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    Accueil Sur Nabe Presse 1988
    1988

    Siné parle de Nabe dans un article sur le Jazz

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    Siné parle de Nabe dans un article sur le Jazz

    Siné parle de Nabe dans un article sur le Jazz

    JAZZ FAN Siné

    Gonfanonier de l'Ordre de la Grande Gidouille, Régent des Travaux pratiques de Sciences morales et politiques et d'Atrocités comparées, Maurice Sinet, alias Siné - pataphysicien distingué - répond toujours présent lorsqu'il s'agit de parler jazz, salsa ou gospel. Le dessinateur, pilier de Charlie-Hebdo, collabora à Jazz Hot et à Jazz Magazine dans les années soixante. Adepte du franc-parler, il en pince pour Lester Young. Le Strange Fruit de Billie Holiday le fait chialer. Et c'est pas du ciné...

    - Siné et le jazz, ça remonte à quand ?
    "Le "vrai", le "bon" jazz m'est venu à la Libération, j'avais quinze ans, j'habitais près de l'hôpital Lariboisière où étaient soignés des soldats américains; il y avait des bals, le samedi soir, des big bands, j'y ai appris à danser. Ils m'ont mis entre les mains les premiers "V-Discs", des disques souples : Fats Waller, Count Basie, Duke Ellington, que j'écoutais dans ma piaule avec mes potes pendant des heures, on se défonçait à la musique. Je voulais être noir !"
    - Le concert le plus marquant ?
    "Pas d'hésitation, c'est Dizzy, en grand orchestre, en 1948. Éblouissant. Bouleversant et drôle. Personne n'avait jamais vu ça. Tous les amateurs en parlaient. Les anti-bebop semaient le trouble en citant Armstrong : "Dizzy joue comme une seringue !"J’avais dévoré le bouquin du "pape", Hugues Panassié, mais j'ai penché bebop, pour m'opposer aux conservateurs qui nous les brisaient avec leurs vieux trucs."
    - Et votre récente conversion au gospel : surprenant, pour un "bouffeur de curés?"
    "J’ai vraiment découvert le gospel en allant au festival de La Nouvelle-Orléans avec les copains de la revue Soul Bag. Incroyable, cette chaleur, cette communion. A croire que les chanteurs ont un pétard dans le derrière; j'ai gueulé "Alléluia" avec eux; J'aime le swing à l'état pur qui te fait lever ton cul de ta chaise. Un Bill Evans ne me branche pas trop. Mais j'ai déjà fait deux cent kilomètres pour écouter Eddy Louiss. Eddy et sa fanfare !"
    - Jazz et dessin ?
    "Très difficile de faire passer la musique par le trait. J’ai réalisé quelques pochettes et des dessins qui étaient plutôt des illustrations de titres : Stormy Weather, le type sous la pluie ; ou des histoires de blues : le mec qui rentre chez lui et découvre sa femme avec un travelo. Un écrivain comme Marc-Edouard Nabe, en revanche, est exceptionnel. Quand il écrit sur Billie Holiday, on a l'impression d'entendre la voix de Billie. Emouvant."

    Propos recueillis par Christophe Driancourt
     

    Publicité pour Le Bonheur dans Le Monde faisant état des critiques - avril 1988

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    Publicité pour Le Bonheur dans Le Monde faisant état des critiques - avril 1988

    Publicité pour Le Bonheur dans Le Monde faisant état des critiques - avril 1988

    LE BONHEUR ET LA CRITIQUE FACE A FACE
    MARC-EDOUARD NABE

    "C’est un gros roman d'amour, bavard, plein de digression, de fulgurance, d'érudition, de drôlerie. S’il fallait lui chercher un parrainage ce serait le Cohen de Belle du Seigneur."
    Eric NEUHOFF, 20 ANS

    "... Il y a là un délire, une richesse, une couleur tout orientale, aménagée aux couleurs de notre époque et digne du grand Cohen. Une somptueuse dérive colorée, baroque, comique, et pour dire quoi ? Que nous ne vivons plus de toc... et de mensonges immédiats et que les imbéciles analphabètes sont dorénavant nos rois"
    Françoise XENAKIS, L'EXPRESS PARIS

    "L'ensemble est parfois bavard, mais au moins, ça nous change des petits fascicules-prospectus que sont bon nombre de premiers romans. Nabe, le nabab. Romancier doublé d'un moraliste, à la fois tendre et insolent, il est en haut de l'affiche de ce début d'année;"
    Jean-Pierre FILY, PLAY-BOY
     

    Eric Neuhoff parle du Bonheur dans 20 Ans - février 1988

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    Eric Neuhoff parle du Bonheur dans 20 Ans - février 1988

    Eric Neuhoff parle du Bonheur dans 20 Ans - février 1988

    Dans Le Bonheur (Denoël), il y a un accident de la route, un marabout, une star du muet, un numéro de cirque, l'apparition d'un paon dans une basse cour (très fellinien, comme scène), des 78 tours de Fernandel, l'oreille de Van Gogh dans un bocal de formol, le tournage de La Recherche du temps perdu. A boire et à manger, quoi. C'est le premier roman de Marc-Edouard Nabe. Dans cette histoire de peintre chargé d'une commande, l'auteur du scandaleux Au régal des vermines s'est un peu calmé. C'est un gros roman d'amour, bavard, plein de digressions, de fulgurances, d'érudition, de drôlerie. S'il fallait lui chercher un parrainage, ce serait le Cohen de Belle du Seigneur.

    Eric Neuhoff

     

    Chronique du Bonheur par Jean-Edern Hallier - Le Figaro Magazine - 23 janvier 1988

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    Chronique du Bonheur par Jean-Edern Hallier - Le Figaro Magazine - 23 janvier 1988

    Chronique du Bonheur par Jean-Edern Hallier - Le Figaro Magazine - 23 janvier 1988

    Nabe : il manque le chant profond

    Le Bonheur de Marc Edouard Nabe

    Sans doute attendais-je trop de Marc Edouard Nabe. Il y a de belles pages, notamment sur la peinture, Picasso, le Carré Noir de Malevitch et l'esprit Montparno. C'est bien moins mauvais que la critique, qui met au pinacle des navets, ne le dit ça et là : il y a des fusées, et une vraie gaieté des mots, signe d'un véritable artiste. La musique est là, mais il manque le chant profond, le Canto Grosso. La nécessité romanesque essentielle en est absente, celle qui ne vient qu'avec la maturité et que seules vous donnent la dimension humaine de l'expérience et la descente dans la vie intime. Nabe a un bel instrument de style. C'est un Stradivarius, mais hélas sans partition ! Il lui manque la générosité, la compassion des profondeurs, et probablement qu'on ne l'ait pas un peu plus laissé au coin après ses frasques. Cette fois-ci, il risque d'être puni plus longtemps, mais, au fond, pour s'être trop vite assagi, avoir voulu ostensiblement se faire récupérer : ce n'est qu'un assez bon roman parmi d'autres, pas un coup de maître. La déception que ressent chacun est à la mesure de l'attente. Courage, Nabe !

    JEAN-EDERN HALLIER
    (Denoël, 506 p, 130 F)

     

    Article sur Le Bonheur dans Le Point n°1990 - Jacques-Pierre Amette - janvier 1988

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    Article sur Le Bonheur dans Le Point n°1990 - Jacques-Pierre Amette - janvier 1988

    Article sur Le Bonheur dans Le Point n°1990 - Jacques-Pierre Amette - janvier 1988

    L'imposteur de talent

    Il court, il court, M.-E. Nabe, après un vrai livre. Un bavardage époustouflant.
    "Le bonheur", de Marc-Edouard Nabe (Denoël, 506 pages)

    Un critique littéraire regarde parfois les romans neufs avec des yeux de père. Il voudrait que ces volumes sortis des imprimeries du Cher ou de l'Orne soient beaux, gais, aériens, profonds, vainqueurs du métier d'écrire et de ses lassitudes. On voudrait découvrir un Modiano dans chaque paquet postal. Et on découvre un Nabe. Tant pis.
    Ce jeune homme au sourire étroit vient d'écrire, à 28 ans, un énorme volume ébouriffé. On est d'abord séduit, saisi par cette fête des mots, un tourbillon esthétique et coloré, une espèce de bavardage vertigineux, enfantin, increvable.On finit par apercevoir une histoire au bout d'une centaine de pages. Un jeune peintre, Andréa de Bocumar, doit contribuer à l'élaboration d'une grande fresque allégorique, commande d'Etat, censée représenter "le bonheur". Assistant d'un maître d'œuvre appelé Z..., Bocumar descend sur la Côte d'Azur en compagnie de sa fiancée, Athénée. Le but est de gagner l'Italie, patrie de la peinture et des vrais esthètes, parmi lesquels l'auteur se range avec insistance. Mais le roman fait une embardée. Andréa visite le Marseille de son enfance, puis le "Rocher Suchard" de Monaco, revient à Paris après avoir frôlé la mort dans un accident de voiture.

     

    Article sur Le Bonheur par Patrick Grainville - 11 janvier 1988

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    Article sur Le Bonheur par Patrick Grainville - 11 janvier 1988

    Article sur Le Bonheur par Patrick Grainville - 11 janvier 1988

    Nabe : scintillante ébriété

    Le Bonheur par Marc-Edouard Nabe, Denoël, 130F

    LE BONHEUR c'est Guignol's Band, une féerie célino-cubiste, une défonce de Cendrars, un transsibérien soufflé dans les airs comme une volée de deltaplanes Nabe a fignolé, enfiévré sa fantasque odyssée, et c'est le pied. Tel est le sujet d'ailleurs, puisque le héros, Andréa de Bocumar - excusez du peu ! - entraîne sa fiancée Athénée, asperge brune et magicienne, dans une balade via l'Italie, pour peindre deux pieds de Fra Angelico ! Ces orteils doivent figurer dans une œuvre composite intitulée Le Bonheur, synthèse toc de l'art de la démagogicratie excrémentielle avancée.
    Une quête donc comme chez les grands. Mais pour tout Graal : une paire de panards peints par le démiurge florentin. Notre couple n'ira jamais en Italie, détourné, kidnappé par les digressions de Nabe, des crochets incessants, des échappées de maillot jaune overdosé. L'intrigue, Nabe la balance par les fenêtres un soir de roulette russe et de lune rousse.

     

    Programmes télé signalant l'apparition de Nabe à Apostrophes pour Le Bonheur - janvier 1988

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    Programmes télé signalant l'apparition de Nabe à Apostrophes pour Le Bonheur - janvier 1988

    1988.01 - Programme tele Pivot Bonheur

    A2 – 21h30 Apostrophes

    Marc-Edouard Nabe
    Le Bonheur
    Denoël

    Ecrivain original, auteur de "Au régal des vermines", "Zig-Zag", "Chacun mes gouts", "L'âme de Billie Holiday", Marc-Edouard Nabe propose, avec "Le bonheur", un roman picaresque et foisonnant aux multiples références culturelles. Assistant d'un peintre officiel qui a reçu commande d'une fresque allégorique représentant le bonheur, André de Bocumar, chargé d'y exécuter des pieds en lévitation, part, avec sa compagne Athénée, pour l'Italie, afin de retrouver la tradition des maîtres du Quattrocento. Il n'y parviendra jamais, malgré un périple riche en péripéties et rencontres extravagantes.

    Légende de photo : Nabe, auteur (heureux?) du "Bonheur".


    Programmes télé signalant l'apparition de Nabe à Apostrophes pour Le Bonheur - janvier 1988

    A2 - 21.30 Apostrophes

    Emission de Bernard Pivot avec la collaboration d'Anne-Marie Bourgnon et Renée Bernard. Réalisation : Jean-Luc Léridon

    Les livres du mois

    Marc-Edouard Nabe : "Le bonheur" (Denoël). Dans ce nouveau roman, Marc-Edouard Nabe qui fit scandale sur le plateau d'"Apostrophes", avec "Au régal des vermines", nous narre l'aventure de "Z", peintre officiel qui a reçu commande d'une fresque allégorique représentant le bonheur. Il confie à l'un de ses assistants, Andréa de Bocumar, le soin d'exécuter le travail en lévitation. Il part avec sa compagne Athénée pour l'Italie afin de retrouver la tradition des maîtres du Quattrocento. Il n'arrivera jamais à bon port et terminera son voyage en Camargue et notamment à Arles. Cet ouvrage picaresque et foisonnant sera lu aves autant de plaisir par ceux qui aiment les romans d'action que par ceux qui apprécient les multiplies références culturelles.

     

     

     

     

     



     

     

    Playboy parle du Bonheur - janvier 1988

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    Playboy parle du Bonheur - janvier 1988

    Playboy parle du Bonheur - janvier 1998

    NABE, LE BONHEUR : BONHEUR D'ECRIRE, BONHEUR DE LIRE.

    Le Bonheur, par Marc-Edouard Nabe

    Son nom est déjà sur toutes les lèvres. avant même d'avoir écrit ce vaste premier roman, Nabe avait dérangé le traintrain littéraire avec ses essais. On l'a vu à la télévision, avec ses réparties incisives, on commençait même à se méfier un peu de ce jeune homme qui avait réponse à tout. Et puis, il nous donne ce pavé de 500 pages où il explose dans un bonheur total d'écriture. Bonheur, oui. C’est d'ailleurs le sujet du livre.
    Andréa, le personnage principal, est un des assistants de Z..., peintre officiel qui a reçu commande d'une fresque représentant le Bonheur. Andréa doit peindre des pieds en lévitation. Pour corser son inspiration, il part pour l'Italie. Il n'y arrivera jamais. A Marseille, sa ville d'enfance, l'appel des souvenirs est trop fort. Et c'est finalement là le sujet de ce long roman symphonique. Andréa avait besoin de crever l'abcès de nostalgie.
    Nabe se sert du roman pour non donner sa vision du monde. Le sujet, dans le fond, n'est qu'un prétexte à ses lubies, ses phobies et ses mégalomanies.
    L'ensemble est parfois bavard, mais au moins, ça nous change des petits fascicules-prospectus que sont bon nombre de premiers romans. Nabe, le nabab. Romancier doublé d'un moraliste, à la fois tendre et insolent, il est en haut de l'affiche de ce début d'année. (Denoël, 508p, 130 F)

    Jean-Paul Filly

     

    Article sur Le Bonheur - L'évènement du jeudi - 07 janvier 1988

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    Article sur Le Bonheur - L'événement du jeudi - 7 janvier 1988

    Article sur Le Bonheur - L'évènement du jeudi - 07 janvier 1988

    Le dernier Nabe... barbe
    "APOSTROPHES" A2, 21h30


    Nul n'est tenu à l'impossible. Voici donc, en préliminaire, la trame narrative du Bonheur, le nouveau roman de Marc-Edouard Nabe : "Z., peintre officiel, a reçu une commande d'une fresque allégorique représentant le Bonheur. Andréa de Bocumar, l'un de ses nombreux assistants, est chargé d'y exécuter des pieds en lévitation. Avec sa compagne Athénée, il part pour l'Italie afin d'y retrouver la tradition des maîtres du quattrocento. Il n'y parviendra jamais. Arrivé à Marseille, il retrouve sa famille et, avec elle, les lieux de son enfance. L’irruption des souvenirs, la mort d'une grand-mère, des rencontres multiples et des conflits amoureux détourneront le couple vers Arles et d'autres lieux..." Etonnant, non ! En tout cas, vous faites là l'économie de deux bonnes journées d'ennui, que vous pourrez consacrer avec profit à un tournoi de squash ou à un pique-nique emmitouflé dans la forêt de Sénart. Quant à l'auteur, qui s'ingénie à se façonner une trombine inspirée de potard cacochyme (ce qui lui vaut d'être régulièrement giflé [1]), voilà ce qu'en écrit son directeur littéraire (ou sa cousine de Lons-le-Saunier) : "Marc-Edouard Nabe, écrivain le plus doué de sa génération, donne ici son premier roman. A l'heure où l'on prophétise le déclin de la France et de sa littérature, le surgissement de Marc-Edouard Nabe est un événement."