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    1995

    Marcel Bataillard critique Lucette dans Tendance Papl'art - décembre 1995

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    Marcel Bataillard critique Lucette dans Tendance Papl'art - décembre 1995

    Marcel Bataillard critique Lucette dans Tendance Papl'art - décembre 1995

    LE MARI, LA FEMME ET SON ROMAN.

    Almanzor ! Ça sonne ! Une invitation au voyage. On a envie immédiatement de sortir cartes et compas. Et elle en a de beaux compas, Lucette Almanzor, professeur de danse à Meudon. Elle fut la danseuse de Céline, ce qui suffit en soi à remettre en cause cette expression réductrice. Marc-Edouard Nabe est un passionné du docteur Destouches qui rêvait d'aller "pénétrer le saint des saints" à Meudon. C'est ainsi que toute l'histoire a commencé et que le roman débute. Venu là pour évoquer l'homme de lettres, Nabe a eu un coup de coeur pour sa femme. Et il l'a écrit.
    "Lucette" - le roman - est d'ailleurs conçu en partie selon une technique chère à Louis-Ferdinand, mêlant dans un style vivant la fiction à une base réelle, sans que la frontière soit nettement visible. En faisant mine de ne pas s'en apercevoir. Tout en étant criant de vérité.
    Du coup on a adressé des reproches à Nabe, sur la forme. Le dernier carré des céliniens, dont il est fortement question dans le livre, l'accusant de déformer le fond, de faire preuve de mauvaise foi, de méchanceté. Il est amusant de noter que les mêmes critiques avaient été adressées en leur temps à l'auteur du "voyage au bout de la nuit"... Comme on connaît mal ses saints...
    Cependant "Lucette" n'est pas un livre sur Céline, comme son titre l'indique. C'est un livre sur Elle, sur Stévenin qui veut "filmer" Céline et qui va voir Lucette, sur Nabe qui est allé voir Stévenin pour rencontrer Lucette, sur les virées et les soirées de Stévenin et Nabe avec Lucette, sur Lucette qui se souvient du retour à Nice avec Céline en 1951 et sur Lucette qui, aujourd'hui, à Meudon, vit. Tous les chemins mènent à Lucette.
    Il y a de quoi. Elle a charmé Nabe, qui ne jure que par le Jazz, au point de le faire avoir des mots avec Halliday, je veux dire au point de le faire écrire sur "Johnny à Bercy"! Pensez-vous qu'elle l'a eu au charme ? Lucette le dit dans la préface : Nabe danse sur les sentiments. C'est son style.
    Il est temps pour vous de rencontrer Lucette et Nabe.
    "Lucette" est paru il y a un an. A l'époque, fait unique dans l'histoire de la NRF, le célèbre bandeau rouge et promotionnel a été systématiquement ôté du bouquin par les libraires, FNAC, Hune... Le nom de Nabe est-il maudit ?* Nabe est-il la réincarnation d'Erostrate, qui pour avoir incendié un temple fut condamné à ce que son nom ne soit plus prononcé par quiconque... ? Et qui figure aujourd'hui en bonne place dans tous les dictionnaires de noms... propres. Il est grand temps pour vous de découvrir "Lucette".

    Marcel Bataillard

    "Lucette" roman de Marc-Edouard Nabe, nrf- Gallimard, 342 pages, le prix, je ne sais pas, c'est un cadeau.

    * Pour plus de détails sur les accrochages entre Nabe et ses contemporains, lire "Nabe's dream", "Tohu-bohu", ou le troisième volet du journal intime à paraître aux alentours de mars, le tout aux Editions du Rocher.

     

    Info Matin cite Nabe dans un portrait de Thierry Ardisson - 03 novembre 1995

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    Info Matin cite Nabe dans un portrait de Thierry Ardisson - 3 novembre 1995

    Info Matin cite Nabe dans un portrait de Thierry Ardisson - 03 novembre 1995

    Ardisson se noie dans les années Bains-Douches

    Dans "Paris dernière, il joue les hommes invisibles. Pour M6, il produit un "Flashback" sur les années 80 présenté par Laurent Boyer.
    "Je n'ai pas terminé ma reconstruction narcissique" déclarait-il pompeusement lors d'une séance d'autopromotion sur Paris Première. Avec le ton un peu mièvre des repentis, Thierry Ardisson confessait alors à Paul Amar qu'il "n'éprouvait plus aucun désir de se montrer". Après l'échec des "Niouzes", dont il fut le producteur malheureux, la chaîne câblée parisienne héberge donc aujourd'hui l'ancien jeune loup des années 80. Dans "Paris dernière" diffusée le samedi soir à 22H40, Thierry nous fait rencontrer tous ses chouettes amis des années Bains-Douches : Bambou, Marc-Edouard Nabe, Richard Bohringer, Karl Zéro etc. Tous les survivants sont là, contents de retrouver ce "sacré provocateur". Et s'il joue les hommes invisibles, impossible de se tromper : c'est bien son carnet d'adresses qui a servi au casting. C'est bien son rire sardonique qui entrecoupe les blagues grasses de ses invités. Entre deux verres de vin, ils font défiler ensemble les souvenirs de leurs folles nuits d'ivresse? Avec cet air de dire : "C'était quand même le bon temps' qui voudrait faire regretter, à nous pauvres exclus des soirées VIP, de ne pas avoir été de leur bande de hussards du Paris by Night.

    (...)

    Olivier Wicker

     

    Article de Patrick Besson dans Paris Match pour Lucette - juin 1995

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    Article de Patrick Besson dans Paris Match pour Lucette - juin 1995

    Article de Patrick Besson dans Paris Match pour Lucette - juin 1995

    Quand le culte de Louis-Ferdinand devient celui de Lucette, sa veuve.

    Marc-Edouard Nabe, écrivain provocateur, est un adorateur de Céline. Après être tombé amoureux de son style, il est tombé amoureux de sa femme. Son hommage à Lucette Almanzor est aussi une évocation émouvante du plus scandaleux de nos écrivains.

    Marc-Edouard Nabe, comme Louis-Ferdinand Céline, est un pseudonyme. Les écrivains qui ne portent pas leur vrai nom ont tendance à prendre plus de risques que les autres, et, donc à monter plus haut (ou à descendre beaucoup, beaucoup plus bas). Quand on a un pseudonyme, on est au moins presque sûr que nos erreurs, nos audaces, ou même nos crimes ne rejailliront pas sur notre mère, ni sur notre femme, ni sur notre fille. Céline, extrêmement soucieux de sa respectabilité quand il s'appelle Louis Destouches (brigadier puis maréchal des logis au 12e régiment de cuirassiers, mention bien aux deux baccalauréats, reçu brillamment à ses quatre examens de médecine), la jette aux orties dès qu'il change de nom. Après le succès de "Voyage au bout de la nuit" (1932), il ne lui faudra pas cinq ans avant de se mettre à dos toute la France bien pensant de gauche - c'est-à-dire celle qui édite des livres, des journaux et tient des librairies - en publiant "Mea Culpa", pamphlet anticommuniste, à une époque où, pour la plus grande partie de l'intelligentsia européenne, le communisme est l'avenir du monde. Il aurait dû attendre 1981. Quelques mois plus tard, ce seront les pamphlets antisémites : "Bagatelles pour un massacre", puis, en 1938, "L'école des cadavres". On connaît la suite.

     

    Article sur un festival de Jazz - Nice-Matin - 1995

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    Article sur un festival de Jazz - Nice-Matin - 1995

    Article sur un festival de Jazz - Nice-Matin - 1995

    Un heureux évènement...

    Vingt-quatre heures dans la vie d'un festival. Plein d'émotions dans le Palais... puis au dehors.

    Extraits

    (...)

    Agrémentée par les propos culinaires toujours exquis du tromboniste Claude Gousset, la journée continue avec d'autres arrivants de dernière minute : Marcel Zanini et ses quatre accompagnateurs. Une jolie formation avec le contrebassiste Pierre Maingourd, Gousset (qui fut l'un des premiers proches de Sidney Bechet) et Patrice Autier au piano (racontant sa surprise de découvrir que l'un de ses ex-camarades de classe, Luc Gaurrichon, est devenu producteur du Nice Jazz Festival). Sans oublier le polyvalent Stan Laferrière, batteur "transfuge" du groupe de son père, le temps d'une soirée. Superbe soirée au demeurant, dont l'appellation New-Orleans va se révéler trop restrictive. « Jouer de Thelonious Monk dans un concert de New-Orleans, il faut le faire !», lancera Zanini.
    De fait, c'est d'abord le swing et ses avatars de tous les temps qui entrent au "grand Audi". Gérard Siffert, Francis Guero, Christophe Davot et Gilles Chevaucherie en chantent quelques morceaux de bravoures, et enchantent un public, certes, parfois ressenti comme disons... plutôt discret, mais dont on constatera la réelle satisfaction.

     

    Rencontre avec Nabe pour Lucette - L'Evènement du jeudi - 1995

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    Rencontre avec Nabe pour Lucette - L'Evènement du jeudi - 1995

    Rencontre avec Nabe pour Lucette - L'Evènement du jeudi - 1995

    Nabe, l'abominé

    Ce provocateur-né adore se faire détester. C’est sans doute pourquoi il a choisi de prendre pour héroïne de son nouveau livre, "Lucette", la veuve de Louis-Ferdinand Céline. Rencontre avec l'infréquentable Marc-Edouard Nabe.

    Au salon du livre, Josyane Savigneau, critique littéraire du Monde, avisant Marc-Edouard Nabe qui libertine avec Philippe Sollers sur le stand Gallimard, lui jette au visage une coupe de champagne. "Vous me dégoûtez", lui dit-elle. En effet, les bulles dégouttent sur le costume de l'homme de lettres. Josyane refuse de lire les livres de Marc-Edouard et, cependant, elle a vu juste, avec ce baptême de bulles : "Reims... Epernay... de ces profondeurs pétillantes que plus rien existe..." Télépathie savigneaulesque ? C’est la phrase de clôture du dernier livre écrit par Louis-Ferdinand, qui fut le premier de Céline lu par Marc-Edouard. Rigodon. Nous y reviendrons. En attendant, la bulle est ce pschitt, enfantin, carbonique, spirituel, qui ventile toute l'œuvre de Nabe, ex-lycéen de Plaisir. Depuis que la baffe d'un journaliste énervé par une séquence à "Apostrophes" a fait pivoter le jeune Nabe sur un strapontin littéraire de semi-abominé, ce dernier a écrit quatorze livres. Quatorze livres, ce n'est pas d'un poids plume, et jamais deux identiques : romans, chroniques, journaux intimes, magnum, minces livres, récit de voyage.

     

    Critique de Lucette et interview de François Gibault et Philippe Alméras autour du roman et de Céline - L'évènement du jeudi - 08 juin 1995

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    Critique de Lucette et interview de François Gibault et Philippe Alméras autour du roman et de Céline - L'événement du jeudi - 8 juin 1995

    Critique de Lucette et interview de François Gibault et Philippe Alméras autour du roman et de Céline - L'évènement du jeudi - 08 juin 1995  p.1 Critique de Lucette et interview de François Gibault et Philippe Alméras autour du roman et de Céline - L'évènement du jeudi - 08 juin 1995 p.2

    Céline, celui par qui le scandale persiste...

    On n'en aura sans doute jamais fini avec Céline le scandaleux. A l'heure où Marc-Edouard Nabe publie "Lucette", roman dont l'héroïne est la veuve de l'écrivain, nous avons organisé un débat entre deux éminents "céliniens" qui se sont récemment opposés devant les tribunaux : François Gibault et Philippe Alméras*.

    L'EVENEMENT DU JEUDI : Qu'inspire aux biographes que vous êtes, la vision de Céline par Lucette Destouches que propose Marc-Edouard Nabe dans son dernier ouvrage, Lucette ?

    François GIBAULT : A vrai dire, Lucette Destouches parle moins de Céline que de son mari, puisqu'elle évoque leur vie intime et les rapports qu'elle a eus avec lui. C’est d'abord un cri d'amour. Il s'agit de deux êtres exceptionnels qui ont traversé ensemble des circonstances exceptionnelles. L’homme qui s'en dégage est plein de contradictions. Fragile et très fort. En fait, un humaniste un peu haineux.
    Philippe ALMERAS : Le personnage de Céline qui nous est présenté à travers Lucette, l'acteur Stévenin et Marc-Edouard Nabe n’a que peu de rapport avec le Céline que je connais comme historien, ce qui ne veut pas dire qu'il faut s'en tenir à une vue "historique"... Mais il y a quand même un sérieux décalage entre l'homme "ultra-sensible" du roman, ému jusqu'aux larmes lorsqu'il assiste à une rafle de juifs par les Allemands - au passage, je voudrais bien savoir où et quand Lucette situe cette scène exactement - et celui dont les écrits appelaient à la formation d'un corps d'armée franco-allemand en pleine Occupation.

     

    Critique de Lucette dans La voix de la France - mai 1995

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    Critique de Lucette dans La voix de la France - mai 1995

    Critique de Lucette dans La voix de la France - mai 1995
    Livres en pile, par Gilles Brochard
    Guignol's Nabe

    Dans un roman frénétique, émouvant et drôle, Marc-Edouard Nabe fait revivre Céline à travers sa femme, Lucette Almanzor, que rencontre pour les besoins d'un film, un cinéaste célinien et tendre. une vraie réussite.

    Depuis quelques années, nous le savions, cela démangeait Marc-Edouard Nabe, romancier, essayiste, pamphlétaire, auteur de deux gros volumes de journaux intimes, d'écrire un livre sur Céline, ce crucifié des lettres, cette ombre qui accompagne ses livres depuis Au régal des vermines. Que faire ? Se mettre à pondre une biographie ? Frédéric Vitoux était déjà passé par là. Rédiger un essai coruscant, Dominique de Roux lui aussi avait publié un excellent livre, La mort de Louis-Ferdinand Céline (réédité chez Bourgois) ; pas question donc, de marcher sur ses plates-bandes. Alors, pourquoi ne pas mettre à profit ses rencontres avec Lucette Destouches alias Lucette Almanzor et l'installer dans un roman dont elle serait l'héroïne ? C’est ce qu'il a fait. Caressant le projet d'adapter Nord à l'écran, l'acteur-cinéaste Jean-François Stévenin fait la connaissance de Lucette dans sa maison de Meudon. Une amitié naît entre eux; grâce à ce coup de foudre réciproque, le lecteur plonge la tête la première, non seulement dans l'intimé charmante de Lucette - être la femme d'un grand écrivain a ses servitudes - mais aussi dans l'histoire littéraire.
    Le prétexte de cette rencontre entre le cinéaste et la danseuse nous ouvre bien des horizons. Et l'éclairage que nous donne Nabe sur Céline, tient de l'exploit. Comme le confie Lucette en ouverture du livre : "Tout est vrai comme dans un roman. C’est entre la vie et le rêve. ça me rappelle son portrait de Billie Holiday où on ne voyait pas la femme, on voyait l'âme."
     

    Notes Biblios chronique Lucette - avril 1995

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    Notes Biblios chronique Lucette - avril 1995

    Notes Biblios chronique Lucette - avril 1995

    NABE (Marc-Edouard) Lucette.

    A travers son héros, l'acteur cinéaste Stévenin, qui rêve de réaliser Nord, Marc-Edouard Nabe fait un transfert de l'œuvre-culte de Céline vers la veuve du grand homme, Lucette Almanzor. La danseuse de quatre-vingt ans, pénétrée de sa mémoire, vit en effet dans leur pavillon de Meudon, entourée de ses fidèles et de sa ménagerie. Le héros, aussi amoureux de Lucette qu'habité par l'œuvre de Céline, se mêle aux amicales réunions où ressuscite le passé : amis d'autrefois, anecdotes, évocation du désastreux exode à la fin de la guerre... Des personnages connus sous leur nom ou à peine travestis, traversent la scène, Johnny Halliday ou Roger Knobelspiess. Lucette, primesautière, exquise, sensible, reste au centre d'un récit gonflé d'outrance hagiographique et de beaux sentiments, mais sauvé par l'impertinence et la gaîté du style.
    On ne s'ennuie pas au milieu de ces excentriques et les amateurs de Céline découvriront dans cette tranche de vie privée de nouveaux aspects de l'écrivain.
    (Bonne typographie)


     

    Critique de Lucette par Éric Mazet - Le Bulletin Célinien - avril 1995

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    Critique de Lucette par Éric Mazet - Le Bulletin Célinien - avril 1995

    Un roman confusionniste

    Pris d’admiration pour Lucette Destouches, non pour le souvenir de la jeune danseuse, mais pour la nouvelle vie de Madame Céline, le sympathique acteur Stévenin est invité aux soirées du bas-Meudon, où se réunit la famille des nouveaux amis, emmène Lucette écouter Johnny Hallyday à Bercy ou l’accompagne un week-end à Dieppe. C’est l’occasion d’une série de portraits et du rappel de souvenirs par les uns et les autres, même si on ne sait pas toujours très bien d’où vient la parole. À la recherche d’un producteur pour tirer un film de la trilogie célinienne, Stévenin résume Nord en mangeant du couscous, et la grandiose chronique comicolyrique devient un pauvre scénario de cinéma. Nous sommes embarqués dans un roman de style burlesque où le comique de gestes prime sur la musique intérieure. Qu’importe si la dimension poétique est ravalée au niveau du spectacle, ou si les erreurs de faits biographiques parsèment les fausses confidences. C’est le genre qui veut ça.
    Peu inspiré par le roman – de son propre aveu – comme peu doué pour l’étude sérieuse, M.-E. Nabe a tenté le genre du « faux roman vrai » avec Lucette Destouches comme sujet. Disons-le tout de suite : c’est son moins bon livre. L’abus de néologismes faciles aux sonorités douteuses alourdit la parodie du conte. Des jongleries de bouffon aux images arbitraires succèdent à des clichés de potache en mal d’originalité : « des sourires d’yeux, des penchements de front, des gestes de doigts »… M.-E. Nabe ne parle bien que de lui-même. Ses portraits ne se différencient guère des caricatures de fanzines. Manque de puissance verbale, d’imagination, de moyens littéraires ? Quelle déception ! Ses descriptions de bord de mer, où il cherche à montrer un talent de coloriste, n’ont d’égal ridicule que les affligeantes expositions de ses barbouillis. La vanité maladive de M.-E. Nabe ne recule devant rien. Le livre ajoute peu de chose à la magistrale biographie de François Gibault, ou à l’étude que Pol Vandromme consacra à « Lili ». Ce ne serait pas très grave si M.-E. Nabe ne passait des contorsions verbales aux pires diffamations à l’encontre des céliniens, et s’il n’en arrivait à dénigrer Céline par la bouche de Lucette.

     
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