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    Le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe

    Accueil Sur Nabe Presse 1992
    1992

    Communiqué dans Actuel sur le refus du Prix du Roman Bien - 14 décembre 1992

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    Communiqué dans Actuel sur le refus du Prix du Roman Bien - 14 décembre 1992

    Communiqué : Marc-Édouard Nabe refuse le Prix du Roman Bien 1992

    « C’est avec un immense plaisir que je refuse le Prix du Roman Bien », a déclaré Marc-Edouard Nabe au Travellers Club, le 19 novembre dernier, vers minuit. Averti du résultat au milieu d’une audition de “In the still of the night” de Charlie Parker, le lauréat s’était aussitôt rendu sur les Champs-Élysées, où le jury, composé exclusivement de jeunes journalistes littéraires – M. M. Assayas (Libération), Beigbeder (Globe-hebdo), Carcassonne (Le Point), Lambron (La Règle du Jeu), Neuhoff (Rive Droite), Saccani (Le Figaroscope), Saint-Vincent (Le Quotidien de Paris), Taddeï (Actuel), Tison (Glamour) et Van der Plaetsen (Le Figaro) – venait de couronner son dernier livre, L’âge du Christ (Éd. du Rocher) par sept voix contre trois à Christian Bobin.
    Nabe, très ému d’être primé pour la première fois, mais fidèle à sa sale réputation, a refusé par la même occasion la caisse de whiskey Bushmills (dix ans d’âge) qui accompagnait le prix : « Ceci est mon whiskey, a-t-il dit, buvez-en tous, en mémoire de moi. »

     

    L'album photo secret de Marc-Edouard Nabe - Généreux - 1992

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    L'album photo secret de Marc-Edouard Nabe - Généreux - 1992

    Album photo dans Généreux - 1992 (1.09 MB)

    L'album photo secret de Marc-Edouard Nabe - Généreux - 1992

    L'album photo secret de Marc-Edouard Nabe - Généreux - 1992
    L'album photo secret de Marc-Edouard Nabe - Généreux - 1992

    L'album photo secret de Marc-Edouard Nabe - Généreux - 1992

    L'album de photos secret de Marc-Edouard Nabe.

    Quel dommage que Marc-Edouard Nabe soit vivant : sinon, nous aurions intitulé cette page "l'album posthume de Nabe". Ca ferait culte et ça nous éviterait de nous brouiller avec le futur "Globe Hebdo". Tant pis! Après tout, ce n'est pas de notre faute si Nabe est l'un des meilleurs écrivains vivants, c'est à dire dangereux. En cette rentrée somnolente, il monopolise le terrain avec trois livres* et une exposition de peintures. Cette tête à claques sait tout faire : la preuve, il joue aussi de la guitare. Nous lui avons demandé de nous raconter sa vie (c'est à peu près ce qu'il fait de mieux) mais au lieu de répéter ce qu'il fait déjà dans son journal "Nabe's Dream" (tome 2 à paraître début 93), il a préféré dévoilé ici son album de photos secrètes ! Vous y constaterez que Zanini est vraiment son papa, qu'Hélène est réellement canon et que Marc-Edouard Nabe traverse sans nul doute une période mystique. déjà dans "Rideau", ne s'écriait-il pas : "L'art c'est commet Dieu : le fait qu'il soit mort n'empêche personne d'y croire"? Nabe-okovien, Nabe-uchodonosarien, Nabe joue les nababs à Istanbul. Malheureusement, cette dernière phrase est de Frédéric Beigbeder.

     

    Nabe fait un Blind Test dans Best - 1992

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    Nabe fait un Blind Test dans Best - 1992

    Nabe fait un Blind Test dans Best - 1992

    Nabe fait un Blind Test dans Best - 1992
    MARC-EDOUARD NABE
    Marc-Edouard Nabe, 33 ans, fils prodigue de littérature : six mois après "Rideau", il publie coup sur coup un récit de voyage "Visage de Turcs en Pleurs" (Gallimard), "L'Age du Christ" (Editions du Rocher), et un recueil d'aphorismes "Petits Rien sur Presque Tout". Elevé aux meilleurs des chorus jazz, il charge le rock avec fureur pour mieux offrir une oreille au rap.

    MARCEL ZANINI/MILT BUCKNER
    "Nabe's Dream"
    Mon premier disque. 1976 : j'avais dix-huit ans, et trois mois de guitare. C'est l'un des premières fois où je jouais avec des musiciens : Milt Buckner et Sam Woodyard, un de mes héros. J'étais intimidé, bien sûr. Mais pris en charge par cette rythmique là, on ne peut plus dérailler dans la vie. Comme ça avait toujours été mon rêve de jouer de la guitare " à la Freddie Green", mon père (Marcel Zanini) a appelé ce morceau "Nabe's Dream". C'est pourquoi j'ai repris ce titre pour le premier tome de mon journal intime... Je n'ai pas de mérite à connaître le jazz : j'ai assisté à mon premier concert de Billie Holiday dans le ventre de ma mère. J'ai eu la chance, non seulement d'en écouter, mais aussi de fréquenter des musiciens, très tôt. Ils m'ont appris à vivre sur le temps... Je ne suis pas de ceux qui disent "vive le jazz, il y a encore de grands musiciens aujourd'hui..." Le jazz, pour moi, est mort ! C'est une musique qui a eu son début et sa fin. Mais c'est allé tellement vite, tellement dense. Il va falloir des années pour revenir sur ça.

     

    Article sur Visage de Turc en pleurs dans 7 à Paris - Novembre 1992

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    Article sur Visage de Turc en pleurs dans 7 à Paris - Novembre 1992

    Article sur Visage de Turc en pleurs dans 7 à Paris - Novembre 1992

    Le pitre châtié ou nib de Nabe

    Marc-Edouard Nabe se tire le portrait sous toutes les coutures à Istanbul.

    On avait eu raison de se méfier, après l'hénaurme pensum intitulé Le bonheur, Nabe, l'irrésistible olibrius papyvore, le pitre fielleux, la petite teigne hystérisant tout sur son passage, Nabe se taillait dans notre dos un costume d'écrivain enfin présentable. Assagi, depuis Au régal des vermines !
    Revoilà donc le soi-disant déboulonneur de vieilleries littéraires, le hâbleur cinglant, le vipéral polémiste enragé, planté comme un chou en pleine pétaudière, à Istanbul, en quête de ses racines. Jamais trop pingre sur le chapitre du je, il se tire le portrait sous tous les angles : pénétrant les mosquées comme on s'enfonce dans les moiteurs d'un sexe, courant après l'histoire des sultans, traînant sa frêle constitution dans les hammams regorgeant de mâles patibulaires, quasi copulant avec cette "putain de Sainte-Sophie, l'ovule byzantin fortifiée". Grâces soient rendues à ses digressions - Nabe est bien meilleur essayiste que conteur - ici sur Loti "le haïsseur épidermique", là sur le Maître, Bloy. Nabe a la main lourde sur les citations mais qu'importe, on entre avec lui en totale "suavité". Faisant le faraud : "Je m'emmystique. Ça m'eunuque", il agit comme un excellent stimulateur sensoriel : mais tant va le portrait à la rêverie langoureuse qu'à la fin il s'y assoupit ! Esbaubi, baba (avant d'être déçu), gaga de sa stamboulerie, tout à coup mièvre et "ensuqué", Nabe n'est plus le biscornu qu'on aime, et sa visite guidée se met à dégouliner d'une sentimentalité de guimauve. Tout pour le commentaire contemplatif, avec des articulations on ne peut plus ficelles, et rien, nib de nib, pour le rythme, ce satané rythme qu'il prétend faire s'ébranler. Dieu sait qu'il s'y efforce, pourtant : les trois petits points, l'exclamation cache-misère, les raccourcis pour faire jazz, mots-valises, et néologismes en grumeaux savamment disposés. Il a beau convoquer l'artillerie sous-célinisante, rien à faire, ça ne tourne pas comme les derviches, ça ne lévite pas, rien à voir avec l'idéal de légèreté, de rapidité que lui prête son parrain Sollers. Compte tenu de l'altitude interstellaire à laquelle entend s'élever l'écrivain Nabe, c'est à s'arracher les cheveux de dépit amoureux, non ?

    Patrick Gourvennec
    Visage de Turc en pleurs, de Marc-Edouard Nabe. Gallimard, L'Infini, 224p, 90 F.

     

    Chronique de Visage de Turc en pleurs - Madame Figaro - 15 novembre 1992

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    Chronique de Visage de Turc en pleurs - Madame Figaro - 15 novembre 1992

    Chronique de Visage de Turc en pleurs - Madame Figaro - 15 novembre 1992

    ESSAI
    VISAGE DE TURC EN PLEURS*
    MARC-EDOUARD NABE


    "Dégoûté de l'Occident", Marc-Edouard Nabe est - deux sentiments qui se combattent en lui - à trois heures de Paris, dans la ville phosphorescente et ennuyeuse, Istanbul. Nabe a écrit non seulement un récit de voyage, mais surtout une sorte de fresque baroque, seule façon pour cet excentrique chic, de retrouver une Turquie,qu'il possède dans le sang. Cette drôle de "Tête de Turc" s'est souvenu qu'il avait des racines familiales dans cette Constantinople rebaptisée Istanbul.
    Nabe, profondément chrétien, grand lecteur de Léon Bloy et de Claudel, semble rejoindre sur le Bosphore une foi byzantine enfouie quelque part dans son âme malmenée. Alors, aimantée par cette ville convulsive, où les mosquées sont les derniers refuges du mysticisme et le Grand Bazar, un poème de Gérard de Nerval, Nabe se prend en quelque sorte pour son idole Pierre Loti. "Piyerloti" avait réinventé Istanbul, Nabe y injecte à nouveau un regard littéraire, comme s'il voulait noyer sa joie et sa démesure dans son verre de thé à la menthe...
    Son adieu à la "ville aux mille et une tristesses" achève ce livre joyeusement ténébreux.

    Gilles BROCHAND

    *Editions Gallimard. L’Infini, 224 pages, 90F
     

    Publicité pour Visage de Turc en pleurs - Le Monde des livres, Libération - novembre 1992

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    Publicité pour Visage de Turc en pleurs - Le Monde des livres, Libération - novembre 1992

    Publicité pour Visage de Turc en pleurs - Le Monde des livres, Libération -  novembre 1992

    Marc-Edouard Nabe
    VISAGE DE TURC EN PLEURS

    « C'est une hallucination. Ce sont des racines retrouvées et aussitôt dissoutes. Ce sont des mosquées à la place d'usines, et des danses au lieu de minarets. Bref, c'est Constantinople, Istanbul, le Bosphore, ou plutôt l'invraisemblable capitale de l'arabesque. Bonne occasion pour Nabe d'écrire, à la derviche, ce qui existe de musique sous les apparences. Eh oui, le langage tourne ! Il est fait pour ça. »

    Philippe Sollers

    Rentrée romanesque
    L’INFINI
    GALLIMARD

     

    Article sur l'Âge du Christ dans Le Figaro magazine - 17 octobre 1992

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    Article sur l'Âge du Christ dans Le Figaro magazine - 1992

    Article sur l'Âge du Christ dans Le Figaro magazine - 1992

    Marc-Edouard Nabe : burlesque ou pathétique ?

    A trente-trois ans, l'âge du Christ, Marc-Edouard Nabe décide d'aller faire sa première communion à Jérusalem. C'est un mystique de la trempe de Bloy et de Bernanos. Comme eux, il a le verbe haut, l'adjectif cinglant, pas de mots assez forts contre les marchands du temple moderne. Il déclare fièrement : "Je suis un catholique apostolique romain d'Orient" et se reconnaît trois obsessions : "L'art, l'amour, la religion, dans le désordre." Aussi mêlera-t-il dans un savant tohu-bohu l'apparition de la Vierge à La Salette, Claudel, Artaud, Gandhi et Robert Le Vigan, interprète de Jésus pour le film Golgotha de Julien Duvivier. Il atteindra sa pleine mesure (qui est de démesure) dans une vision hallucinée de la Crucifixion. Moins inspiré que l'Age du Christ, mais remarquable par les éclats d'un langage fougueux, Visage de Turc en Pleurs nous entraine à Istanbul où une partie de la famille de Nabe a vécu et que Loti, un de ses auteurs de prédilection a célébré. Pour la carte postale, on repassera : Sainte-Sophie est "un hall de gare" et la Corne d'Or "une corne d'ordures". D'errances dans la ville d’un hammam à une mosquée naissent des pages burlesques ou pathétiques. Sous la plume de notre voyageur, les choses vues se métamorphosent en un spectacle proche de la parade. Derrière le jeu, la provocation, la faconde parfois soûlante, il y a quelqu'un qui écrit comme il respire, par absolue nécessité. Pour les temps actuels, un phénomène.

    Christian Giudicelli
    Marc-Edouard Nabe : l'Age du Christ, éditions du Rocher, 133p, 89F et Visage de Turc en pleurs, Gallimard, 228 p, 90FPhoto : G.Gastaud

    Légende Photo : Jeu, provocation. Derrière la faconde de Marc-Edouard Nabe, il y a quelq'un qui écrit par nécessité. Un écrivain


    Article sur l'Âge du Christ dans Le Figaro magazine - 17 octobre 1992

     

     

    Article de Jean-Louis Ezine dans Le Nouvel Observateur - 15 octobre 1992

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    Article de Jean-Louis Ezine dans Le Nouvel Observateur - 15 octobre 1992

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    Article de Jean-Louis Ezine dans Le Nouvel Observateur - 15 octobre 1992

    Portrait d'un artiste en Ubu turc - Le cas Nabe

    Il peint, il joue, il se fait des ennemis. Quoi encore ? Ah oui, il écrit. Parfois même trois livres à la fois.

    Ce jeune homme si décrié n'a aucune chance de passer pour un artiste. Avec son nœud papillon, son prince-de-galles et son feutre mou, il a l'air passablement joyeux d'un médecin légiste se rendant au bal annuel de la police. Toujours tiré à quatre épingles, Marc-Edouard Nabe délègue volontiers une certaine idée de lui-même aux rendez-vous que lui propose une existence comblée de tous les bienfaits, ne manquant ni d'ennemis sûrs sachant le maudire avec conviction ni de parrains accablés par ses vilaines audace. " Moins on ressemble à un écrivain, plus ce qu'on écrit est protégé. C'est Raymond Roussel qui m'a révélé ce procédé vicieux. Les jazzmen aussi s'habillent comme des notaires ou des sénateurs. Voyez Max Roach, Charlie Parker, Bud Powell : ce sont les PDG du bop !"

     

    Article sur Visage de Turc en Pleurs - Le Figaro Littéraire - 05 octobre 1992

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    Article sur Visage de Turc en Pleurs - Le Figaro Littéraire - 5 octobre 1992

    Article sur Visage de Turc en Pleurs - Le Figaro Littéraire - 05 octobre 1992

    Marc-Edouard Nabe Tartarin d'Istanbul

    Marc-Edouard Nabe, trente-trois ans, a déjà écrit huit livres. Il en publie trois autres cette semaine et en annonce trente-trois "en chantier" (c'est-à-dire un tous les neufs mois jusqu'en 2014, avec ensuite une douloureuse interruption jusqu'en 2058, date à laquelle il sera (re)découvert à l'occasion du centenaire de sa naissance, célébré par une édition massive de ses inédits, ainsi que par l'émission de timbres-poste à son effigie). Cela peut paraître beaucoup et semblera assurément superflu au lecteur de son Visage de Turc en pleurs. Dans sa production ardemment narcissique, un très swing petit refrain vindicatif pouvait émouvoir les jeunes filles curieuses de sensations fortes mais qui tiennent malgré tout à rentrer à l'heure à la maison. Des livres à lire à la façon dont on écoute de la musique dans les bars, sans y prêter attention ni en être importuné.

     
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