parus dans la presse (voir celui sur Nabe dans Voici, mais aussi quelques exemples ici, ou ), ce qui explique pourquoi certains s’étonnent qu’il ait choisi tel livre d'un auteur plutôt qu’un autre, comme par exemple, Passion Fixe de Sollers, ou Plateforme de Houellebecq, et bien sûr Nabe. Evidemment il a tout à fait le droit de publier un tel recueil comme l'ont déjà fait Besson ou Nabe, mais encore faut-il le présenter comme tel ! D’ailleurs, le pauvre Beigbeder est toujours obligé de rendre des comptes sur son choix de livres, et s'il y a bien un article qui ne passe pas, c’est celui sur Nabe dont il doit systématiquement se justifier, comme dans cette chronique de Catherine Millet, cette interview radio de Bouvard, celle de Frédéric Bonnaud, ou encore l’incroyable sortie inaugurale d’Alexis Lacroix dans l’emission d’Isabelle Giordano, Les Affranchis (tu parles d’affranchis !). Alexis Lacroix n’avait pourtant pas l’air si hostile à Nabe quand Michel Field lui fit plutôt bien critiquer Alain Zannini en 2002 sur Paris Premiere, lui qui depuis est devenu le larbin modérateur des débats de La Règle du jeu... En matière de recyclage, Beigbeder a même été jusqu'à copier la présentation de ses chroniques dans Voici : une biographie qui suit la critique du livre. C’est l’occasion pour lui de dire tout le bien qu’il pense des auteurs choisis et dans de plus rares cas, tout le mal. Nabe hérite ainsi d’une des seules notices biographiques négatives, ce qui n'a pas échappé à l'excellent Jérôme Dupuis. On ne va pas s’amuser à la décortiquer, mais si Beigbeder pense que Nabe n’est plus bon à rien depuis l’an 2000 (comme par hasard depuis le moment où ils ne se fréquentent plus, ce dont Beigbeder continue de souffrir, comme on peut le voir dans Paris Match et Transfuge), pourquoi donc avait t'il écrit un article élogieux sur Alain Zannini (2002) ? Faut-il que sa souffrance soit aigüe pour prendre le risque de balayer Une Lueur d'espoir (à laquelle il a consacré une émission entière !), Alain Zannini, Printemps de feu, J'enfonce le clou, les tracts, Le 27e livre, et enfin L'Homme qui arrêta d'écrire... Drôle de sous-Jean-Edern Hallier...
    La seconde escroquerie, c'est
    sa défense soutenant la pitoyable démarche protectionniste et corporatiste de Jean-Marc Roberts : défense de la librairie et du livre papier. Ça ne nous échappe pas qu’il s’agit d’une attaque d'un Beigbeder qui ne comprenant rien, confond le compte d’auteur et l’anti-edition... Qui est-il pour défendre à ce point le livre papier, lui qui laisse sortir des livres à la confection de merde, et qui touche des droits d’auteur sur ses livres vendus au format numérique, pour lesquels il a signé à son éditeur le droit de les publier ainsi ? On passera sur la copie du terme « Making Of » titrant sa préface déjà utilisé pour L’Affaire Zannini... Le plus drôle est que cette préface qui fustige le numérique sera dans un an disponible, en numérique bien sûr, via Apple, Amazon et la Fnac...
    Une liste de 100 livres préférés... a priori, rien à voir avec Nabe... quoique... il y a 100 ans déjà, John Cowper Powys publiait déjà un livre sur ses 100 livres préférés... avec une préface défendant la subjectivité de son choix et de son classement par ordre de préférence... Quel destin plus triste que d’avoir voulu être Marc-Édouard Nabe et de finir en sous-Éric Neuhoff ?

    Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l'apocalypse - 2011

    Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l'apocalypse - 2011

    Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l'apocalypse - 2011

    Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l'apocalypse - 2011

    Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l'apocalypse - 2011

    Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l'apocalypse - 2011

    Numéro 53 : « Journal » de Marc-Edouard Nabe (1983-1990)

    Lundi 27 mars 2000. Il fait froid et j'ai sommeil en me réveillant. Chloë a attrapé une otite. Je lis l'interview de Caroline Barclay par Patrick Besson au début de Voici : parfait, les questions sont plus longues que les réponses comme tous les lundis. J'ai reçu le journal de Nabe ce matin : il fait 1300 pages. Qu'est-ce qu'ils ont tous à publier des livres gigantesques ? Assayas, Zagdanski, et maintenant Nabe. Mais c'est Proust qui a commencé. Je feuillette Kamikaze, le quatrième tome de la vie de Nabe (1988-1990). L'existence de ce garçon est aussi chiante que la mienne. Il quitte sa femme, puis revient, il en aime une autre, puis la quitte, et soudain sa femme attend un enfant. Il regarde la télé, lit les journaux, déjeune avec des cons, s'engueule avec des amis, part à Istanbul, écoute des disques. A la fin sa femme accouche, alors il pleure de rage et s'évanouit de joie.
    Mardi 28 mars 2000. Hier soir j'ai mal défendu le journal de Nabe à la télé : Viviant a dit que personne n'allait lire ça et j'aurais dû lui rétorquer qu'il prenait son cas pour une généralité. Tant pis, je décide de mettre Viviant sur la même page que Nabe dans mon livre, ça lui fera les pieds. Chloë n'a plus de fièvre. Delphine et moi en profitons pour sortir dîner chez Claudio (Le Monteverdi, rue Guisarde, à Paris). Nous nous saoulons de chianti classico. Avant de m'endormir, je replonge dans le journal de Nabe, captivant comme un sitcom brésilien. Jour après jour, j'entre dans sa vie, je me fâche avec Sollers et Hallier, j'écris des papiers dans l'Idiot international, je discute avec Albert Algoud et Arletty, Jackie Berroyer et Lucette Destouches, j'insulte des gens, j'en admire d'autres. Je m'endors intelligent.
    Mercredi 29 mars 2000. Enfin du soleil : Chloë m'a mis le doigt dans l'œil pour me réveiller. Je poursuis ma lecture de Kamikaze. Amusant : tous les titres du journal de Nabe sont écrits dans des langues différents. Tome 1 : Nabe's dream (anglais). Tome 2 : Tohu-Bohu (français). Tome 3 : Inch Allah (arabe). Tome 4 : Kamikaze (japonais). Ce type est bel et bien cinglé. Je repasse à la télé ce soir mais cette fois personne ne pourra me contredire quand je clamerai que Marc-Edouard Nabe est un fou génial. Je recopie une de ses phrases : « Mon cœur se retourne dans sa poitrine comme un mort dans sa tombe.»
    Jeudi 30 mars 2000. Les journées se suivent et se ressemblent. Delphine part travailler, Chloë ressemble à un coquillage. Je lis toujours Kamikaze et vous devriez tous faire comme moi. Lire les aventures ordinaires d'un « personnage émotif et cruel ». Tout d'un coup, je réalise quelque chose : puisque Nabe recopie dans son journal tous les articles qui parlent de lui, cela veut dire que celui-ci figurera dans son tome 9 (1998-2000) ! Ainsi mon journal squattera dans le sien ! Je suis fier de m'incruster dans une pareille entreprise gloutonne et titanesque.
    Vendredi 31 mars 2000. « Plus on connaîtra ma vie dans les moindres détails, plus je serai libre. » Marc-Edouard Nabe est l'autobiographe le plus courageux du monde car il publie tout de son vivant, sans rien corriger, en laissant les vrais noms. Personne n'a jamais fait ça. Il se fout à poil en public, court tous les risques. Kamikaze aurait pu s'intituler Dans la peau de John-Edouard Nabe; c'est l'ultime strip-tease mental, la « presse people » de la littérature, une véritable drogue dure. Chloë ne pleure plus, Delphine non plus. C'est bien d'avoir deux femmes chez soi.
    (Note de 2011 : malheureusement, Nabe a cessé de tenir son journal intime en 1990, Kamikaze en fut le dernier tome. Depuis, je ne vis plus avec Delphine, et Nabe publie ses livres à compte d'auteur.)
     
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    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011


    Nous serons moins sévères que Patrick Besson pour signaler à Emmanuel Carrère quelques oublis. C’est un travail correct de pseudo-biographe romancier, qui, s’il récupère un peu de la mauvaise réputation de Limonov, ne peut que lui faire du bien. Mais pour les lecteurs attentifs de Nabe et connaisseurs de notre site, son livre ne nous apprend rien de bien particulier... Quoi qu'il en soit, Carrère a l’honneteté de faire son coming out de bien-pensant médiocre des années 80 qui n’a pris conscience que récemment qu’il était du mauvais coté de la barricade. Quant à la relation Nabe/Limonov, elle est esquissée dans un article de Laurent Binet paru dans Marianne, et nous la complétons ici grâce à Kamikaze et des articles de L'Idiot. Nous y voyons pour notre part la raison principale de la fracture entre Edward et le milieu littéraire parisien en 1989.
    Enfin, voici un article publié en Russie que nous avions déjà traduit en 2010, où le national bolchévique donneur de leçons Limonov montre son affectueuse méconnaissance du travail de Nabe depuis qu’ils ne se sont pas vus (1990).

    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011Emmanuel Carrère - Limonov - 2011

    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011

    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011

    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011

    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011

    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011

    Emmanuel Carrère - Limonov - 2011

    [...]
    On était contre tout ce qui est pour, pour tout ce qui est contre, avec pour seul credo : nous sommes des écrivains, pas des journalistes ; nos opinions, ne parlons pas des faits, comptent moins que notre talent pour les exprimer. Le style contre les idées : vieille antienne qui remonte à Barrès, à Céline, et trouvait son chantre idéal en Marc-Édouard Nabe, affreux jojo en chef de L'Idiot, capable d'exiger et d'obtenir le titre : « L'abbé Pierre est une ordure » – mais on trouve toujours plus vicieux que soi et Nabe, qui avait un jour écrit un article ultraviolent sur Serge Gainsbourg, a très mal pris qu'Hallier le republie, sans son accord et en le déclarant « infâme », le lendemain de la mort du chanteur.
    [...]
    Ainsi Édouard a-t-il commencé à écrire en français et à venir aux réunions du comité de rédaction de L'Idiot, qui se tenaient dans le grand appartement du patron, place des Vosges. On commençait à la vodka à dix heures du matin, on finissait à l'aube. Quand la faim se faisait sentir, Louisa, la gouvernante de Jean-Édern, cuisinait des macaronis. En plus de ceux qui faisaient effectivement les huit pages hebdomadaires de L'Idiot, les gens les plus divers passaient, s'incrustaient, se querellaient et, au lieu de les calmer, le maître de maison, ravi, envenimait leurs querelles : c'était sa joie, et le carburant de son journal. La première fois qu'Édouard est venu, il y avait Patrick Besson, Marc-Édouard Nabe, Philippe Sollers, Jacques Vergès. On attendait Le Pen, finalement c'est le syndicaliste Henri Krasucki qui est venu, et Sollers s'est mis au piano pour chanter L'Internationale. Gabriel Matzneff s'est déclaré enchanté de lire, à côté de l'article où lui-même tressait des couronnes à « Michel Gorbatcheff » – comme il tenait à orthographier son nom –, celui où Limonov réclamait pour le même Gorbatchev la cour martiale, puis douze balles dans la peau. Matzneff, conforme à sa légende, a poussé l'élégance jusqu'à féliciter son jeune confrère pour ses progrès en français.
    [...]

     
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