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    Taddéi parle de son admiration pour Nabe dans Chronic'Art - mars 2013

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    Taddéi parle de son admiration pour Nabe dans Chronic'Art - mars 2013Taddéi parle de son admiration pour Nabe dans Chronic'Art - mars 2013

    Voilà sept ans que le dandy autodidacte du PAF orchestre sur France 3 l'émission Ce soir ou jamais. A partir du 8 mars, ce talk-show traitant de l'actualité à travers le prisme de la culture sera diffusé sur France 2. Promo ou casse-pipe ? Chronic'art a rencontré Frédéric Taddéï, un animateur à la fois lucide et tête brulée, pressé de relever le défi... ou bien de passer à autre chose.

    (...)
    Cet homme de défis ne s'aventure finalement pas sur des terrains où il ne serait pas le meilleur. Il se dit « écrivain raté » mais avoue n'avoir jamais soumis son manuscrit à personne d'autre qu'à lui-même, écrasé par l'admiration qu'il a pour certains écrivains, comme Marc-Edouard Nabe : « J'ai pensé que je n'étais pas à la hauteur de ce que Nabe écrivait et qu'il n'était donc pas la peine que je m'y mette. » « L'homme qui ne commença pas à écrire » possède pourtant une telle confiance en lui qu'il a su s'imposer auprès des patrons de chaînes.
    (...)

    Par Florence Alcaide Villenueva / Photo : Matthieu Zazzo - Ce soir ou jamais sur France 2

     

    Patrick Besson évoque l'actualité de Nabe dans le Point - 21 mars 2013

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    Le Point - 21 mars 2013Le Point - 21 mars 2013

    Frédéric Taddeï a changé de chaîne

    Un taxi G7 stoppe devant l'entrée B de la Maison de la radio, le jeudi 7 mars 2013. On dirait le début d'un roman d'anticipation publié en J'ai lu dans les années 80. Je me demande si le passager estLaurent Joffrin, invité à s'expliquer sur France Inter, ou Alexandre Adler, venu analyser France Culture. C'est Frédéric Taddeï, mon vieux copain de L'Idiot international, qui va raconter, au journal de France Info, son récent passage de France 3 à France 2. Tout un tralala pour entrer dans le bâtiment : hôtesse qui ne retrouve pas le nom de Frédéric et portes qui ne s'ouvrent pas. Le terrorisme a installé un terrorisme plus grand : la sécurité. Après avoir enregistré l'émission littéraire de Philippe Vallet, je retrouve par hasard Frédéric à l'entrée B, devenue pour l'occasion la sortie B.

    Depuis combien de temps n'avons-nous pas eu une vraie conversation ? Sur Europe 1, entre l'interview et la contemplation de sa sublime soeur, nous n'échangeons que des piques légères destinées à nous prouver que nous sommes français et en bonne santé, lui le Toscan mégalomane et moi le Balkanique schizophrène. On s'installe aux Ondes, le café où ont pris un café tous les gens qui sont passés à la radio ou à la télé pendant cinquante ans. Reporters de guerre et journalistes de presse. Éditeurs flamboyants, romanciers flambés. Professeurs chagrins, députés hagards. Intellectuels aux ordres du pouvoir économique pour cause de besoin d'argent, bien décrits par Charles Maurras dans L'avenir de l'intelligence. "Je ne lis pas Maurras", dit Frédéric.

    On s'assoit en terrasse, malgré le froid. La pneumonie sera bientôt la première cause de mortalité chez les fumeurs, loin devant le cancer. Le Zebra a l'air fermé. J'y avais interviewé Beigbeder en août 2000 pour Voici. Un autre ancien de L'Idiot. Le monde est plein d'anciens de L'Idiot. C'est peut-être pour ça qu'il est idiot. Je dis à Frédéric que je viens de lire Le poète russe préfère les grands nègres, réédité par Flammarion, et Le petit salaud, reparu chez Albin Michel, de l'ex-Idiot Limonov. "Je ne lis pas Limonov." Ni Maurras ni Limonov. Que lit-il ? Pas mon dernier roman, puisqu'il n'a pas l'air au courant de sa parution. Après réflexion : "Ah oui, je crois que je l'ai reçu. "Puta madre", c'est ça ?" Mais moi, je pardonne tout aux anciens de L'Idiot. Comme aux anciens spahis. Il y en a certes moins.

    Ce que Frédéric aime dans la télévision, c'est l'impact. Toucher plein de gens. Il reçoit des centaines de réactions sur Internet après chacune de ses émissions alors que nul ne lui parle de ses interviews fleuves dans le mensuel masculin GQ. Je lui dis que je ne sais pas à quoi ressemble une personne qui réagit sur Internet : je n'en connais pas. J'ai quelques copines qui tweetent mais aucune n'admettrait qu'elle follow. "Bernard Pivot tweete sans arrêt", dit Frédéric, avant d'ajouter, rêveur : "Je suis désormais sur la même chaîne et le même créneau horaire qu'Apostrophes." Garcin qui rêvait d'être Bastide et Taddeï, Pivot : ont réussi tous les deux. Ça doit être ce qui leur donne cet air reposé, eux qui bossent sans arrêt. Autres sujets abordés : la nouvelle Maserati de Frédéric, Marc-Édouard Nabe installé à Aix- en-Provence pour écrire son prochain livre qui sera en vente sur Internet, Claire Nebout aux sports d'hiver, Stéphane Hessel révélé au public dans Ce soir (ou jamais !) bien avant son best-sellerIndignez-vous !, les vêtements chers qui s'usent plus vite qu'avant, la crise économique des civilisations.

     

     

    La liste de Patrick Cohen - Par Daniel Schneidermann - Libération, 17 mars 2013

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    La liste de Patrick Cohen

    La liste de Patrick Cohen

    Eh bien, c’est dit. Il existe une liste noire d’invités sur France Inter. C’est l’animateur de la Matinale, Patrick Cohen, qui a benoîtement mangé le morceau. Cela se passe au micro de l’émission C’est à vous(France 5). Chroniqueur de cette émission, Patrick Cohen reçoit son collègue Frédéric Taddéï, animateur de Ce soir ou jamais, qui vient d’être transférée de France 3 à France 2. Et Cohen ne va pas le rater, Taddéï. A présent qu’il est passé sur France 2, chaîne amiral, Taddéï continuera-t-il d’inviter les maudits, comme il le faisait à l’abri de la (relative) confidentialité de France 3 ? «Vous invitez des gens que l’on n’entend pas ailleurs, mais aussi des gens que les autres médias n’ont pas forcément envie d’entendre, que vous êtes le seul à inviter.»Et Cohen cite quatre noms : Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe.

    Un théologien, un humoriste, un publiciste inclassable, un écrivain : voici la liste des proscrits, des interdits, des bannis, dressée pour la première fois, tranquillement, sur un plateau de télé convivial et sympathique. Instant de vérité. Deux quinquas se font face, deux animateurs professionnels, au sommet de leur carrière, que tout pourrait réunir, et dont on réalise en une seconde tout ce qui les sépare. Cohen : «Moi, j’ai pas envie d’inviter Tariq Ramadan.»Taddéï : «Libre à vous. Pour moi, y a pas de liste noire, des gens que je refuse a priori d’inviter parce que je ne les aime pas. Le service public, c’est pas à moi.» «On a une responsabilité. Par exemple de ne pas propager les thèses complotistes, de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. S’il y a des gens qui pensent que les chambres à gaz n’ont pas existé.» «Qui ?» «Kassovitz sur le 11 Septembre.» «Si je dis "j’ai des doutes sur le fait que Lee Harvey Oswald ait été le seul tireur de l’assassinat de Kennedy à Dallas", vous m’arrêtez ?»«Evidemment pas.» «Quelle différence ? Tout ce qui n’est pas défendu est autorisé. Je m’interdis de censurer qui que ce soit, à partir du moment où il respecte la loi.»

    Même si la liste Cohen mélange tout (quoi de commun entre les quatre ? Et pourquoi Kassovitz ne figurait-il pas dans la liste initiale ?) chacun en entend bien le point commun : les quatre proscrits, sous une forme ou une autre, ont dit des choses désagréables sur les juifs, Israël, ou le sionisme.

    Mais soudain, Taddéï renvoie la balle. «Vous voulez que je vous fasse la liste des ministres condamnés, y compris pour racisme, que vous avez reçus dans votre émission de radio ?» «Y en a pas beaucoup.»Taddéï ne prononce pas le nom de Hortefeux, mais là aussi tout le monde a entendu pointer son nez l’éternelle concurrence victimaire : il est légitime d’être désagréable aux Arabes, mais pas aux juifs. Qu’on s’entende bien : c’est parfaitement le droit de Cohen, de ne pas inviter Ramadan, Soral, Nabe ou Dieudonné. Aucun cahier des charges du service public ne l’oblige à le faire. On a le droit d’estimer que Dieudonné n’est pas drôle, ou que Nabe n’est pas un grand écrivain. Cohen serait parfaitement fondé à dire «j’estime qu’il existe des théologiens plus pertinents, des humoristes plus drôles». Manchettes, sujets, invités : être journaliste, c’est choisir, trier, hiérarchiser. Mais aucune raison d’en faire une question de principe, et de proclamer que même la baïonnette dans les reins, on n’invitera pas Bidule. En reprochant à Taddéï d’inviter les proscrits, Cohen dit en fait «ce n’est pas parce que je ne les juge pas intéressants, que je leur barre l’accès au micro de France Inter. C’est parce qu’ils ont contrevenu à un dogme».

    Se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif. Aujourd’hui, les dissidents n’ont plus besoin de Cohen et de ses homologues, pour trouver un écho sur Internet. Avant, il était possible de décider qui étaient les «cerveaux malades», et de les condamner pour crime de pensée, comme dans 1984. Mais aujourd’hui, pour un animateur en vue, déclarer qu’il n’invitera pas Bidule, c’est hisser Bidule sur le piédestal de victime de la censure. Le pré carré audiovisuel, s’il veut rester un lieu crédible de débat d’idées, n’a donc plus d’autre choix que de s’ouvrir aux paroles jadis bannies, quitte à leur opposer une contradiction vigoureuse et argumentée, ou à les prendre à leur propre piège de la dialectique. Et de s’en donner les moyens.

     

    Enfin ! Un ami de Marcela Iacub crache le morceau - le Point - 14 mars 2013

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    A la fin de l’excellente enquête d’Emilie Lanez sur l’imposture Iacub, on découvrira, par l’entremise d’un ami anonyme, comment la calculatrice a procédé pour programmer son livre. L’hypothèse qu’il s’agisse d’un sous-Enculé formaté pour séduire les bourgeois du milieu journalistico-médiatique (Joffrin, Garcin, Taddeï…) se confirme. A suivre…
    «(…) quant elle vit que le livre de Marc-Edouard Nabe "L'Enculé", consacré à DSK, ne provoqua aucun remous judiciaire, elle se dit que tous les feux étaient au vert » (troisième page de l'article, dernier paragraphe)

    Enfin ! Un ami de Marcela Iacub crache le morceau - le Point - 14 mars 2013Enfin ! Un ami de Marcela Iacub crache le morceau - le Point - 14 mars 2013

    Enfin ! Un ami de Marcela Iacub crache le morceau - le Point - 14 mars 2013

    Enfin ! Un ami de Marcela Iacub crache le morceau - le Point - 14 mars 2013

    Iacub-DSK, les coulisses d'un livre scandale

    (...)
    En 2006, elle écrit, chez Fayard, « Une journée dans la vie de Lionel Jospin ». La construction est identique. Transformer un personnage existant en un être de fiction, auquel l'auteure prête ses aventureuses pensées. Dudocu-drama littéraire. « Le livre passa inaperçu. Et quand elle vit que le livre de Marc-Edouard Nabe, "L'Enculé", consacré à DSK, ne provoqua aucun remous judiciaire, elle se dit que tous les feux étaient au vert », analyse là encore un ami. Fictionniser un amant véridique et s'en prendre à DSK paraît en cet hiver 2013 peu risqué... « Ce n'est pas un livre de combat, c'est un livre d'amour », conclut, mystérieux, Jean-Marc Roberts. Pauvre amour, que de folies commises en ton nom... Enfin, Paris sera soulagé d'apprendre que Marcela Iacub a toujours porté des turbans, des bibis, des chapeaux. « Elle n'aime pas ses cheveux », dit une amie. Et n'a pas à cacher ses oreilles, indemnes de toute morsure. Contrairement à ce qu'elle écrit.

     

     

    Résultat : Marcela Iacub fait remonter les ventes de L'Enculé

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    Ni Jérôme Dupuis (L'Express), ni Jérôme Béglé (Le Point), ni Zineb Dryef (Rue 89), ni Sébastien Le Fol (Le Figaro), ni Philippe Tesson (Le Point), ni Philippe Lançon (Libération), ni Sylvain Bourmeau (Libération) ni Jérôme Garcin (Le Nouvel Obs), ni Nelly Kaprielian (Les Inrocks), ni Christine Angot (Et Littell niqua Angot ), ni Virginie Despentes (Prix Renaudot 2011), ni Marc Weitzmann (Le Monde), ni Arnaud Viviant (Le Monde.fr),  ni Philippe Sollers (Le Point.fr), tous pourtant concernés à titres divers par son auteur et par son livre, n'a eu l'idée de citer dans ses tartines pour ou contre Marcela Iacub, le premier roman sur DSK publié par Marc-Edouard Nabe en octobre 2011.
    Loin de nous l'envie de les traiter tous d'enculés, mais il est amusant de remarquer que le seul qui n'ait pas "oublié " le roman de Nabe est un certain Didier Arnaud (Libération du 27 février), totalement inconnu à ce bataillon de nabiens et d'antinabiens notoires.
    Bravo, M. Arnaud. Sauf que vous vous trompez: les ventes de Belle et bête ne sont prêtes à faire "palir d'envie" un Nabe qui, contrairement à la pauvre Madame Iacub, ne touche pas 1,30 euro par exemplaire de son livre autoédité mais non condamné... Ô ironie du sort, même sans être cité par ses "amis" et ses ennemis, L' Enculé a vu ses ventes augmenter depuis la terrible affaire.

    Libération - 27 février 2013

    « Belle et Bête », bel et bien en haut de la pile

    (...)

    Les premières ventes réalisées ont déjà de quoi faire pâlir d'envie des auteurs qui se sont auparavant attaqués au « sujet » DSK. Ainsi Marc-Édouard Nabe, en octobre 2011, avait opté pour un titre choc, avec son Enculé, roman auto-édité de 250 pages qui met en scène DSK, et revisite toute l'affaire avec « une liberté de ton et un mauvais goût qui risquent d'en faire hurler certains », selon bibli-Obs.com.

    Didier Arnaud

     

    Django privé de Nabe - Franck Bergerot sauve l'honneur

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    Dans le dernier numéro de Jazzman, l'excellent Franck Bergerot signe un papier très technique sur les guitares de Django Reinhardt et n'oublie pas de citer le Nuage de Nabe au passage. Ça mérite d'être signalé car ce n'est pas le cas de son collègue Vincent Bessières, commissaire de l'exposition à la Villette, et coordinateur de tout un tas de manifestations, événements, publications diverses sur le géant manouche. Arriver à djangologiser ainsi l'automne sans jamais faire état des écrits et des peintures de Nabe sur le personnage, tient de l'exploit, en tous cas d'une volonté de désinformer pour le moins scandaleuse.

    Jazzman - Novembre 2012

    Jazzman - Novembre 2012

    [...]
    La dynamique et le burinage rythmique du timbre préludent au Monk de Bag's Groove, aux nappes sonores de Coltrane, aux rugissements hendrixiens. Marc-Édouard Nabe entend même, dans les trémolos de Django, les roulements d'Art Blakey.
    [...]

    -Nuage , Marc-Édouard Nabe (essai poétique), Le Dilettante.
    [...]

    Django par Nabe, 2007

    Django vu par Nabe, 2007.

     

     

    Fabrice Gaignault critique la réédition folio de Lucette - Lire - octobre 2012

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    Fabrice Gaignault critique la réédition folio de Lucette - Lire - octobre 2012Fabrice Gaignault critique la réédition folio de Lucette - Lire - octobre 2012

    La chronique de Fabrice Gaignault : Les livres de poche

    Paris-Versailles-Meudon, premières classes

    (...)
    Meudon. Toujours l'Ouest Parisien, mais un peu moins spacieux. Le Pavillon de Céline où j'atterris un dimanche printanier, emmené par Angelo Rinaldi qui voulait me présenter Lucette Destouches. Elle ne faisait plus de pointes mais savait merveilleusement faire danser les feux follets de sa mémoire. J'avais eu le droit à un grand numero sur « Louis », Arletty, Le Vigan... Marc-Edouard Nabe, desormais Nabe tout court en hommage à l'écrivain, raconte tout cela, et mille autres choses. Son récit excité est une vraie pièce de théâtre où s'entrechoquent vivants et morts conviés tous ensemble au grand bal célinien, où l'excès, la démesure, la tragédie-comédie de la vie se donnent la main pour ce vibrionnant ballet de mots sans musique (mais avec tout le reste).

    Lucette par Nabe, 426 p., Folio, 7,50 €

    Fabrice Gaignault

     

    Bruno de Cessole vient à la rescousse des "néo-fachos" du Nouvel Obs - Valeurs Actuelles - 27 septembre 2012

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    Bruno de Cessole vient à la rescousse des "néo-fachos" du Nouvel Obs - Valeurs Actuelles - 27 septembre 2012Bruno de Cessole vient à la rescousse des "néo-fachos" du Nouvel Obs - Valeurs Actuelles - 27 septembre 2012

    Orwell, au secours !

    Bruno de CessoleLes néofachos et leurs amis. Provocant, le titre s’étalait en couverture du Nouvel Observateur la semaine dernière, annonçant un dossier croustilleux à souhait, propre à faire frémir des lecteurs ne demandant qu’à croire qu’est toujours fécond « le ventre qui accoucha de la Bête immonde ».

    Sur la première double du dossier, une galerie de têtes coupées ou à couper : Patrick Buisson, Gilbert Collard, Élisabeth Lévy, Éric Zemmour, Robert Ménard, Renaud Camus, Richard Millet et Alain Soral. Au fil du dossier, fourre-tout aussi cocasse que le catalogue de La Redoute, surgissent, comme des lapins du chapeau d’un prestidigitateur, d’autres noms de factieux, d’Ivan Rioufol à Paul-Marie Coûteaux, de Denis Tillinac à Marc-Édouard Nabe, de Jean Raspail à Alain de Benoist, rassemblés selon des critères à la pertinence surréaliste.

    Quoi de commun entre ces journalistes, écrivains ou politiciens, aux origines, aux personnalités, aux parcours et aux écrits si dissemblables ? À en croire l’auteur de l’article, cette « nébuleuse brune » (sic), nouvelle « extrême droite populiste », communierait dans « l’obsession de la sauvegarde d’une identité française, blanche et chrétienne », menacée par l’immigration extra-européenne et la montée de l’islam. Ces individus « de seconde zone » n’auraient pas d’influence (nous voilà rassurés !) s’ils n’étaient toutefois relayés par des intellectuels égarés (Alain Finkielkraut ?) et de puissants relais médiatiques, télés et radios ( ? ) ou journaux, au nombre desquels figurent nommément le Figaro et Valeurs actuelles, taxés de complicité ou de connivence avec cette galaxie “identitaire”, passible d’une nouvelle “loi des suspects”. Recyclé périodiquement depuis le libelle de Daniel Lindenberg,Enquête sur les nouveaux réactionnaires, paru en 2002, ce vieux fonds de commerce “moisi” ou “nauséabond”, pour reprendre les deux adjectifs habituels dans ce type d’article, relève de la critique lapidaire que lui avait alors adressée Pierre-André Taguieff : « Cette multitude bariolée offerte à la détestation publique n’illustre en aucune manière une catégorie définie, ni même définissable. » N’importe, le dessein est bien le même : à défaut d’arguments, jeter le discrédit, frapper d’infamie, grâce à la “reductio ad Hitlerum”, une prétendue conjuration d’extrémistes qui ne rêveraient que de réitérer la geste de Charles Martel sinon de Mussolini.

    Serait-on “néofasciste” pour ne pas partager la vision du monde irénique des apôtres de l’“empire du Bien” ? ou estimer que, le modèle d’intégration républicain et laïc de notre beau pays ne fonctionnant plus, l’immigration incontrôlée, le multiculturalisme et le communautarisme posent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent ? Apparemment, oui, auquel cas on serait “néofasciste” comme M. Jourdain faisait de la prose. Il ne nous viendrait pas à l’idée de traiter nos estimés confrères d’“idiots utiles” ou de complices d’un néostalinisme “rampant”. Pourtant, hélas, certains procédés mis en œuvre ou relayés par leurs soins évoquent bel et bien cette “police de la pensée” à l’œuvre dans l’univers totalitaire de 1984. Aux « matons de Panurge », comme les appelait joliment Philippe Muray, qui dénoncent avec des cris d’orfraie des “néofascistes” fantasmés, pourrait-on modestement suggérer de tenir la bride courte à leur vocabulaire de guerre civile, et de s’imprégner de cette « common decency » qu’Orwell regrettait de rencontrer si rarement chez les intellectuels et certains journalistes ?

    Bruno de Cessole

    Photo © Patrick Iafrate

     

    Le nouvel obs cite Nabe parmi les "néos-fachos" - 20 septembre 2012

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    Le nouvel obs cite Nabe parmi les "néos-fachos" - 20 septembre 2012Le nouvel obs cite Nabe parmi les "néos-fachos" - 20 septembre 2012Le nouvel obs cite Nabe parmi les "néos-fachos" - 20 septembre 2012Le nouvel obs cite Nabe parmi les "néos-fachos" - 20 septembre 2012


    Les nouveaux fachos et leurs amis

    ENQUETE - L'affaire Millet a révélé une nébuleuse brune d'écrivains, intellectuels et journalistes, qui communient dans l'obsession d'une identité française "blanche et chrétienne" et le rejet des immigrés.

    Ce n’est pas un parti, pas même un réseau organisé. Plutôt une nébuleuse, une sorte d’amicale brune, reflet de l’air du temps. Cette toile d’araignée compte ses références, ses adeptes, et ses cautions, simples sympathisants, soucieux de défendre une "liberté d’expression" prétendument menacée.

    Au cœur de cette galaxie informe : une poignée d’écrivains maudits, qui s’érigent en ultimes défenseurs d’une identité française, chrétienne et blanche, menacée au premier chef par les ravages du "métissage" et "l’invasion des musulmans" (Renaud Camus, Richard Millet, etc.) ou, pour une autre branche, par l’éternelle mainmise du "capital apatride" à la solde "des sionistes" et de "Washington" (Alain Soral, Marc-Edouard Nabe, etc.).

    "Police de la pensée"

    Ces écrivains de seconde zone n’auraient pas grande influence s’ils ne disposaient de porte-voix. Quelques intellectuels égarés, "idiots utiles" d’une cause perdue, qui, à force de vitupérer "l’antiracisme", ce "communisme du XXIe siècle", selon Alain Finkielkraut, en viennent à cautionner l’intolérable. Et des relais médiatiques plus puissants qui prennent leur défense de télé en radio contre les milices d’une introuvable "police de la pensée". Le tout, des élucubrations élitistes de Millet aux saillies poujadistes d’un Robert Ménard, esquisse les contours d’une galaxie informelle, reflet du mal-être d’un petit morceau de France plongé dans la mondialisation.
    (...)

    Renaud Dély

     


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